La fille du vendredi est élitiste.

Ça arrive parfois. Il y en a. On en rencontre qui vivent dans une galaxie perdue, perchée, pervertie. Un peu comme les rois du monde qui sont au sommet, “ils ont la plus belle vue, mais y’a un mais”.

Cette fille du vendredi a des goûts simples. Elle se contente du meilleur. C’est un peu comme Top Gun. L’élite. La crème. Les meilleurs des meilleurs. Récit de mon amie Blabla.

“La soirée de départ d’une copine station Parmentier (la loose).
Personne que je connais (la loose encore).
Le vénérable coup de la copine : “je vais te présenter un mec génial, il est juste fait pour toi, tu vas adorer”.
NDLR: d’une part je me suis réellement sentie Bridget Jones (nan mais nan mais je sortais d une relation vachement longue tout ça).
D’autre part les derniers potentiels hommes de ma vie ou hommes de ma nuit qu’elle m’avait présentés étaient plus petits que moi  (même en inches), passionnés de vespa ride dans le port de Saint Nazaire, ou encore accro à David Guetta. Autant dire que j’avais confiance.
Je débarque dans une pièce bourrée de monde, je dis mon prénom 18 fois, écoute des anecdotes, sourit affectueusement en mode corbeille de la mariée mais le fameux « FDP » n’était toujours pas la.

Je me suis dit autant se renseigner un peu avant de tester le produit : sur le papier, ça sonnait bien ; bonne famille, élève des Mines de Paris (ça c’est mon côté snob, je ne couche pas en dessous de la number 10 du classement Financial Times). Reputedly très beau garçon.
Bref, je n’étais pas plus motivée que ça mais avec le bronzage, la jolie robe, les effets du “régime flash abdos fessiers” des vidéos de Cindy Crawford pré-summer, je me disais que j étais pas loin de mon maximum.

Entre donc le sieur.
Ok, pas mal.

Je ne dirai pas que c’était coup de foudre à Notting Hill ou Titanic mais bon, prix de réserve convenable comme on dit dans mon métier.
La discussion s’engage “alors c’est toi la fameuse “fille à me présenter”” etc etc… banalités,convenances, allez séduction quand même un peu, c’était l’été.
La soirée avance, les verres se vident, David Guetta se met en route sur la stéréo (oui, le former homme de ma vie était là aussi, fun).

Apres avoir passé une bonne partie de la soirée avec lui, je me disais il est canon mais particulièrement arrogant. Ca va moi aussi je suis intelligente, successful et le monde est à mes pieds. Quel James Bond des maths. Un bon scientifique qui a peur des paillettes et n’a même pas lu Stendhal…mais un truc tout de même. Il m’a fait rire… ah oui ca marche, c est classique ça marche. Médire sur tous les invites, faire des paris, s’envoyer des piques dignes des tournois médiévaux, classique. Appréciable.

Il propose de me raccompagner, je dis ok. J’avais en tête l’idée de le laisser totalement sur sa faim. Spotted : ils quittent ensemble la soirée…sous les yeux plein de cœurs de ma copine du coup. C est fou de créer l amour autour de soi, n’est-il pas?
Je décide de marcher et non de prendre un taxi (trop cher) ou un vélib (trop dur). Une marche d’environ 5 heures où je me suis trompée de sens 35 fois, ai trébuché (non saoule) 20 fois.
Le garçon était patient. Il comptait donc me raccompagner jusqu’à chez moi.Hum mais alors du coup je pouvais difficilement lui dire “bon ben salut a la prochaine merci pour la ballade Paris by night, c était encore plus fun qu’en batobus”. Cela dit la ballade était charmante. Je pense que je ne me rendais pas compte que je cédais totalement psychologiquement.
Donc…rapprochements, insinuations, autant de “signes” qu’une fille envoie par texto à sa BFF.

On arrive donc à ma rue, puis ma porte, puis ma chambre.

La suite est classée confidentielle, je ne ferai pas de dessins. Moi qui pensais le laisser sur sa faim, je me suis totalement laissée avoir. Certains hommes ne vous donnent pas le choix, c’est curieux. J’aurais facilement pu dire “bon ben bonne nuit” mais il ne l’aurait pas entendu de cette oreille et j’étais prise à mon propre piège.

Tellement self-confident. Même par orgueil, je n’aurais pas refusé en fait.
Et excellent souvenir. Tiens, j’ai même un sourire sur les lèvres là en y repensant.

Le fun de l’histoire : qu’il croise ma mère à la table du petit déjeuner le lendemain matin.

Telle fut prise qu’elle ne croyait pas se faire prendre !”

L’analyse du coach :

Une fille sympa et élitiste, qui va vous demander de montrer patte blanche avant d’aller plus loin. Comment gérer ces casse-c situations ?

Il faut d’abord la comprendre : ce n’est pas le genre de fille à se faire lever en boîte. Elle reste dans son environnement, ses proches, son cercle. Homogamie que ça s’appelle en sociologie facile. Qui se ressemble s’assemble. Elle connaît sa valeur, à vous de jouer au Juste Prix avec elle. Lui donner trop de valeur, c’est perdre la vitrine vous dirait Philippe Risoli. Alors par sécurité, donnez-lui en toujours moins que ce qu’elle attend.

Ses études ? On s’en fout. On va lui dire qu’on l’aime pour sa personnalité. Pour ce qu’elle n’a pas appris dans les livres. Pour sa street cred.

Son patrimoine ? On s’en fout. On va lui dire qu’on l’aime pour sa personnalité. Pour ce qu’elle a acquis par elle-même, pas pour ce qui lui vient de ses parents.

Et quand elle vous pose des questions sur vous ? Dans ces moments-là, soyez vous-même : drôle, charmant, intelligent, vif d’esprit, un bon mix de toutes ces qualités pour lui faire passer un bon moment. Si elle a besoin d’être rassurée sur vos possessions et que vous n’avez rien, vous pouvez toujours faire montre d’ambition. Lui expliquer qu’avec vous, c’est un pari sur l’avenir. Que vous avez retenu les leçons de la révolution de 1789 et que quand les têtes tombent, peu importe le patrimoine. Ou la laisser là, comme une fille vénale qu’elle est. J’ai des amis rich and famous qui ne parlent jamais de ce qu’ils ont. Pas besoin de trop en faire.

Le meilleur exemple était un joueur de foot célèbre qui avait un piège à filles imparable. Il se faisait passer pour un livreur de pizzas en soirée. Cela lui évitait de tomber sur des filles vénales. Et il réussissait à séduire les plus belles.

La phrase à retenir : “Certains hommes ne vous laissent pas le choix”. La séduction, c’est une danse. Faites-lui tourner la tête, faites-la rêver. En ayant la situation en main. Vous guidez, c’est votre rôle. Rares, très rares sont celles qui feront le premier pas. Vous devez lui montrer que vous assumez tout ce qui se passe. Que vous en êtes le responsable. Si tout est bien fait, malgré ses barrières mentales “ce soir je ne fais rien, ce soir il dort dehors, ce soir je ne suis pas épilée”, elle tombera dans vos bras sans même s’en rendre compte, mais avec plaisir et aucun regret.

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