Drive-to-Survive

Drive to Survive : Les Dynamiques Sociales Expliquées par La F1

Univers ultra compétitif. Bolides lancés sur piste à plus de 300 km/h. Légendes mythiques qui entourent les grandes écuries.

Pilotes superstars adulés sur tous les circuits : bienvenue dans l’univers très explosif de la F1… qui a plein de choses à apprendre à celui qui veut en tirer les leçons.

J’ai regardé avec ferveur cette série documentaire Drive to survive sur Netflix, et j’ai aimé ces histoires d’hommes qui marchent sur le fil, entre collaboration et compétition.

Drive to survive fait partie de mon top 7 des séries pour hommes sur Netflix !

Leçon 1 : la vie, c’est injuste

Sebastian-Vettel

Pas les mêmes chances au départ pour toutes les écuries. Pas les mêmes budgets. Ferrari et Mercedes partent avec des budgets qui sont parfois 3 à 4 fois le budget des petites écuries.

Pas de fair-play financier en F1, on n’est pas là pour mettre des barrières, mais au contraire, les exploser et être toujours plus rapide.

Commencer sur Sauber, bon dernier du championnat, plus petit budget sur le paddock, n’est pas forcément prendre un mauvais départ.

Certains grands pilotes ont d’ailleurs commencé chez Sauber, on pourrait citer par exemple Felipe Massa, Kimi Räikkönen, ou encore le très prometteur Charles Leclerc.

Leçon 2 : pas d’amis en F1 ?

ocon

La F1, c’est Top Gun. L’élite. La crème de la crème.

Il n’y a que 20 places, et des millions de gosse qui rêvent d’être le prochain Hamilton (personne ne rêve d’être Romain Grosjean, raillé à travers quelques épisodes de Drive to survive).

En F1, votre pire rival, c’est votre coéquipier. Vous portez les mêmes couleurs, vous pilotez les mêmes voitures, vous êtes censés faire gagner des points à une écurie qui vous paie tous les deux.

Et pourtant, c’est lui qui va vous coller, c’est lui qui va vous empêcher de dépasser et d’aller marquer des points.

Parce qu’une fois sur la piste, il n’y a plus d’équipe. Malgré le mec qui vous parle dans l’oreillette pour vous dire de vous calmer et de contrôler vos émotions et votre course.

Dans ce documentaire, la rivalité des pilotes de Force India est très marquante, tout comme celle du prodige Verstappen et de l’Australien Ricciardo chez Red Bull.

Certaines écuries semblent être moins touchées par ces rivalités internes, mais il n’en est rien.

La lutte est acharnée, et semble éprouvante mentalement, tant chez les premiers (Mercedes et Ferrari, qu’on ne verra pas témoigner dans le documentaire), qu’au tréfonds du classement.

Imaginez une vie à essayer de vous méfier des coups de poignards dans le dos

Leçon 3 : la vie, c’est vraiment trop injuste

Ricciardo

Incertitude. Où serai-je la saison prochaine ? Quelle écurie voudra bien me donner un siège pour piloter et m’envoler vers mes rêves ?

Si un nouveau pilote est annoncé dans mon écurie, est-ce que je reste, ou est-ce que mon coéquipier-rival va rester ?

Je ne suis pas un grand connaisseur de F1, j’ai arrêté de regarder les Grand Prix le dimanche à la fin de la carrière de Schumacher, ça commence donc à dater.

Je pensais que les pilotes étaient sélectionnés sur leurs aptitudes au pilotage, sur leurs performances.

Mais la leçon que je retiens de cette série Drive to Survive, c’est que la méritocratie n’existe pas non plus en F1, et c’est Esteban Ocon qui en est l’illustration parfaite.

Face à lui, dans son écurie, un pilote pas forcément aussi performant que lui lors de la saison 2018, mais qui a favorisé l’afflux de capitaux de Carlos Slim, un des hommes les plus riches du monde, dans l’écurie.

Vous êtes patron d’écurie, vous faites quoi ? Vous gardez le jeune prometteur qui s’est hissé jusque-là à force de sacrifices de ses parents, ou vous gardez l’icône mexicaine qui facilite les rentrées d’argent ?

J’ai adoré regarder cette série. La réalisation est incroyable, les caméras embarquées font le travail à merveille, et on vibre avec les pilotes.

Qu’il s’agisse de Ricciardo qu’on a envie de voir gagner, que ce soit Leclerc qui signe chez Ferrari en hommage à son parrain, le pilote décédé Jules Bianchi, qu’il s’agisse de Ocon qui malgré les meilleures intentions du monde est « victime du système », ces personnages sont très attachants.

Superbe série qui donne envie de voyager dans le monde entier, de Silverstone à Singapour (quelle folie ce circuit nocturne) sans oublier Monaco et le circuit du Castelet !

Bon visionnage à tous… et vivement la saison 2 !

Sélim, rapide et furieux

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