loi contre les sites pornographiques

Loi sur l’accès aux sites pornographiques : comment les Français vont contourner le problème…

Un branle-bas de combat s’opère au sein d’un secteur déjà sulfureux en France : les éditeurs de sites pornographiques gratuits connaissent une grande menace pour leurs activités.

En effet, déjà en fin d’année 2019, Emmanuel Macron annonce que les règles vont se durcir pour l’ensemble des acteurs du secteur. Ils doivent mettre en place des solutions efficaces afin de correctement filtrer et restreindre les accès aux mineurs. Mais cette réforme ne concerne pas seulement les éditeurs de sites X.

Le Gouvernement français est actuellement en train d’étudier un nouvel amendement. Déjà voté par le Sénat, et porté par la sénatrice LR de Saône-et-Loire, Marie Mercier, il impose donc aux éditeurs de sites X de collecter des informations afin de rendre inaccessibles leurs contenus aux mineurs.

Rattaché à la loi visant à protéger les personnes des violences conjugales, l’amendement obligerait les utilisateurs à s’identifier de deux façons :

  1. En rentrant ses données bancaires de carte bleue, afin d’authentifier l’âge de l’utilisateur.
  2. En se connectant à France Connect, qui est rattaché aux informations que possède Améli.fr. Et ce, toujours avec ce même objectif d’authentification. (Proposition rejetée en juin 2020)

À l’heure actuelle, c’est le bras de fer. Et il concerne l’État français, les éditeurs de sites pour adultes évidemment, mais pas uniquement. Les acteurs et les organisations militantes pour la protection de la vie privée et de la confidentialité des données montent aussi au créneau.

En effet, exiger que les sites pornographiques gratuits collectent des données aussi confidentielles, c’est porter atteinte à la vie privée des utilisateurs.

Quelles sont les conséquences réelles de ce “flicage digital” ?

Pour vous dépeindre le panorama de cette nouvelle annonce, qui comporte plusieurs sujets collatéraux, je cite Harold Li, Vice-Président d’ExpressVPN, solution VPN pour protéger sa vie privée en ligne, qui s’exprime donc sur ce sujet.

Il soutient que “demander à des sites pour adultes de collecter des données d’identification pour la vérification de l’âge est une catastrophe en matière de confidentialité des données. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’une idée similaire au Royaume-Uni a finalement été abandonnée l’année dernière. Car si la violence domestique et l’amélioration de la sécurité des enfants sur Internet sont des questions importantes à traiter, cette approche présente des risques inacceptables pour la vie privée et la liberté d’expression. Les systèmes de vérification de l’âge collecteraient une quantité considérable de données personnelles et sensibles sur vos habitudes et préférences. Des données qui pourraient être utilisées de manière inappropriée, consultée ou même faire l’objet de fuites dangereuses pour votre sécurité en ligne.”

Car on le sait tous, les sites pour adultes comme Youporn, Tukif ou Pornhub sont souvent la proie préférée des pirates et autres cybercriminels.

Cette perspective une fois tracée, fait donc revoir sous un prisme différent, la proposition de loi de la sénatrice. Protéger les mineurs est une chose certes, mais il ne s’agit pas de déshabiller Paul pour habiller Jacques. Si les utilisateurs de sites pornographiques se retrouvent menacés, c’est par extension, ouvrir une grande brèche dans la sécurité en ligne dans sa globalité.

Quelles solutions pour protéger ses données confidentielles ?

S’inspirant des procédés en place sur les sites de jeux d’argent, les solutions techniques sont donc en lice à être imposées par la CSA. Mais il existe des façons de contourner les restrictions d’âge sur les sites concernés, et donc, toutes les menaces que cela représente.

Car on évalue à au moins 25 %, les impacts que cette réforme aura sur la confidentialité en ligne, il est important de savoir comment se prémunir de tout risque.

Si les navigateurs en mode privée ont connu leurs superbes, ils sont aujourd’hui, moins fiable qu’un changement d’adresse IP par exemple.

Et pour cela, à ce jour, rien ne reste plus sécurisé que l’utilisation d’un VPN. Avec un niveau militaire de cryptage de données, et la connexion à des serveurs distants, qui anonymisent votre identité grâce à des passerelles, vous vous retrouvez protégé de toutes failles de sécurité.

On aurait tendance à penser que cette réforme ne concerne que les utilisateurs de sites pornographiques. Cependant, et nous le savons par expérience, les cybercriminels opèrent aussi sur les interactions entre les différents utilisateurs. C’est donc, potentiellement, n’importe quel internaute qui peut se retrouver menacé par une tentative de vol de données confidentielles.

Le combat pour protéger sa vie privée est à un tournant déterminant aujourd’hui. Et si les organisations militantes se mobilisent, il en va de l’intérêt général de nous imposer à notre tour, de manière individuelle, face à la tyrannie des grandes institutions pour protéger notre vie privée.

Et vous, comment vous allez réagir à cette nouvelle loi ? Vie privée VS protection des mineurs : comment vous positionnez-vous dans ce combat idéologique ?

J’ai beaucoup aimé la position de businessman responsable de Grégory Dorcel sur le sujet : pour lui, la faute se situe surtout chez les grandes plateformes comme Pornhub et XVideos, «ces acteurs sans foi ni loi qui, au mépris de toutes les lois nationales, diffusent des contenus pornographiques sans aucune protection des mineurs». Source : le Figaro.

A mon avis, le combat législatif ne fait que commencer… Affaire à suivre !

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