prendre le client pour un con

Faut-Il Prendre Les Gens Pour Des Cons ?

17H20, un mardi soir.
Faut-il prendre les gens pour des cons ? La responsable de la communication d’un groupe textile s’est dit que oui.

Et je suis tombé dans le panneau, je suis tombé dans son piège…

Péripétie rapide à lire, et leçon d’état d’esprit pour tous les copywriters, tous les rédacteurs web, blogueurs

Et pour tous ceux qui font du business, d’une manière ou d’une autre.

17H20, donc.

Au lieu de terminer ma mission d’écriture du jour, j’ouvre ma boîte mail et j’en vois un qui a l’air urgent.

prendre les gens pour des cons

L’objet du mail, le titre du mail est accrocheur et stipule : “Suite à notre conversation téléphonique – Blabla”.

Je ne connais pas l’expéditeur du mail, mais comme un bon mouton fatigué que je suis à 17H20, je clique et j’ouvre le mail.

Oh ! Un communiqué de presse pour une marque dont je me fous !

Un communiqué de presse que je n’ai pas demandé, de la part d’une personne que je ne connais pas !

A ce moment-là, trois pensées viennent se télescoper dans ma tête.

Le premier réflexe, c’est toujours d’applaudir pour le sale tour qu’elle m’a joué. J’aime bien les arnaqueurs, les filous.

En tant que fils de gendarme, vous voyez, j’ai un certain attrait pour ceux qui contournent les lois. C’est le côté ado rebelle prêt à briser toutes les règles.

En tant que copywriter, je me dis “OK, bravo meuf, tu m’as fait cliquer, j’ai l’info, tu es fière de toi ?”

Mais le titre de mail qui commence par “Suite à notre conversation téléphonique”, c’est Pierre et le loup.

Ça marche une fois.

Là, cette fois-ci, elle a atteint son but, si son but était d’obtenir un gros taux d’ouverture sur son envoi de mail.

Ça peut être un objectif comme un autre, mais c’est un objectif à court terme.

La deuxième pensée qui me vient, c’est de la plaindre.

Avoir recours à une vulgaire technique de growth hacking comme ça, une pauvre technique d’influence pour me forcer à ouvrir son mail, je vais lui faire payer.

Je suis revanchard, j’ai un égo, je m’aime, et je tiens à préserver une bonne image de moi, d’homme intelligent à qui on ne la fait pas. L’humain déteste quand on se joue de lui.

Aussi, quand je tombe dans son piège comme un mouton, je me dis que je vais lui faire payer.

Qu’elle va payer pour les 10 secondes de mon attention qu’elle a obtenue en me prenant pour un con (car non, on ne s’est jamais parlé au téléphone ce jour).

Et une respiration profonde plus tard, me vient une troisième pensée.

Je repense à ce qui est pour moi le plus important.

Un des fondamentaux du business : la relation.

Cette femme, je ne la connais pas, mais en un mail, elle a détruit la relation que j’aurais pu avoir avec cette marque de fringues.

En un mail, elle me communique l’info suivante : “Ecoute, je ne te connais pas, je m’en fous de te connaître, je veux juste que tu aies l’info et que tu la relaies à tes lecteurs qui aiment la mode masculine.”

En un mail, elle souligne le fait que ce qui compte pour elle et la marque, c’est le court terme.

Elle ne veut pas bâtir une vraie relation de confiance avec moi et tous les autres journalistes et blogueurs, influenceurs masculins présents dans sa mailing list.

En un mail, elle dévoile que ce qui compte pour elle, c’est le taux d’ouverture, le taux de clic, la conversion, le cash, mais pas la valeur pour le lecteur, pas la relation.

Son mail va donc immédiatement à la poubelle.

Je ne mentionne pas sa marque.

Je ne vais pas donner son nom non plus : elle a le droit d’utiliser des tactiques d’influence marketing bof bof.

Je garde juste dans un coin de la tête qu’un directeur, qu’une directrice, qu’un responsable de la marque a donné son feu vert pour cet objet de mail “putaclic”, au détriment de la relation, de la confiance avec le client.

Présent sur ce blog depuis 2010, je me mets au service de mes lecteurs pour bâtir une vraie relation de confiance :

  • Quand je recommande des livres
  • Quand je présente des fringues que j’aime vraiment
  • Quand je vous réponds en story sur Instagram

La leçon ? Ne prenez pas les gens pour des cons.

Même si les Inconnus avaient cette superbe phrase dans leur sketch “Les Publicitaires” :

“Il ne faut pas prendre les gens pour des cons,
Mais il ne faut pas oublier qu’ils le sont…”

Ne privilégiez jamais un coup d’éclat, la victoire d’une bataille rapide, quand la guerre va être longue, très longue.

Une marque se construit sur des années, des décennies. La relation avec le client est ce qu’il y a de plus important, à mon sens.

Ne cédez pas aux sirènes du court terme, privilégiez le long terme et la transparence.

Avant d’agir, demandez-vous toujours si le “vous” dans 20 ans serait fier d’avoir pris des clients pour des cons.

Si vous vous dites “à la guerre comme à la guerre”, on n’est simplement pas dans la même équipe vous et moi.

  • Je prends le temps.
  • Je travaille la relation.
  • J’établis la confiance quand je travaille, parce que je me mets à la place du client final.

A très vite pour de nouvelles pensées sur le copywriting !

Si vous cherchez un copywriter éthique, contactez-moi !

Sélim, mi-mouton docile, mi-scorpion revanchard.

2 comments on “Faut-Il Prendre Les Gens Pour Des Cons ?”

  1. J’avais eu une version avec « Re:… » une fois. Même dilemme que toi: j’apprécie la filouterie mais en même temps le gars était grillé.

  2. Après, la réflexion doit s’ouvrir, dans ce monde pragmatique, où la fin justifie les moyens…
    A très vite sur la East Coast 🙂

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