musique mauvaise pour se concentrer

Comment la musique vous empêche de vous concentrer et nuit à votre productivité

Il est 9h et vous êtes dans le métro, quel est votre premier réflexe ? Sortir vos écouteurs (ou votre casque, beats by dre) et lancer votre musique préférée.

Si la musique adoucit les mœurs, cela fait quelques années que j’ai observé que la musique affecte la productivité !

Si la musique a une influence sur nos sentiments, découvrez comment en tirer parti pour améliorer votre concentration et votre productivité !

Comme l’a un jour dit un ex-Enfoiré, « Quand la musique est bonne […] elle guide mes pas ». (Jean-Jacques, on t’aime.)

Et c’est terriblement vrai ! À chaque musique son humeur et à chaque pas son rythme.

Si on demandait à mon compte Deezer la tronche de mes playlists après une rupture, il vous dirait : « Bonjour Sélim, tu es dépressif, tu n’écoutes que des slows. »

En revanche, lorsque j’ai la pêche, ma playlist est plus énergique, me permet de garder un niveau de motivation élevé !

N’avez-vous jamais ressenti un pic d’énergie en entendant les premières notes d’une musique ? L’envie de vous laisser aller à une petite sieste quand vous fredonnez une chanson plus douce ?

La musique comme source de motivation

Lorsque vous écoutez une musique que vous aimez, il a été prouvé que le cerveau libère de la dopamine, un neurotransmetteur qui vous fait vous sentir bien et réduit le stress et l’anxiété.

D’après Valorie Salimpoor sur le site du Guardian, « Une série de simples tonalités peut être l’une des expériences les plus agréables qu’un être humain puisse faire. C’est incroyable parce que ça implique que d’une façon ou d’une autre, notre cortex suit ces tonalités dans le temps, avec une construction, de l’anticipation et des attentes ».

Écouter de la musique pendant une activité sportive peut aider à réduire l’ennui et à améliorer la qualité de vos séances d’entraînement.

Selon une étude menée par le psychologue sportif Costas Karageorghis, la musique améliore les performances physiques en augmentant la capacité à faire de l’exercice plus longtemps et plus fort et en retardant la fatigue.

Pour Daniel Levitin, neuroscientifique et auteur de This Is Your Brain on Music, la musique peut rendre les tâches répétitives plus agréables et augmenter votre concentration sur cette tâche. (coller des étiquettes sur des enveloppes, envoyer le même mail 50 fois en changeant le prénom du destinataire)

Ainsi, une étude montre que la musique pourrait améliorer le rendement des chirurgiens qui effectuent des tâches répétitives non chirurgicales en laboratoire.

Mais malgré toutes ces études, ce n’est pas ce que je ressens quand je travaille. Je n’arrive plus à travailler en musique depuis bien longtemps : la musique me déconcentre.

S’il y a des paroles, je les suis, je me mets à chanter, je suis pris par le son et je perds ma concentration.

Confession : si vous me voyez en train de taper sur un ordinateur, un casque sur les oreilles, c’est uniquement pour me couper du bruit… La musique est malheureusement une ennemie de ma productivité.

La musique ruine la productivité ?

Seulement voilà, toutes les musiques ne sont pas égales.

Des études sur les fonds musicaux en milieu de travail ont démontré que les musiques avec des paroles réduisent notre performance mentale au travail, tandis que la musique instrumentale pourrait augmenter notre productivité.

C’est d’ailleurs ainsi que je le ressens : j’arrive bien à travailler sur des bandes originales de film, du James Horner, mais pas sur du Drake.

De plus, les recherches de Applied Acoustics ont montré que les performances sont réduites avec une meilleure intelligibilité de la parole. En termes simples, plus nous entendons de voix pendant le travail, y compris les paroles, plus notre productivité est faible.

Je suis un humain basique : si j’entends une voix, une vraie autour de moi, ou dans une chanson, j’écoute. Et je perds en productivité à cause de la musique.

La musique est à l’image de tout dans notre société, addictive. Et c’est logique : écouter une chanson que vous aimez bien, c’est vous procurer un shoot facile de dopamine.

À la manière du fumeur qui va avoir besoin de sa clope pour attaquer la journée, vous pouvez développer une dépendance à ce shoot de dopamine.

Plus jeune, je me suis rendu tous les matins à mes concours d’école de commerce avec The next episode de Dr DRE dans les oreilles. Histoire d’arriver gonflé à bloc.

C’était ma drogue. Ces jours-ci, j’ai tendance à mettre DJ Khaled, All I do is win, pour affronter la douche matinale !

Des neurobiologistes canadiens ont observé ce phénomène quantifiable : pour certains participants, le plaisir de la musique était assimilable au plaisir sexuel ou à la prise de drogue pour un dépendant.

Cette obsession des gens pour la musique pousse littéralement n’importe qui à ne devenir plus qu’une individualité, coupée du monde extérieur.

Et là ça devient problématique, comme l’explique Anna Kreamer : se couper du monde extérieur c’est aussi et surtout se couper de conversations, parfois anodines et parfois bien utiles.

Au sein des entreprises, la musique éloignerait les employés les uns des autres.

Et si chaque maillon d’une chaîne ne vibre plus au même tempo que le précédent et le suivant, la communication n’en devient que plus compliqué.

La musique nuit inévitablement, donc, à la productivité, CQFD.

Quand j’interromps un de mes collègues avec son casque, ça m’énerve de l’appeler, de me rendre compte qu’il ne m’entend pas, de devoir me répéter !

Alors, musique ou pas pour mieux travailler ?

J’aimerais commencer en parlant de cette étude publiée dans Psychology of Music qui a montré que la musique entre deux tâches pouvait améliorer les résultats scolaires des élèves et leur permettre de se concentrer sur une tâche pendant de longues périodes.

Si vous voulez profiter du meilleur des deux mondes, vous pouvez travailler en silence et vous éloigner périodiquement pour écouter de la musique, avant de retourner au travail.

Une étude publiée dans l’Applied Cognitive Psychology Journal s’est penchée sur les effets distrayants de la musique sur la performance des introvertis et des extravertis dans diverses tâches cognitives.

Au cours de l’étude, 10 introvertis et extravertis ont subi deux tests : un test de mémoire qui nécessitait un rappel immédiat et retardé, et un test de compréhension de lecture.

Les participants devaient compléter les tests soit en étant exposés à la musique pop, soit en silence.

À la fin de l’étude, les chercheurs ont découvert qu’il y avait un effet préjudiciable sur le rappel immédiat du test de mémoire pour les deux groupes, pendant que la musique était jouée.

Cependant, après un intervalle de six minutes, les introvertis qui avaient mémorisé les objets ont obtenu de bien pires résultats en rappel que les extravertis dans le même état.

En outre, les introvertis qui ont accompli une tâche de compréhension de la lecture lorsque la musique a été jouée se sont également montrés nettement moins bons que les extravertis.

Enfin, on est tous différents.

Certains de mes potes pouvaient travailler avec des morceaux de rap carrément violents, d’autres de l’électro, quand je me laisse déconcentrer même par de la musique classique.

Ma musique pour la productivité maximale : le bruit de la pluie, le bruit du feu dans la cheminée, ou le bruit des vagues. Heureusement que Youtube est là pour m’aider à me concentrer avec ces sons naturels !

Et vous, vous êtes plutôt quoi ? Mozart, Future, PLK, des instru ou des sons naturels ? Dites-le-moi dans les commentaires ci-dessous !

Sélim, moine productif ascendant « le silence est d’or »

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