SOLO : la nouvelle aventure de JAMES BOND, par William Boyd.

“Je m’appelle Bond, James Bond.” James Bond rêvait : voilà comment démarre la nouvelle aventure du Commandeur Bond. Située en 1969, James Bond va fêter ses 45 ans et M lui confie une mission au Zanzarim, petit état d’Afrique de l’Ouest victime d’une guerre civile.

Sa mission : mettre fin rapidement au conflit en gagnant la confiance du président du nouvel état sécessionniste.

Que penser de Solo, la nouvelle aventure de James Bond écrite par William Boyd ? Réponse SANS spoilers.


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Lire un James Bond, c’est toujours un bon moyen de s’évader, c’est comme feuilleter un Playboy, un Lui ou un GQ qui seraient animés par l’élégance de 007.

Ayant récemment planché sur le product placement dans les films, livres et chansons, lire Solo était pour moi l’occasion de rechercher des traces de placement de marques. Ma propre enquête, en quelque sorte.

Pour le parangon de virilité qu’est James Bond, la triade habituelle est respectée. Rolex pour la montre, époque Sean Connery et non Omega période Pierce Brosnan / Daniel Craig. Bollinger pour le champagne, et Aston Martin dès le début du livre.

La bière qu’on lui offre au Zanzarim est bizarrement appelée “Green Star”. Avouez : une marque de bière est apparue devant vos yeux instantanément, je ne pense pas que ce soit le hasard. A mon avis, Heineken a aussi du mettre au panier pour continuer sa collaboration, entamée à l’écran dans Skyfall…

Deux recettes de cocktails nous sont dévoilées dans cet opus des aventures de 007, ainsi que le secret de la vinaigrette à la James Bond : un abus total de vinaigre, 5 cuillères pour une seule d’huile d’olive extra-vierge. J’adorerais l’avoir à ma table, ce James Bond !

Et les femmes dans tout ça ? Au cours des 342 pages de Solo, l’agent secret au service de sa majesté se contente du minimum syndical pour un homme de son calibre. Vous rencontrerez ainsi une actrice à Londres, ainsi qu’une autre femme, plus mystérieuse, quelque part au Dahum, en Afrique… (Ne pas spoiler, c’est vraiment compliqué pour un tel article).

Dans Solo, j’ai aussi aimé ce placement de marques de parfum qui ne doit rien au hasard : l’une des mantes religieuses porte Shalimar de Guerlain, on nous le rappelle deux fois dans le livre. Il est aussi fait mention de Old Spice, rapidement. Un vrai panneau publicitaire, ce James Bond…

Et Solo le livre, il vaut quoi ? Il vaut 21,50€ dans sa version française… et je dois dire que j’ai été un peu déçu… Ce que j’attendais comme une scène d’exposition dure en fait la moitié du livre.

Si vous avez l’habitude de James Bond au cinéma, le livre va forcément moins vite. Les traits d’esprits et autres répliques qui sont la marque de fabrique de James Bond ne sont absolument pas présents dans Solo.

L’intrigue en elle-même ? Du vu, déjà vu, sur fond de guerre économique. Attention je balance une grosse ligne de spoilers à sauter pour ceux qui ne veulent pas se gâcher la lecture…
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DEBUT DU SPOIL IMMINENT
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William Boyd abuse totalement à mon avis en utilisant le mécanisme génial du film American gangster. Si vous avez vu le film, dispensez-vous de lire Solo, qui ne représente plus qu’un intérêt minime.
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FIN DU SPOIL pardon si vous l’avez lu, mais j’étais énervé. Quoi de bien dans Solo alors ? Le méchant brutal, side-kick du vrai méchant cérébral est assez intéressant à suivre. On est dans la retenue d’un Steve McQueen dans l’Affaire Thomas Crown, James Bond n’abuse pas de ses gadgets ni de sa force physique : on se demande par moment s’il est encore un 00.

Dans Solo, on retrouve évidemment les satellites habituels de James Bond : M, Q, Félix de la CIA, Mathis aussi, sans oublier MoneyPenny.

J’attendais probablement trop de Solo de William Boyd. Dure tâche que de reprendre le flambeau des aventures de James Bond derrière son génial créateur Ian Fleming !

William Boyd Solo James Bond 007

La photo ci-dessus représente William Boyd, l’auteur de Solo, en train de remettre à une hôtesse de l’air un des sept exemplaires de Solo. Devant le Rochester, un hôtel à Londres où Bond a évidemment ses habitudes. A mon avis, ce Solo tel quel n’a aucune chance au cinéma. S’il est adapté un jour, il sera obligatoirement gonflé à bloc, pour être plus spectaculaire que ce Solo un peu mou du genou…

Verdict : vous pouvez passer directement à autre chose et gagner 4 heures. Petite déception. A lire pour tous ceux qui aiment bien passer du temps avec leurs vieux potes un peu mal en point !

A très vite !

Niederhoffer, Sélim Niederhoffer

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