Ne vous faites plus marcher sur les pieds Valentin Becmeur

Ne vous faites plus marcher sur les pieds, de Valentin Becmeur

Trop bon, trop con ? Plus après la lecture du livre de Valentin Becmeur, « Ne vous faites plus marcher sur les pieds ! »

Valentin Becmeur est coach et formateur en communication, nous nous sommes rencontrés en 2012 déjà. Et nous sommes restés en contact depuis cette époque où il m’avait convié à un de ses ateliers sur l’éloquence.

Il sort aujourd’hui un livre, « Ne vous faites plus marcher sur les pieds ». Ce livre très court et rempli de bons conseils pour faire face aux manipulateurs et à ceux qui empiètent sur votre espace.
Présentation de ce bon bouquin à lire en deux heures chrono !

Même pas 170 pages : Valentin Becmeur a fait court pour son deuxième livre, « Ne vous faites plus marcher sur les pieds ».

Après « Décoder ses gestes en 10 leçons » aux Editions Leduc, il revient avec un titre au bénéfice immédiat qui incite à l’action !

Se faire marcher sur les pieds, ça nous arrive à tous, et ce n’est jamais agréable comme sensation.

Cette impression qu’une personne grignote notre espace mental, gagne du terrain petit à petit, de manière insidieuse.

Cette sensation indescriptible où l’autre vous envahit, s’attaque à votre sérénité mentale, prend trop d’espace, demande trop de temps, trop de services « anormaux » : Valentin Becmeur décrit très bien le processus de manipulation dont on est parfois victime.

Je me souviens très bien d’un cas comme ça, dans une de mes vies professionnelles, un nouveau collègue qui se permettait de prendre ma chaise sans mon autorisation quand je n’étais pas là.

Vous voyez bien le ridicule de la situation, et moi aussi : c’est juste une chaise, ce n’est en soi PAS TRES GRAVE, et j’aurais pu en prendre une autre.

Mais ce qui est grave, c’est la symbolique, de ce « nouveau » qui débarque, et au lieu de rester à sa place, décide de s’attaquer physiquement à mon espace.

Pas que je sois Sheldon Cooper non plus… Je n’ai pas de souci à changer de bureau, j’ai pris cette habitude de flexibilité avec mes différentes missions.


Mais en s’attaquant à ma chaise, sans même me la demander, il essaie d’établir une nouvelle règle, une nouvelle loi, un nouveau mode de fonctionnement où il imposerait sa force.

Une première fois, je lui ai expliqué gentiment que c’était ma chaise. Un superbe fauteuil ergonomique qui me met dans les meilleures conditions pour écrire.

« C’est ma chaise, et quand j’arrive, je ne veux pas perdre de temps à te la demander. »

Il me la restitue, passif-agressif, « hum hum ». OK.

Deuxième acte d’agression, quelques jours plus tard, où j’arrive au bureau après des réunions matinales.

L’avorton est assis sur ma chaise. Je ne suis pas très calme quand on m’agresse. Et là, c’est une agression que je prends comme telle.

Comme quand mes voisins refusent de baisser le son après mon passage chez eux avec le sourire. La deuxième fois, j’explose, je ne menace même pas.

(Et c’est là que le livre de Valentin Becmeur est utile, car il permet de canaliser vos explosions. Il permet de modéliser la situation, de comprendre ce qui se joue, de bien évaluer quelle stratégie pour quel type d’agression).

Ne jamais céder face à un agresseur

Dans l’Histoire, il y a une grande leçon en 1938, les accords de Munich, une honte signée par Daladier…

Céder ne serait-ce qu’un pouce à un agresseur, c’est lui donner raison, c’est l’encourager à avancer ses pions toujours plus loin.

Céder en espérant que l’ogre sera rassasié, c’est au minimum de l’optimisme, au pire de l’aveuglement et une méconnaissance de la psychologie humaine.

Dans mon cas, arriva ce qui devait arriver.

Le territoire doit être protégé. L’autorité doit être affirmée.

« C’est ma chaise. Je te l’ai expliqué il y a deux jours. Tu n’y touches plus jamais. Je ne te le redirai pas une troisième fois. »

Phrase livrée avec les options de circonstance : visage en colère, voix furieuse, comme expliqué dans « Ne vous faites plus marcher sur les pieds ».

Je ne jouais pas un rôle de « type en colère », j’étais enragé.

Mes mots, je les contrôle, même quand je suis en colère (ce qui n’est pas le cas de tout le monde, et si vous avez tendance à hurler, à devenir odieux et vulgaire quand vous êtes en colère, il vous reste du travail à faire).

Mais mes yeux, mon front, ma voix, la posture de mon corps ne laissaient aucun doute sur mon envie de le tuer si je l’avais pu. Il faut que l’agresseur ressente vraiment la menace pour qu’elle soit efficace.

S’il ne prend pas la menace au sérieux, il recommencera. Si on ne vous prend pas au sérieux quand vous menacez quelqu’un, c’est que ce n’est pas la bonne stratégie pour vous, vous devez en envisager une autre.

Fin de ma confession, la crise de la chaise fut résolue.

Mon prochain défi : réfléchir à une bonne solution pour ne pas insulter tous ces p%tains de voisins. Avec eux, l’agression est quotidienne, répétée pour le misophone que je suis.

J’ai deux choix : mettre quatre bâtiments au pas, ou quitter Paris. J’aime trop Paris, j’ai besoin de mon sommeil, j’en ai marre de sortir du lit toutes les nuits à 00 :15 pour aller insulter mes voisins.

Valentin Becmeur décrit très bien cette situation de guerre des voisins, et c’est vraiment le genre de conseils que je devrais prendre en compte avant de demander à mes voisins de la boucler…

Si vous avez tendance à ne pas trop vous rebeller quand on vous emmerde, si vous préférez ne pas trop vous défendre quand on vous envahit, je vous recommande vraiment la courte lecture de ce guide pour vous affirmer.

Je sais que vous voulez « être gentil », ne pas vous fâcher avec les autres, mais sur le long terme, cette stratégie d’évitement du conflit ne joue pas en votre faveur.

Dans ce livre, vous reconnaîtrez forcément des moments que vous avez vécus, et vous découvrirez des solutions que vous auriez pu mettre en place avant.

Heureusement, les emmerdeurs ne font jamais grève, et les leçons d’auto-défense mentale de Valentin Becmeur vous serviront encore et encore !

Bonne lecture à tous !
« Ne vous faites plus marcher sur les pieds »
Leduc S, 192 pages,
6 euros

Sélim, négociateur

One comment on “Ne vous faites plus marcher sur les pieds, de Valentin Becmeur”

  1. Pas mal du tout comme bouquin ! Je dois avouer que je ne rencontre pas ce problème au quotidien, mais il est toujours prudent de prendre ses précautions. Merci pour ce partage !

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