Le vendredi, paroles aux filles.

Le récit de ce vendredi sent bon la rentrée universitaire. Souvenirs, souvenirs… Donner la parole aux filles le vendredi, c’est le seul moyen que j’ai trouvé pour prendre un week-end prolongé.

Je sais, c’est nul comme technique, parce qu’au final, il faut tout de même mettre en ligne à un moment donné. Aujourd’hui, récit cocktail smoothie, la fille a tout compris, le tout est bien décrit. Merci à Solene pour cette vraie étude de cas. Analysez, réfléchissez, adaptez à votre gré. A tester dès la rentrée !

“Une fête d’anniversaire chez un copain de promo; plus de 50 personnes attendues d’après l’évènement Facebook.

Comme d’habitude, je suis en retard.  Il y a déjà beaucoup de monde quand je rentre enfin dans l’appartement. Ma bouteille de Malibu à la main, je me dirige vers le bar pour y prendre un premier verre. Trois mecs que je ne connais pas se trouvent devant et sont en train de discuter. J’en remarque un qui me regarde avec un sourire plutôt charmant. Je me sers à boire mon fameux « Malibu-Coca » et relève la tête dans sa direction ; il me regarde toujours. Je lui renvoie son sourire. Il comprend le « signal » et  s’approche de moi pour me parler.

De taille moyenne, des yeux marrons, des cheveux mi-longs avec une mèche lui tombant sur les yeux, ce garçon ne correspond pas vraiment à mes « critères » physiques habituels. Peu importe, on commence à discuter. La musique est forte, les gens sont bruyants, on se rapproche pour pouvoir s’entendre. Son parfum m’attire, une odeur de réglisse (cf Lolita Lempicka au masculin) mélangée à son odeur naturelle me fait me rapprocher encore un peu plus de lui. On parle de tout et de rien, des gens que l’on connait à la soirée, de nos études, de la musique… Son regard et son sourire me troublent. Il me présente à ses 2 potes avec qui il est venu. Je repars boire un verre et je vais dire bonjour à mes amis. On se perd alors de vue et je continue la soirée de mon côté.

On se retrouve plus tard par hasard (ou pas ?) dans une autre pièce de l’appartement beaucoup plus calme. Je suis en train de discuter avec mon ami chargé de prendre les photos de la soirée quand il entre dans la pièce suivi de ses acolytes. Il se présente à mon ami et lui demande s’il peut tester son appareil photo. Il prend quelques clichés de personnes présentes dans la pièce puis se fixe sur moi. Il sort alors à ses amis : « les photos sont jolies mais le modèle encore plus ». Il continue à sourire tout en me regardant.  Je sais qu’il cherche à me séduire.

La soirée continue. Il doit partir ; une autre soirée les attend, lui et ses amis et c’est lui qui doit les y conduire. Il insiste pour que je vienne avec eux. J’hésite mais je préfère rester là où je connais beaucoup de monde. On se dit au revoir et ils s’en vont.

Il revient une heure plus tard, seul. Il s’approche de moi avec son fameux sourire et m’explique qu’il n’a fait que déposer ses potes à l’autre soirée et qu’il préférait revenir à celle-là.  Je suis contente de le revoir. On continue de discuter. Il me fait rire.

La soirée s’achève, il ne reste quasiment plus personne. Je me prépare à rentrer à pied avec quelques amis qui habitent près de chez moi. Il insiste pour me raccompagner en voiture mais je refuse. On part chacun de son côté.

Je suis dans la rue quand une voiture s’arrête à ma hauteur. C’est lui, tentant une dernière fois de me  raccompagner.

Je ne suis pas tombée dans son piège à filles ce soir-là, mais sa détermination, ses attentions à mon égard, son sourire m’ont poussée à le revoir quelques jours plus tard. J’ai succombé à ses charmes moins d’une semaine après notre rencontre.”

L’analyse du coach : allez, on refait le match en 5 sets. Partition presque parfaite, c’est tellement plus facile quand les deux joueurs sont sur la même longueur d’ondes.

