Nikon Film Festival : Je suis Célib

« Lui, c’est fou mais il était parfait au lit, mais je ne pouvais pas le montrer à mes copines. Insortable ce garçon… ». « Lui, il était parfait au niveau culturel, il savait tout, mais niveau fun, ce n’était pas ça… » « Jean, c’était le mari idéal… pour mes parents ! Mais pour moi il était beaucoup trop maniéré… »

J’adore écouter mes amies se plaindre de leurs mecs, de leurs exs, de leurs plans culs : jamais parfaits ! Cette quête de la perfection s’est intensifiée depuis quelques temps, et prend la forme d’une insatisfaction grandissante : à la moindre dispute, au moindre désaccord, on peut se permettre de faire table rase et de tout recommencer avec des applications de rencontres telles que Tinder ou Happn.

Vous êtes-vous déjà demandé ce que pourrait donner un système de célibataires en libre service, à sélectionner au gré de vos envies ? Dans le court métrage “Je suis Célib” ci-dessous (2min), une jeune femme utilise à la carte des hommes célibataires pour tous les moments de sa vie puis les repose à la borne, comme des Vélibs dans la ville de Paris.

Un service de Célib qui fonctionnerait comme le service Vélib parisien : pratique. Mais que faire quand il n’y a plus aucun célibataire disponible à la borne ? Que faire quand on n’est pas satisfait de la prestation d’un célibataire qu’on vient de louer ? C’est ce qu’imagine le mini-film “Je suis Célib” !

Avec Tinder, assiste-t-on à l’émergence d’une séduction et de relations à la carte ? Un amant pour la nuit, un mari pour la vie, et un accompagnateur pour les visites culturelles ?

Cette courte vidéo pose la question de notre rapport à la consommation amoureuse (et encore, j’ai presque honte de salir le mot amour de la sorte en l’utilisant ici).

Plus que jamais, le piège de l’hyperchoix décrit par Barry Schwartz dans « Paradox of Choice » reste d’actualité. Quand s’arrêter ? Quand décider de se poser ? Faut-il vraiment perdre le bonheur qu’on avait pour s’en rendre compte ?

PS : ici, on a le point de vue d’une femme, mais la vidéo aurait exactement le même impact avec celui d’un homme. Je ne traite pas le sujet pour dire « Bouh, c’est mal d’instrumentaliser les hommes ». Je cherche juste à réfléchir à la plus compliquée des questions : « C’est quand le bonheur ? »

Bon week-end à tous !

Sélim

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