Je rêve de pouvoir les essayer, moi aussi ! Qui ça ? Quoi ? Les Ray-Ban Meta ! Je vous explique pourquoi : j’ai un ami qui court très vite, un marathonien du sas élite. Il filme parfois ses courses et ses entraînements avec ses Ray-Ban Meta. C’était le déclencheur. Et ce samedi, j’ai vu une amie partager en story sur Instagram son expérience dans un manège à grande vitesse. Les Ray-Ban Meta, ok, mais pour faire quoi ?
Pour revoir mes buts du mercredi soir, au foot avec les copains ? Oui, mais pas seulement… Pour revoir le langage corporel d’un partenaire commercial après une négociation ? Pourquoi pas ? Retour sur ces lunettes que j’ai découvertes sur le nez d’un publicitaire, lors des Cannes Lions 2025. Première impression, ça bouge beaucoup, non ?
Ray-Ban pour le style
Pas la peine de vous présenter Ray-Ban. La marque fait partie de ces rares noms qui dépassent leur produit. On ne porte pas simplement des lunettes, on adopte une attitude.
À l’origine, en 1937, il s’agissait d’un outil conçu pour les pilotes de l’US Air Force, une réponse technique à un problème très concret : protéger les yeux à haute altitude. Et puis, presque sans prévenir, la fonction a rencontré le style.
Depuis, Ray-Ban s’est installée partout. Au cinéma, d’abord. Impossible de ne pas penser à Maverick dans Top Gun, évidemment, mais aussi à James Dean, aux Blues Brothers, ou encore aux agents de Men in Black. À chaque époque, les mêmes montures reviennent, comme un classique qu’on ne remet jamais en question.
L’Aviator donne immédiatement de la prestance. La Wayfarer, elle, traverse les décennies sans prendre une ride. Ce sont des objets rassurants, presque intemporels. Le genre de pièces que l’on garde, que l’on use, et que l’on remplace… par les mêmes.
(OK, même si en ce moment, pour mes solaires, je porte des Duke de chez Meyrowitz et des Alfred de chez Meyrowitz, aussi.)
Meta pour l’expérience Black Mirror… et le partage
Dans un épisode célèbre de Black Mirror, le héros enregistre tout ce qu’il voit grâce à une puce dans son cerveau. Le soir, il peut ainsi revisionner sa journée, et réécouter des discussions qu’il a eues avec les autres.
À titre personnel, je me suis inscrit sur Facebook en 2007. Même si j’ai grandement délaissé la plateforme depuis 2017, j’utilise toujours des produits META : Instagram et WhatsApp. J’ai déjà investi beaucoup de temps dans ces réseaux, et c’est dur d’en sortir. Surtout quand une partie de mon activité de formateur en copywriting en dépend : pour communiquer, pour faire connaître mes nouvelles formations, pour animer mes communautés de clients, pour faire de la pub. Meta n’est pas simplement une entreprise que l’on utilise. C’est une infrastructure dans laquelle on évolue, parfois sans même s’en rendre compte.
Avec ces lunettes, ils franchissent un cap. On ne sort plus son téléphone pour capturer un moment. On vit, et l’enregistrement se fait en arrière-plan. Presque naturellement.
Les premières lunettes IA vraiment stylées
Ce n’est pas la première tentative de créer des lunettes IA, des lunettes enregistreuses. D’autres s’y sont cassé les dents.
Les Google Glass ont été un échec spectaculaire, non pas parce que la technologie ne fonctionnait pas, mais parce qu’elle mettait mal à l’aise. Trop visibles, trop étranges, presque intrusives. Porter ça revenait à signaler au monde entier que vous étiez en train d’enregistrer.
Les Spectacles de Snapchat ont tenté une approche plus ludique, plus légère, presque gadget. Dévoilées en 2016, je les ai testées lors de mon premier voyage à Los Angeles en 2017. On les utilisait quelques jours, puis on les oubliait dans un tiroir.
