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Parler Aux Inconnus : C’Est Bon Pour La Santé !

Depuis votre tendre enfance, on vous dit de ne pas parler aux inconnus. “Méfie-toi des inconnus” ! C’est ce que mes parents me disaient, je crois qu’ils avaient un peu peur des pédophiles, des trucs pas glamour…

Les normes sociales et culturelles font qu’aujourd’hui, pendant un trajet, vous préférez rester sur votre smartphone que de parler à vos voisins, que de discuter avec ces inconnus qui sont bloqués avec vous.

Si je vous dis qu’être amical avec les inconnus vous rendra plus heureux, vous me croyez ?

C’est prouvé ! Laissez-moi vous raconter pourquoi le fait d’aborder et de discuter avec des inconnus vous ouvrira au monde.

 

Aborder vos voisins ou rester dans votre zone de confort ?

L’Homme a peur de l’inconnu, c’est dans la nature humaine. Et encore plus lorsqu’il s’agit de faire le premier pas vers des inconnus.

Engager la conversation avec un inconnu : ça fait partie des plus grandes peurs de l’être humain, avec la hauteur et les bêtes féroces !

Parler à un inconnu c’est étrange, vous ne le connaissez même pas : et s’il vous jugeait ? Et s’il était dangereux ?

Allez, revenons aux bases : saviez-vous que les personnes que vous fréquentez aujourd’hui ont toutes été des inconnues à un moment donné ?

Si vous faites le premier pas vers des inconnus dans les transports, dans la rue, à la plage, en soirée, certaines personnes ne vous rendront pas de bonjour, de sourire, mais c’est une petite minorité.

La plupart des gens seront ravis de vous parler.

Une étude, publiée par le Journal of Experimental Psychology : Mistakenly Seeking Solitude, nous montre que dans les transports, nous sous-estimons le plaisir futur acquis après une conversation, et même que nous sous-estimons l’envie des autres d’interagir avec nous.

C’est surtout dans les grandes villes qu’on voit énormément d’introversion sociale.

L’autre jour, j’entendais un de mes amis parisien déclarer : “Un bon voisin, c’est un voisin que je ne connais pas !”

Quand vous prenez le métro, vous ferez le même constat que moi : tout le monde est avec son téléphone, ses écouteurs, baisse les yeux dès qu’un regard se croise.

La peur est palpable. De temps à autre, des sourires, mais c’est bien rare. Tout le monde est sur ses gardes. (ça me rappelle cette histoire dans le métro)

Notre attention est concentrée sur nous, nous refusons de nous ouvrir aux autres, surtout dans les transports. Ça se traduit souvent par une forme de malaise social.

Ce n’est pas de votre faute. Vous avez été conditionné pour réagir comme cela.

C’est différent dans chaque pays. Le rapport aux inconnus est culturel, la proxémie (l’étude des distances sociales) est différente d’un pays à l’autre :

– Au Danemark, il est extrêmement rare de voir deux inconnus se parler.
– En Égypte, à l’inverse, ignorer un inconnu est mal vu.

Il y a une vingtaine d’années, les rues étaient peuplées de personnes ouvertes aux autres.

Voyez vos grands-parents, toujours ravis de papoter avec n’importe qui.

C’est notre société ultra moderne et notre bulle digitalisée qui nous pousse à rester dans notre zone de confort virtuelle.

Si vous souhaitez être plus heureux au quotidien, vous pouvez continuer l’article !

Les bienfaits de discuter avec un inconnu

Quand vous abordez quelqu’un, vous établissez un lien avec cette personne.

Une forme d’intimité, nommée intimité passagère, s’installe. Vous pouvez garder contact, ou pas, avec la personne abordée.

Le passage le plus connu pour ma génération ?

La scène où Brad Pitt et Edward Norton se rencontrent dans Fight Club, créant ainsi l’expression “ami à usage unique”.

Les amis à usage unique, c’est pratique : chaque personne de l’étude ayant discuté dans un transport en commun a perçu son voyage comme étant plus rapide que d’habitude, plus intéressant, et a ressenti un sentiment de bien-être à la fin de celui-ci.

Vous serez probablement dans l’optique de ne pas revoir cette personne, mais je vous recommande de faire l’effort d’être curieux, et de vous intéresser à elle.

La personne avec qui vous discuterez sera sûrement dans la même optique : elle ne cherche pas un nouveau meilleur ami, donc elle n’émettra pas de jugement.

Elle profitera juste du moment pour s’ouvrir, partager.

Fun fact si vous aussi avez l’habitude de discuter avec des inconnus : lors de l’échange que vous partagerez, vous vous livrerez plus facilement et vous sentirez mieux compris qu’avec vos proches.

Notamment car on attend de nos proches qu’ils nous comprennent, pas que nous leur expliquions tout.

Discuter avec un voisin pendant un voyage, c’est aussi l’occasion de découvrir de nouvelles choses, une nouvelle culture, une personnalité.

Il est aussi probable que vous ressentirez plusieurs émotions suite à votre échange :

  • De la confiance en vous car vous serez sorti de votre zone de confort
  • Vous serez de bonne humeur, si c’est le matin, la journée commence bien
  • Vous serez fier de vous après avoir ouvert votre esprit

Comment aborder un inconnu ?

Pour commencer et tenter cet exercice d’aisance sociale, un simple sourire aux passants quand vous allez au travail changera votre journée.

Le fait de sourire vous force à être heureux car votre cerveau associe le mouvement du sourire au plaisir.

Amy Cuddy l’expose très bien sur ce Ted.

L’effet est encore plus puissant quand le sourire est réciproque.

Le niveau supérieur, c’est de sourire en disant bonjour aux passants. Ça n’est pas creepy, c’est juste amical. Là aussi, l’effet est puissant pour vous et la personne abordée.

Vous aurez tous deux un sentiment de reconnaissance, avec un simple bonjour vous vous êtes considérés, vous n’êtes pas cet inconnu de plus, vous êtes L’inconnu qui l’a vu.

Si vous êtes à côté de quelqu’un, vous pouvez agir sur un élément extérieur. C’est la technique du triangle. Commentez cette “superbe voiture”, ou ce “magnifique dalmatien”.

Il y a quelques semaines j’ai pris un train qui avait 1h30 de retard, je n’avais jamais autant parlé aux passagers de mon compartiment.

C’est parce qu’on avait tous un point commun, on était tous dans la même galère (Merci la SNCF) !

Les points communs rassurent et poussent à la discussion.

(Les points communs sont un point clef de la psychologie sociale, c’est un des points central de l’oeuvre de Robert Cialdini “Influence & Manipulation”. Plus on a de points communs avec quelqu’un, plus il est facile de se connecter avec cette personne.)

Dernière possibilité pour discuter avec un inconnu : aborder avec un compliment.

C’est la version la plus compliquée, car il ne faut pas être flippant, ni insistant ni lourd.

Qu’il s’agisse d’un homme ou une femme, complimentez simplement, sur un vêtement par exemple, mais sans arrière-pensée sexuelle.

Pour ma part, qu’il s’agisse d’un homme ou d’une femme, s’ils portent des lunettes, je démarre toujours par là !

Sinon, il y a bien un bracelet, une cravate, une montre : un détail pour vous permettre de briser la glace !

Ouvrez les yeux, et lancez-vous !

Le but est d’avoir une discussion remplie de sympathie.

Dites-vous que vous égaierez vos journées, mais aussi celle des autres !

Sélim, “Smile like you mean it”

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