Des crêpes des fraises des filles

Premier baiser : la théorie de la crêpe.

Le guide du premier baiser n’existe pas, et c’est une erreur qu’il faut réparer dès aujourd’hui. Vous vous demandez quand l’embrasser ? Réponse du coach séduction pour éviter que le grain de sable vienne enrayer votre machine.

L’histoire qui suit, la théorie de la crêpe, est un parfait exemple de ce qu’il ne faut pas faire, un peu comme Maverick lors de sa manoeuvre inversée sur le MIG russe. Pas constructive pour le héros, mais formatrice pour tous ceux qui en liront l’analyse. Un premier baiser, ça se prépare ou ça s’improvise ?

Comment l’aborder ? Assez facile pour ce séducteur en herbe. Bien sapé, bonne tête bien remplie, il a a priori tout pour plaire. Il l’aborde en soirée en ayant une conversation normale. Ils veulent se revoir, elle lui laisse son numéro de téléphone.

Réussir son premier rendez-vous ? Check !

Obtenir un second RDV ? Check ! Tout se passe bien avec la demoiselle, il s’éprend rapidement d’elle en ce dimanche. Va-t-il trop vite en lui proposant de la revoir le mardi soir ? A ce stade de la relation, tout semble se passer pour le mieux lorsqu’ils sortent du bar. Résidant tous deux dans le même quartier, vous vous doutez bien de la tournure que vont prendre les évènements. Hollywood nous a conditionnés : le premier baiser, c’est maintenant ou jamais.

Devant sa porte à elle. S’il est malin, il préparera un conditionnement mental en prétextant une recrudescence des vols de sac à mains ou une explosion démographique de narco-trafiquants dans le quartier. N’écoutant que son courage, il l’accompagnera jusque devant son immeuble. Il s’arrêtera de parler, la fixera dans les yeux et saisira son visage. La caméra tournera autour d’eux. This is Hollywood.

Chuck Norris est à Hollywood
Chuck Norris n’a pas inventé la théorie de la crêpe

Dans le vrai monde réel des gens normaux, il est un peu anxieux. N’ose pas la prendre par la main car la sienne est probablement moite comme avant un entretien d’embauche.

Et c’est à deux rues de la conclusion provisoire que le drame intervient. A 500 mètres de la victoire, il décide de suicider son histoire qui commençait en 7 mots : “Bonsoir, je voudrais une crêpe au Nutella”. Après une course bien maîtrisée, il s’offre un croc-en-jambe, tout seul. La théorie de la crêpe était née.

La conclusion ? Mains occupées par son trésor pakistanais et bouche aromatisée au gras, notre séducteur a fière allure au moment de quitter sa princesse. De premier baiser il ne sera donc pas question. Elle part de son côté, lui du sien. The end. Fatal error.

Simple maladresse ? Erreur de débutant ? Un redoutable silence s’installe une fois que tous les mots ont été dits. Il ne lui restait que deux choix:

1/ Justifier le silence continu par une crêpe (un gentleman ne parle pas la bouche pleine, pas très piège à filles comme attitude).

2/ Lui sauter dessus, faire taire l’homme instruit et laisser parler l’instinct animal du séducteur.

La crêpe ici incarne l’erreur de timing. La séduction c’est comme un château de cartes, tant que la dernière n’est pas posée, on ne peut pas vraiment se relâcher. L’aspect logistique de la chose sera abordé très prochainement.

Conseil séduction : pour avoir les mains libres en toute circonstance, faites comme l’oiseau, ça vit d’air pur et d’eau fraîche un oiseau. Vous n’êtes pas obligés de prendre autant de drogues que les gens dans la vidéo…

One comment on “Premier baiser : la théorie de la crêpe.”

  1. Aaaah mais non ! Pas d’accord du tout ! La nourriture est un alibi parfait et une arme redoutable pour un premier baiser ! ça se partage.
    On peut présenter la nourriture à l’autre sous forme de bectée (macarons, fruits, etc). C’est très sensuel, ou encore, “Tiens ! Il te reste encore un peu de Nutella là, oui, juste là.”

    Je pense qu’un premier baiser réussi, c’est plus une question de confiance en soi et de connaissance des désirs de l’autre. Une fille qui a envie qu’un garçon l’embrasse va envoyer des signaux plus que clairs de son intérêt pour l’autre. Elle va allumer des néons virtuels sur lesquels il est écrit “EMBRASSE MOI” en lettres capitales. Cela ne foire que si l’homme hésite, c’est tout.

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