Field report : Nike 10 km

Normalement dans la communauté de la séduction, on raconte des histoires de filles. Un field-report ou FR, c’est un moyen de transmettre de l’expérience aux lecteurs, de partager une expérience pour le bien de tous.

Aujourd’hui j’ai décidé d’écrire un compte-rendu de la course du jour, les 10 km de la ville de Paris. J’ai décidé de prouver que l’activité sexuelle intense permet de garder un bon rythme cardiaque. Ça, c’est ce que je croyais…

J-15 : Tout le monde s’inscrit. Je me dis que je vais avoir le temps de m’entraîner après ces trois mois d’arrêt. Juillet, il pleuvait, août, j’étais trop occupé, septembre, je n’ai pas d’excuse. Je me rassure en me disant que de “coureur” à “coureur de 10km”, il n’y a qu’un pas.

J-1 : hier samedi. Les bonnes résolutions ont volé en éclat. Je devais me coucher tôt. Impossible, car deux Russes sont venues former une triple entente inespérée. (Ok, pas de Royaume-Uni dans l’histoire, est-ce si grave ?) Note à moi-même : toujours garder de la vodka chez soi. Faiseuse de miracles.

Jour J : “Mec t’es à la bourre, on en a croisé plein des comme toi, ils sont déjà au Village Nike”. Alors que je lutte pour installer mon étiquette sur mon sac (pour la consigne), certains rentrent à peine de soirée. VDM. Je quitte donc ma grotte en me disant que je vais rater le départ.

8H30 : j’attrape un métro au signal de fermeture. En sprintant. Je sens mes muscles se raidir bien avant l’heure, pas bon du tout cette histoire…

8H45 : C’est déjà la marée noire sur l’avenue de l’Opéra, les coureurs sont en place. Mon sauveur s’appelle @vict0r et s’est déjà positionné dans le premier sas. Celui des mecs qui vont plier la course en moins de 45 minutes. Je vais partir avec lui. J’y crois encore…

8H55 : texto d’Osmany “Je descends l’avenue de l’Opéra, je suis là dans trois minutes”. J’ai trouvé un mec aux réveils plus difficiles que moi, ça rassure.

9H00 : le départ est donné.

KM1 : j’ai mal. J’ai beau être matinal…

KM2 : j’ai mal mais Victor est toujours là. Pourquoi ils ont mis des blondes sur le trottoir ? ça me déconcentre…

KM3 : je souffre en silence aux côtés de Victor qui déroule.

KM4 : Victor ? Victor ? Et merde, j’aurais dû m’entraîner. Je laisse de l’avance à Victor. Heureusement, c’est le ravitaillement, ça fait du bien à ce qui me sert de gorge.

KM5 : “Faut que je trouve une rue pour me cacher. Je vais dire que je me suis fait enlever. Mais t’as trop ouvert ta bouche avant pour arrêter maintenant. Vas-y, assume. Meurs en courant, mais ne te cache pas. Loser.” Mon cerveau est un compétiteur. Mon corps n’a pas trop envie de l’écouter…

KM6 : Un coeur, ça explose vraiment genre BOOOOM ou tu sens d’abord des picotements dans tes bras comme pour une crise cardiaque ?

KM7 : Encore un ravitaillement… ce qui signifie qu’on vient de boucler seulement les 2/3, et que je suis mort depuis le début. Je vais mourir, c’est évident. Se plaindre du début à la fin d’une course, c’est possible…

KM8 : il est donc possible d’avoir froid en plein soleil et en courant. C’est parce que je vais trop vite ? Parce que je produis du vent ? “Courir avec sa tête”… Ils en ont de bonnes chez Nike, je vous jure. Le maillot m’irrite le téton gauche. Seulement le gauche. C’est très bizarre. Celui que je préfère en plus.

KM9 : une mamie m’atomise. Me laisse sur place. Elle sprinte. Je pleure. La vie est injuste. C’est moi le possesseur de la carte 12-30, mamie, attends-moi !

KM10 : la longue ligne droite. J’ai envie de sprinter pour gagner quelques précieuses secondes. Mon corps ne veut pas. Tant pis.

Ce sera donc 45’44 au classement officiel. Un échec, je visais les 45minutes. Tout ça c’est de la faute des Russes…

Retrouvez vos résultats sur topchrono.biz ! On se retrouve l’an prochain, mais préparé, cette fois-ci.

Bises à tous les blogueurs croisés, Hélène et Mélissa aussi qui a fini avec les lèvres bleues. J’ai trouvé plus bizarre que moi.

3 comments on “Field report : Nike 10 km”

  1. Je vais essayer d’être discipliné cette année. J’ai un ami qui le fait en 42, ça sera un bon objectif pour l’an prochain !

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