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Digital minimalism : Cal Newport Nous Libère des Ecrans Avec Son Nouveau Livre

En 2015, je lançais l’expérience unique NoMo, une soirée digital detox entre amis (160 participants). Une soirée avec un verre à la main, à se parler, comme… autrefois.

Les participants n’avaient pas le droit de garder leurs téléphones portables avec eux : ils devaient les laisser dans des enveloppes à l’entrée.

Stressante pour certains, amusante pour d’autres, je ne renouvelais pas l’expérience par manque de temps (et par manque d’envie, j’avais vraiment envie de m’éloigner du côté factice et superficiel de la nuit).

Mais l’expérience fut surtout révélatrice de l’addiction dont nous étions tous victimes : nos écrans, nos smartphones nous contrôlent et ont véritablement changé nos vies depuis l’arrivée du premier iPhone en 2007.

J’ai lu avec plaisir le nouvel ouvrage de Cal Newport « Digital Minimalism », qui propose un mode d’emploi à la Marie Kondo pour se débarrasser des applications qui nous manipulent et nous éloignent de nos familles et de nos amis.

Résumé rapide des bonnes idées trouvées dans Digital Minimalism de Cal Newport.

J’avais déjà lu cet auteur et son best-seller précédent, Deep work, un plaidoyer pour la concentration et le travail « profond », par opposition au travail « superficiel » (répondre à un mail).

Outre les quelques techniques pour vous plonger dans un état de « flow », la concentration ultime, Cal Newport y pointait déjà du doigt les responsables de notre déconcentration : les écrans de smartphones et le système de notifications.

Cette fois-ci, dans Digital Minimalism, il va plus loin et propose une vraie méthode pour « nettoyer votre vie digitale », la rationaliser.

C’est un mode d’emploi pour vous aider à reprendre le contrôle face aux nouvelles technologies, qui génèrent des comportements addictifs. (Si vous aussi touchez votre téléphone pour rien, juste « pour voir » s’il n’y a pas du nouveau, ne cherchez pas plus loin, vous êtes accro.)

En moyenne, on touche notre téléphone portable 85 fois par jour, est-ce vraiment nécessaire ?

L’auteur nous fait rencontrer une galerie de personnages qui discutent de l’usage de Whatsapp, de Netflix, d’Instagram ou de twitter, de la messagerie Facebook.

Dans Digital minimalism, Cal Newport passe un bon quart du livre sur les causes de ces addictions (certes, vous comme moi sommes faibles, mais les cerveaux de la Silicon Valley investissent des millions pour nous rendre accro… Nous ne sommes pas TOTALEMENT responsables de notre addiction…).

Puis il livre les clefs pour « moins de technologie, pour une meilleure vie ». Pas une simple detox numérique, où on va s’isoler sans téléphone pendant 15 jours, et où on revient à la normale après.

L’objectif de Digital Minimalism est de transformer vos vies, numériques et « réelles », car tous vos choix de consommation digitale ont une incidence sur vos vies. Dans son processus de transformation, Cal Newport rappelle que la diète digitale n’est qu’une étape, que le début, mais pas une fin en soi.

L’objectif est vraiment de repenser tout votre rapport à la technologie.

Digital minimalism et moi…

A la manière d’une Marie Kondo qui m’avait frappé (je racontais dans cet article sur la Méthode Konmari comment j’avais donné 2/3 de mes livres à une association et bien 10 sacs de fringues au Secours Catholique / Populaire / je ne sais plus), le livre de Cal Newport sur le minimalisme technologique m’a poussé à agir vite :

