Rendons visite au XV de France à Marcoussis avec Orangina

Chère Mamie,

La semaine dernière grâce à Orangina, on a visité Marcoussis, le centre d’entraînement des Bleus avec les copains. Non, pas ceux qui ne veulent pas descendre du bus, les autres, les musclés, ceux qui vont au combat et qui jouent avec les mains.

On les appelle le XV de France, même s’ils étaient 33 au moment de notre visite. 3 d’entre eux étaient sur la sellette, ils flippaient graaaaaave… Des trouillards, ces rugbeux… Une journée vraiment bien remplie !

On a vu leurs machines d’entraînement, les vélos laser, les trucs dans lesquels il faut souffler pour mesurer tes poumons, les bacs d’eau chaude et d’eau froide dans lesquelles ils deviennent des surhommes. Mon copain Osmany a pris des photos qui parlent mieux que de longs discours, si tu veux les voir Mamie, tu cliques ici. Les types à l’entraînement, ils ne rigolaient pas. Le physique, le physique, rien que le physique ? Non, ils commençaient à toucher du ballon aussi. Les photographes étaient à l’autre bout du terrain, pour ne pas déranger les joueurs. C’était sympa à voir. Il faisait un peu froid, et j’avais encore oublié mon écharpe. Bizarre pour un 7 juillet… Marc Lièvremont avait l’air aussi concentré que quand je remplis mes impôts, et j’ai serré la main super ferme de Jo Maso, un vrai plaisir.

C’était rigolo, le responsable de la sécurité nous suivait partout comme si on était des gangsters. J’aurais bien volé des haltères de 32 kilos, mais ça aurait rendu difficile notre progression pour le cache-cache. Il a cru qu’on était des espions envoyés par les All Blacks ? Les Néo-Zélandais que le XV rencontrera lors des poules de la Coupe du Monde qui aura lieu du 9 septembre au 23 octobre, tout comme Tonga, le Japon et le Canada.

Ensuite pendant la récré, on a voulu impressionner la maîtresse et voir qui avait la plus grosse… frappe avec Osmany et Samy. Alors on s’est mis à taper des pénalités sur le terrain d’entraînement couvert. Osmany a gagné le concours de précision avec un quasi sans-faute, Samy a gagné le concours de la « grande classe Julio Iglesias » avec ses chaussures de ville. Le rugby, c’est prouvé, ce n’est pas pour moi, je frappe les pénalités comme les coups francs au foot. Précis parfois, trop fort toujours. Le mieux, c’était quand il fallait en frapper deux d’affilée, l’épreuve des double pénos.

Quand on a commencé à sentir bon des aisselles,  on est parti assister aux conférences de presse des joueurs qui avaient des accents bien du Sud Ouest, voire du Pays Basque. Il y avait une salle réservée à la presse écrite, des gens qui prennent des notes sur des cahiers d’école. Une salle réservée à la presse télé, avec des caméras pour l’Equipe et les autres chaînes sportives, et une salle réservée aux types de la radio.

Les joueurs doivent passer une fois par mois minimum en conférence de presse, c’est la loi.

Le midi, on a mangé à la cantine avec les copains. Non pas celle des joueurs, mais on l’a vue en vrai, c’est très grand et très beau. Ils n’ont pas voulu nous dire ce qu’ils mangeaient, c’est comme l’Orangina, une recette très bien gardée… Je ne veux pas être une balance, mais Samy n’a pas fini son poisson…

On a aussi vu le dortoir du XV de France, plutôt un quatre étoiles, où les chambres portent le nom des clubs de rugby de France et de Navarre, puis on a fini la journée au bar, à croiser les joueurs (qui ne faisaient que passer). Samy a essayé d’inventer des règles au billard mais n’a pas gagné, on a fait match nul. On a un copain qui a essayé de draguer une réceptionniste aux toilettes, mais on ne donnera pas son nom pour ne pas ternir sa réputation…

C’était une très bonne journée Mamie, je pars en vacances, je te donne bientôt des nouvelles.

PS : j’ai pris le numéro de téléphone des joueurs si tu veux. Je te les envoie contre un chèque à l’ordre de ton petit-fils préféré. Bisous.

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