Si vous aussi, vous êtes tombé dans la gestion de votre performance, cet article va vous plaire.
Tout le monde ne tracke pas encore son sommeil. Montre connectée, Oura ring ou bracelet Whoop, la mesure de la performance est progressivement entrée dans mon cercle d’amis, surtout les entrepreneurs.
A chaque fois que j’ai ces discussions, on parle alimentation, sport et sommeil, et je suis fasciné par l’oubli quasi-systématique de l’importance du sommier et du matelas !
Importance du sommeil sur la performance
Ce n’est un secret ni pour vous ni pour moi : on bosse mieux quand on a bien dormi. Et depuis que j’ai quitté le monde du CDI, je suis à la recherche des meilleures techniques pour s’endormir plus vite.
Je me rappelle mes nuits courtes en prépa, où le matin n’était qu’un brouillard épais à cause des nuits agitées.
Désormais papa, je paie les frais de chaque nuit entrecoupée par la maladie ou les cauchemars de ma fille : je suis moins concentré sur mes textes quand j’ai moins bien dormi.
Cette importance du sommeil sur le fonctionnement du cerveau est d’ailleurs bien étudiée et documentée, et ce n’est pas un hasard si on « casse » les prisonniers en les privant de sommeil.
Livres sur le sommeil pour mieux dormir
En découvrant ce livre, je me suis interrogé sur le titre. Vraiment. Pourquoi nous dormons, du Dr Matthew Walker. Ça me paraissait naturel. Comme les animaux, non ? Le soleil est levé, tu te lèves. Le soleil se couche, tu vas dormir.
Puis j’ai rencontré en 2011-2012 des personnes qui travaillaient déjà sur l’optimisation du sommeil, en faisant des micro-siestes de 20 minutes à intervalles réguliers, pour éviter les 6 ou 7 heures de sommeil d’affilée, la nuit.
Je ne connais pas une seule personne qui a tenu ce rythme après les expérimentations. Oui, les navigateurs du Vendée Globe, les urgentistes et les soldats au front, mais nous ?
Les vertus du sommeil sont prouvées : repos, réparation, mémorisation. L’humanité a toujours dormi, et non, je ne pense pas que le sommeil soit une maladie (certains biohackers de la Silicon Valley me font vraiment peur.)
Les hacks pour mieux dormir
Au fil des ans, j’ai cherché toutes les manières de mieux dormir. De reposer mon cerveau en surchauffe (j’ai toujours mille idées, mille projets sur le feu.)
Si je pouvais ne pas dormir, pour créer ou regarder des films, lire des livres, je sacrifierais volontiers mon sommeil. Mais j’ai compris son importance centrale dans ma performance quotidienne.
Bien sûr, j’ai plongé dans la méditation dès 2016. A l’époque, j’utilisais beaucoup HeadSpace.
J’ai installé des humidificateurs, des ventilateurs pendant les canicules de 2019 à Paris (j’écrivais pour le Cooler Dyson à cette époque).
J’ai eu la chance de travailler sur de chouettes projets édito avec VELUX, ce qui m’a permis d’en apprendre encore plus sur la circulation de l’air dans une maison.
Je fais aussi attention à mes doses de café, que j’essaie de ne pas prendre trop tard l’après-midi. Et à mon repas du soir, pris avant 20 heures.
Parmi les dernières améliorations apportées par ma femme pour la qualité de notre sommeil, vous pouvez aussi ajouter les taies d’oreiller en soie et la petite brume relaxante, un pschiit pschitt (bio naturel vegan, évidemment) censé nous aider à nous détendre avant de dormir.
Mais tout le monde oublie l’essentiel : le sommier et le matelas !
Ma configuration idéale pour bien dormir : matelas 200×200 et…
Quand on est jeune, on est romantique. On est matrixé par Hollywood et les comédies romantiques : dormir, quand on est amoureux, ça se fait à deux ! C’est la fusion, le réconfort.
Et puis quand on commence à vieillir, le corps change. Même Brad Pitt, icône glamour s’il en est, a récemment fait des blagues sur le sujet, sur le nombre de fois où il se lève pendant la nuit.
La nuit, certains bougent beaucoup. D’autres ont les mâchoires serrées et grincent des dents. D’autres se mettent à ronfler. (J’écris d’autres pour que vous ne suspectiez pas ma femme d’avoir tous ces défauts !)
En prépa, dans mon lit une place, c’était une vraie galère d’être à deux (avantage-inconvénient, je vous laisse visualiser). Dans mon premier appartement étudiant de 14m², un 200*200 ne rentrait pas. Il aurait pris toute la place.
Mais depuis que j’ai goûté à ce luxe presque absolu, les matelas 160*200 ou même 180*200 me frustrent !
Si j’étais seul à prendre les décisions dans mon couple, on ferait chambre à part. Ou au moins matelas à part ! Les Scandinaves font ça très bien, et même dans la maison de mes grands-parents en Alsace, je me souviens des chambres adultes avec deux lits, et chacun ses couvertures.
Le sommier 200X200, c’est le bon compromis : chacun a son espace pour vivre la nuit (je suis persuadé que certains vivent vraiment la nuit, tant ils bougent). Tediber propose par exemple un sommier 200*200 à moins de 300€.
Le plus dur, au fond, c’est d’avoir l’espace et le passage pour faire rentrer le sommier. Quand c’est un bi-bloc (deux blocs de 100*200), c’est assez facile. Quand vous optez pour un sommier 200*200 monobloc, mieux vaut tester avant, si vous ne voulez pas vous retrouver comme Ross dans l’escalier…
Dernière info : je viens de voir une super interview d’Andrew Huberman, qui explique comment s’endormir vraiment vite avec un exercice pour les yeux, paupières fermées.
Bref, vous l’aurez compris : on va reparler de sommeil dans pas longtemps par ici, le temps que je finisse son livre Protocols !
Sélim, auteur lifestyle le jour, expert en sommeil la nuit
