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Atteindre l’Excellence de Robert Greene : Les 3 Etapes Pour Réussir

Après avoir conquis le monde avec Power : les 48 lois du pouvoir, Robert Greene revient nous mettre une énorme claque avec ce nouveau classique qu’est Atteindre l’excellence.

Cet ouvrage est structuré d’une manière originale. A chaque début de chapitre et de partie, plusieurs biographies de personnes célèbres, toutes maîtres dans leurs domaines, sont évoquées afin d’illustrer les propos et arguments de Robert Greene.

Celles-ci sont des personnalités considérées comme des maîtres dans leurs domaines. On peut notamment citer des personnages historiques comme Leonard de Vinci, Henry Ford, Thomas Edison

Mais aussi des personnages plus récents comme Freddie Roach (l’entraîneur de l’excellent boxeur Manny Pacquiao), Ramachandran (précurseur des avancées sur la pathologie du membre fantôme) et bien d’autres.

De l’apprentissage, à la phase créative active pour enfin atteindre la maîtrise, voici les 3 phases pour atteindre l’excellence !

J’ai eu la chance d’interviewer Robert Greene en 2014 pour la sortie de son livre Atteindre l’Excellence, aux Editions Leduc.

Après Power, L’art de la séduction, War, La 50ème Loi, l’auteur californien revenait avec un ouvrage plus « business », pour nous aider à nous dépasser, à devenir bon, voire très bon dans notre travail.

Et pour les plus déterminés, il nous dévoilait les étapes pour devenir des maîtres dans notre domaine et atteindre l’excellence.

Une remarque rapide sur l’identité visuelle de la couverture : Robert Greene, c’est toujours très symbolique, et Atteindre l’Excellence ne déroge pas à la règle, avec ses montagnes à gravir pour arriver au top et atteindre vos objectifs !

Les 3 phases pour atteindre l’excellence

L’apprentissage

La première phase pour atteindre l’excellence est l’apprentissage. Cet apprentissage se fait en plusieurs étapes successives.

Tout d’abord par une observation attentive de l’environnement, des jeux de pouvoir et des dynamiques sociales au sein du domaine où vous souhaitez exceller.

Cela vous permet de poser un premier cadre, d’avoir des repères et donc de connaître les fondamentaux du milieu. Les fautes sociales pouvant nuire à la progression sont ainsi évitées.

Il serait par exemple mal vu pour un apprenti ébéniste de débarquer dans son atelier dans un prestigieux costume 3 pièces.

Cette erreur sociale pourrait entraîner un rejet de la part de ses collègues et pourrait ainsi nuire à l’intégration et à la progression de cet apprenti.

La seconde étape pour un apprentissage optimal est l’acquisition de connaissances théoriques et pratiques.

Pour les connaissances théoriques, la lecture est nécessaire.

Et pour les connaissances pratiques, l’imitation et la répétition sont essentielles.

Même si la répétition engendre un certain ennui, elle doit être acceptée, car elle est obligatoire dans le processus d’apprentissage.

Quand vous apprenez à conduire, vous passez des heures et des heures à répéter les mêmes gestes.

C’est cette répétition qui permet d’ancrer inconsciemment la compétence, l’habitude, le savoir-faire. C’est à force de beaucoup de travail que les compétences deviennent « naturelles ».

Aussi, avoir un mentor permet d’accélérer cet apprentissage. Auprès d’un maître, vous apprendrez le meilleur, et cela de manière directe.

Vous ne perdrez pas de temps, vous irez à l’essentiel et vous vous focaliserez uniquement sur ce qui a fait les succès du mentor.

Pensez à un aspirant bodybuilder. Qu’est-ce qui serait le plus rapide et efficace pour lui ?

Faire ses recherches lui-même sur quel type d’entraînement suivre, avec quel régime alimentaire, etc.

Ou de prendre comme mentor un bodybuilder ayant déjà réussi et de suivre assidûment ce qui a fait son succès ?

La deuxième solution évidemment, parce que le mentor a déjà fait tout un travail de recherche en amont.

L’élève n’a désormais plus qu’à suivre les secrets et astuces du mentor qui découlent de ses recherches, ses connaissances, mais aussi de son expérience.

Une fois les deux étapes précédentes réalisées comme il se doit, vous pouvez désormais vous émanciper de ces connaissances afin de trouver votre propre style dans le domaine que vous visez.