Acte 1 : l’évènement Facebook. Permet de repérer les participantes. Attention toutefois à ne pas pousser trop avant la préparation de votre soirée. Gardez de la place pour la surprise. J’ai ainsi des amis psychopathes qui ont l’art de mettre les gens mal à l’aise. Exemple : Garçon XY rencontre fille XX. XY dit à XX : “Salut, je m’appelle Kyle XY”. XX répond “Salut, je m’appelle XX”. “Je sais, t’es l’amie de XYZ et tu bosses chez KPMGMT et ta photo de profile est prise sur ton cheval”. Ca fait peur. Vous n’êtes pas un serial killer qui connaît toutes les habitudes de sa victime, je tiens à le rappeler. Maîtriser certains paramètres, oui, devenir complètement taré, non.

Acte 2 : le signal. Génial, une fille qui a conscience d’envoyer des signaux. La majorité des filles fait toujours semblant de n’y être pour rien. “Je vous jure, c’est lui qui est venu me parler”. Oui, mais il est venu parce qu’il a vu le feu vert ! Lu le signal, décrypté la situation de go/ no-go implicite ! Le gentleman célibataire n’est que très rarement kamikaze. Il a vu le sourire, il a capté le regard, il va engager la conversation. Simple, direct. N’attendez pas qu’un autre l’aborde à votre place. Vous seriez déçu, elle pas forcément.

Acte 3 : le physique “peu importe”. Voilà bien un motif d’inquiétude de mes clients. “Mais elle est trop belle pour moi“, “mais je suis trop petit”. Je ne vous refais pas le couplet de Gainsbourg, ou de Cyrano. Ou de Tom Cruise le nain. Ou de notre président si facilement caricaturable. Vous pouvez très bien ne pas être son type d’homme, et la séduire malgré tout. L’esprit, la malice, l’humour. Attention, je ne vous encouragerai jamais à vous laisser aller physiquement. Simplement, le physique étant voué à la déchéance, autant cultiver d’autres atouts pour le futur. Le récit de Solene, c’est l’illustration de “l’amour est aveugle”. Non, pas l’émission. Le proverbe.

Acte 4 : on lui dit quoi à la madame ? SBAM, ça vous parle ? Sourire, bonjour, au revoir, merci. C’est le b.a.-ba dans le monde du service. Au final, les sujets de conversation dans une fête étudiante sont assez simples à trouver. Solene parle de quoi : des gens, des études, de la musique. Qui connaît-on ? Qu’étudie-t-on ? Qu’a-t-on en commun si ce n’est l’envie de se sauter dessus faire connaissance et de passer un bon moment ? Pas de panique, si elle est intéressée, elle contribuera elle aussi à la conversation. Vous n’avez pas tout à faire.

Acte 5 : l’attitude gagnante. C’est son récit. Je ne l’ai pas retouché. Par deux fois elle utilise le mot “insister”. Écrit-elle lourdeur une seule fois ? Non. Ce mec a la bonne idée d’insister, de faire passer le message suivant : “je te veux”. Ou “tu me plais”. L’essentiel étant que le message soit bien reçu. Il est léger dans son approche, n’a pas peur de son refus. Il est à ce moment-là pilote de la relation. Il propose des directions, elle choisit. Il n’est pas passif. Elle a beau refuser, elle sait qu’il est capable de proposer, et qu’il recommencera si elle envoie les “signaux”. Qu’il n’est pas tétanisé par l’enjeu. Qu’il n’en fait pas toute une montagne.

Détermination, humour, phrase niaise mais so cute au moment de la photo, cet homme élégant mérite son titre de piège à filles. Bon week-end à tous ! On se retrouve lundi pour une semaine placée sous le signe du poker.

2 comments on “Le vendredi, paroles aux filles.”

  1. Hé hé 😉 Pas mal la planche BD ! RRRRrro Sélim, vous êtes un incorrigible garnement !
    C’est NPP : Net, Précis, Parfait ! Très bonne analyse coach !

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