  • J’ai désinstallé Facebook de mon téléphone (semi-victoire : je dois garder Pages pour le travail… et je garde Messenger pour ma famille et mes amis, pour le moment)
  • J’ai coupé les icones rouges de notifications sur twitter et instagram (le rouge est connu pour attirer bien plus l’attention que le bleu. Avant, Facebook avait des notifications en bleu… Pour nous rendre accro, elles sont désormais rouges, comme celles de twitter, instagram, linkedin)
  • J’ai désinstallé Linkedin aussi. Je me demande vraiment POURQUOI j’avais cette appli dans mon téléphone, alors que je m’en sers si peu, voire pas du tout… #SHAME
  • J’en suis à mon 20ème jour sans Netflix. Netflix, c’est la foire au contenu. Il y a de bons films. Il y a de bonnes séries. Il y a surtout mon temps de vie et ma volonté qui disparaissaient tous les soirs en hiver. Le 30 janvier, j’ai annoncé à ma compagne que je faisais un mois de février sans Netflix, parce qu’en janvier, je n’ai lu que deux livres. Ça m’a fait comme un électrochoc. Lire un livre par semaine minimum est l’objectif que je me donne. Netflix… ça me coupait trop de cet objectif.
  • Mon grand ménage numérique s’est poursuivi par la désinscription systématique de toutes les newsletters inutiles. Je garde TTSO que je lis avec plaisir le soir, je garde Merci Alfred parce qu’elles sont rares et utiles, et j’ai dégagé tous les GQ, Vanity Fair, Gentside, Influencia, Le Petit Web, Fubiz… que je n’ouvrais même plus. C’était juste des clics en plus le matin, pour effacer ces newsletters. Il doit en rester certaines, elles seront supprimées au fur et à mesure.

L’appli fait de la résistance

Mes deux plus gros échecs à ce stade, les deux applis dont j’aimerais me passer : Instagram et twitter.

Mais… c’est compliqué d’aller jusqu’à ce niveau de minimalisme digital pour moi car… il s’agit de mes outils de travail.

Je ne regarde pas de stories sur Instagram, je n’ai évidemment pas Snapchat. Parfois, mes amis me demandent « T’as vu dans mes stories… ? »

Ma réponse : « non, raconte-moi ! »

J’ai envie de me reconnecter au réel. Je sens que cette expérience va être intéressante et compliquée. Compliquée donc intéressante.

Si l’influence en ligne est perçue comme la nouvelle monnaie, je suis persuadé que l’attention et la concentration sont nos nouvelles richesses du XXième siècle, et feront le succès de ceux qui les maîtrisent.

La bataille va être compliquée, mais je pense que ça en vaut la peine.

Je ne vous dévoile pas le plan de bataille de Cal Newport dans Digital Minimalism, c’est un livre à lire !

En anglais pour le moment, probablement disponible pour la fin 2019 en VF.

Bonne lecture, et à très vite… sur Internet ou dans la vraie vie ?

Sélim, Minimaliste digital en devenir

4 comments on “Digital minimalism : Cal Newport Nous Libère des Ecrans Avec Son Nouveau Livre”

  1. Bonjour Nicolas !
    C’est en effet un anglais basique, assez peu de mots très techniques.
    Ces auteurs écrivent pour le monde entier, pas seulement les Américains, mais tous les lecteurs anglophones : ils ont le devoir de rendre leurs écrits assez accessibles !
    Bonne lecture !
    Sélim

  2. Salut Selim !
    Je découvre tes articles avec un peu de retard. Intéressant. Curieux de voir comment les choses évoluent pour toi. Je reviens du Japon, et, pour moi qui n’ait toujours pas de smartphone, c’était vraiment compliqué là-bas, sans. Ne serait-ce que pour les plans, les horaires de train et les applis de résa d’hotel en ligne. ça biaise le rapport au temps, et il y a clairement un impact financier (les résa en ligne coutent forcément moins cher que sur place). Donc j’hésite pour l’avenir.
    Concernant les RS, je suis convaincu que tu peux sans soucis te passer de Twitter. Vraiment. Les gens passent leur temps à se plaindre dessus. Seul insta me paraît utile (c’est une bonne carte de visite).
    Et Netflix, alors ? T’as géré ? 🙂

  3. Aïe ! Ce voyage dans le futur a en effet dû être compliqué si ton rapport au smartphone est plus que distant.
    Pour ma part, twitter est en effet sur la sellette… J’y vais de moins en moins, et en vois de moins en moins l’intérêt.
    Surtout quand je vois de grands auteurs être complètement absent de ce réseau.
    Instagram, il y a encore quelque chose à jouer, probablement.
    A voir en fonction de mes prochaines activités, en fonction des prochains projets…

    Enfin, pour répondre à ta question Netflix : j’ai replongé à cause des documentaires !
    Mais là, je suis en pleine phase de boulimie de lectures, donc Netflix est éteint !

    A très vite !

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