Vous passez alors à la deuxième phase pour atteindre l’excellence : la phase créative active.

La phase créative active

Une fois la phase d’apprentissage réalisée, il est temps de prendre du recul et de commencer à devenir créatif.

Cet état créatif passe par l’expérimentation et l’innovation.

Cela permet ainsi de dépasser ce qui a déjà été fait dans un domaine, d’apporter de la fraîcheur et de la nouveauté.

Dans la phase précédente, vous ne cherchiez pas à trouver des solutions plus efficaces que celles déjà existantes dans le domaine visé.

Non ! Vous vous contentiez de faire ce qui marchait le mieux à l’instant T, en reproduisant des schémas qui ont fait leur preuve et ont apporté des résultats.

Mais, il est désormais temps de trouver des solutions encore plus efficaces et d’être innovant.

Les grands peintres comme Picasso, De Vinci… sont passé par l’apprentissage mais ce sont ensuite distingués par leur créativité qui leur a permis de trouver leur propre style.

En devenant un créatif actif, vous observez ce qui vous plaît et ce qui marche le mieux pour vous : vous trouvez votre style dans l’activité ciblée, vous devenez meilleur et vous apportez donc davantage de valeur.

Mais il est obligatoire de passer par la phase d’apprentissage afin de connaître les bases avant de vouloir passer à la phase créative active.

Dans n’importe quelle activité il est inutile de vouloir faire les choses à votre manière avant d’avoir parfaitement acquis les bases.

Avant de devenir le grand boxeur qu’il était en fin de carrière, Floyd Mayweather a commencé par apprendre parfaitement les bases de la boxe anglaise avant de trouver son propre style. Vous devez faire pareil !

Tout comme le pianiste qui répète ses gammes pendant des années avant de se lancer dans l’improvisation.

C’est à la suite de cela que vous pourrez enfin passer à l’ultime étape : la maîtrise.

La maîtrise

Après avoir innové et trouvé votre style et afin de devenir un véritable maître, il est important désormais d’étudier des thématiques totalement différentes du domaine de base.

Cela permet d’être encore plus inspiré, et ainsi d’accéder à un niveau supérieur dans la performance dans un domaine.

En effet, en étudiant des sujets totalement différents, cela apporte des connaissances différentes qui peuvent parfois être complémentaires sans que l’on s’en rende compte.

On peut également lier cette phase à la sérendipité.

La sérendipité est le fait de faire par hasard une découverte inattendue en effectuant une tâche en apparence à des années-lumière du domaine que vous ciblez.

Un célèbre exemple de sérendipité est celui de l’invention du four à micro-ondes. Un directeur d’une usine de magnétrons pour radars a eu cette idée du four à micro-ondes en se rendant compte que sa barre chocolatée avait fondu dans sa poche alors qu’il passait à proximité d’un magnétron en activité.

Sur le web, la sérendipité se matérialise par le commentaire des trolls sur Youtube : “Je me suis perdu sur Youtube”.

Retenez surtout que de nouvelles idées peuvent surgir d’endroits et de circonstances inattendus quand vous déciderez d’élargir vos horizons.

Mais toujours dans la même logique, il est nécessaire de passer par la phase d’apprentissage et la phase de créativité activité avant d’entamer cette dernière démarche.

Atteindre l’Excellence : Conclusion

Et voilà ! Vous savez désormais quel processus suivre pour atteindre l’excellence dans n’importe quel domaine !

Vous n’avez plus d’excuses pour ne pas devenir un maître dans votre domaine !

En petit bonus, sachez que pour maîtriser totalement un domaine, il faudrait passer 10 000 heures intensives et totalement concentré sur celui-ci.

(La théorie des 10000 heures a été popularisée par Malcolm Gladwell dans son livre La loi David et Goliath où il étudiait les génies, ceux qui sortaient du lot)

Et pour devenir un génie dans un domaine, il faut compter 20 000 heures tout aussi intenses.

Mais ne soyez pas effrayé, soyez bon, et soyez patient si le sujet vous tient à coeur !

Comme disait Thomas Edison : « Le génie est fait d’un pour-cent d’inspiration et de quatre-vingt-dix-neuf de transpiration »

Et vous ? Vous voulez devenir expert dans quoi ? Dites-le-moi dans les commentaires, je suis curieux !

Ken, expert en productivité qui adore jongler avec plusieurs missions à la fois

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