Même les casques de réalité virtuelle, malgré des investissements massifs, restent confinés à des usages ponctuels. On les met, on s’isole, puis on revient à la réalité.
Le problème, au fond, n’a jamais été la technologie. C’était le désir : les anciennes lunettes IA ne donnaient pas envie.
Avec les Ray-Ban Meta, pour la première fois, on a envie de les porter. Même sans la technologie. Parce qu’elles sont belles. Parce qu’elles ressemblent aux lunettes de soleil que l’on porte déjà. Parce qu’elles ne trahissent rien. Et c’est précisément pour ça que j’ai envie de les essayer.
Tout ce que vous pouvez faire avec les lunettes connectées de Meta
L’autre soir, en sortant de table, ma fille se met à chanter, à inventer une chanson qui n’a ni queue ni tête. Je n’ai pas sorti le téléphone pour la filmer : j’aurais eu peur qu’elle se mette à surjouer, à ne plus être naturelle. Alors j’ai juste vécu le moment, sans l’immortaliser (oui, je sais encore vivre dans l’instant présent, surtout depuis que ma fille est née).
Mais au fond de moi, j’aurais adoré pouvoir filmer ce moment. Pour lui montrer, le jour de ses 18 ans ou le jour de son mariage. Et un peu pour moi, de manière égoïste, pour le revivre à l’infini.
Ce qui frappe avec les Ray-Ban Meta, ce n’est pas la liste des fonctionnalités. C’est la manière dont elles s’intègrent dans la vie. Je peux courir, pédaler, marcher en montagne, et capturer des images sans jamais casser le rythme. Le geste disparaît. Il n’y a plus cette interruption constante : sortir son téléphone, cadrer, vérifier, recommencer.
On peut aussi saisir des moments beaucoup plus simples. Un fou rire avec ses enfants. Une discussion à table. Un paysage qui ne durera que quelques secondes. Tout ce que l’on ne photographie jamais, faute de réflexe ou par peur de briser l’instant. Il y a quelque chose d’assez troublant dans cette idée de capturer sans effort. Comme si la technologie cessait enfin d’être une barrière pour redevenir un prolongement. Même l’audio s’invite discrètement. Écouter un podcast, prendre un appel, sans s’isoler du monde, sans casque apparent. Au fond, ces lunettes ne rajoutent pas grand-chose. Elles enlèvent surtout des frictions.
Imaginez ! J’aurais même pu filmer mon TED X, “Changer les mots, changer le monde”, en 2022 !
Les Ray-Ban Meta Gen 2 sont-elles personnalisables ?
C’est probablement la question la plus importante quand on a passé 40 ans.
Parce que le style, c’est bien. Mais voir clair, c’est mieux.
Bonne nouvelle : ces lunettes ne sont pas condamnées à rester un gadget pour parfaits myopes imaginaires. Elles peuvent être adaptées à votre vue, comme n’importe quelle paire de lunettes sérieuse. Donc vous pouvez commander vos Ray-Ban Meta partout, en ligne ou chez votre opticien.
On peut y monter des verres correcteurs, simples ou progressifs, à condition de passer par un opticien capable de faire un réglage précis. Et c’est justement ce point qui change tout. On ne parle plus d’un objet technologique que l’on porte occasionnellement, mais d’un équipement que l’on peut intégrer à son quotidien.
Évidemment, cela demande un peu plus d’attention. Surtout pour les bigleux comme moi (j’ai désormais des verres progressifs, joie du grand âge !). Le centrage doit être impeccable, le confort bien ajusté, et le poids légèrement supérieur à une monture classique peut surprendre au début. Mais rien d’insurmontable. En réalité, c’est même l’inverse. Une fois adaptées, ces lunettes cessent d’être un gadget pour devenir un prolongement naturel de votre vision.
Prêt pour le grand saut ?
Sélim Niederhoffer
