La course des garçons de café Orangina et le perfectionnisme

Dimanche dernier, j’ai participé à la course des garçons de café d’Orangina. Bizarre pour un coach en séduction ? Pas vraiment. J’ai eu la chance d’être formé dans mes jeunes années au Sun Valley à Grenoble en tant que serveur. En termes de relationnel, un serveur qui fait bien son boulot à tout à gagner. L’amalgame serveur = dragueur… est vrai, on ne va pas se mentir.

Numéro de téléphone de filles jolies, oui oui, pluriel. Possibilité de les faire rester après la fermeture du bar pour discuter et prendre un dernier verre. Probabilité de ramener une fille chez vous en hausse. Probabilité d’en ramener deux à la fois : exponentielle. Mais là n’est pas le problème, je vous raconterai plus tard comment je perdais à chaque fois leurs numéros et me faisais enguirlander par ceux qui auraient pu en profiter.

Le plateau au bout du bras, ça développe votre équilibre. Ça développe votre “self-conscience” : vous avez un corps, vous apprenez à vous en servir. Votre bras, le droit en l’occurrence, devient plus robuste. Le sourire devient plus commercial, mais c’est pour la bonne cause : plus de pourboire, c’est plus de sourires et ça permet de prendre son numéros de téléphone plus facilement.

Ça faisait longtemps que je n’avais pas eu la sensation du plateau. Ce dimanche, c’était la course des garçons de café à Paris, pour les 75 ans d’Orangina. Cela faisait dix ans qu’elle n’avait pas eu lieu, c’était donc un évènement sympa. Départ Place des Vosges, j’ai bien failli ne pas m’aligner pour cause d’absence de vestiaire pour me changer. Dur. A la dernière minute, on nous propose de laisser nos affaire dans une voiture. On accepte. Je prends le départ avecVictor et Delphine qui a le mérite de courir en talons. Oui. En talons, carrément.

Le but : courir moins de 3 kilomètres avec un plateau au bout du bras. Sur ce plateau, un limonadier (ou décapsuleur pour les amateurs), un verre rempli d’Orangina et une bouteille d’Orangina, ouverte. Il faut passer l’arrivée avec le verre et la bouteille encore remplis, si possible.

Pour des raisons de débilité, je finis deuxième du classement amateur. La débilité, c’est d’être parti immédiatement avec le peloton de tête. Et de me retrouver pris dans un embouteillage qui m’a coûté de précieuses secondes. Le gagnant a été plus intelligent : nous étions chronométrés grâce à des puces, donc seul le temps comptait, pas notre ordre d’arrivée. Le gagnant est parti derrière tout le monde pour d’éviter les embouteillages. Malin. Bravo.

Heureusement que les pompom girls étaient là à la fin de l’épreuve pour nous réconforter. Je n’ai pas pu prendre de photo, tout mon matériel étant dans la voiture au départ. Victor, un ami plus malin, a eu la bonne idée de prendre une photo souvenir (Victor porte le dossard 21) sur le chemin du retour. Il y avait des participantes déguisées qui nous ont fait l’honneur de nous escorter.

Le lien avec la séduction dans tout ça ? C’est plutôt du développement personnel, lié à la quête du bonheur. Le perfectionnisme a un coût : l’insatisfaction permanente. Le perfectionniste n’est jamais heureux de son résultat, il trouvera toujours quelque chose à redire, à se reprocher. Il trouvera toujours le microgramme de poussière sur un bibelot. Le perfectionniste est fatigant, car rien n’est jamais assez bien pour lui. Le problème d’une âme de compétiteur, est qu’elle touche rarement un seul domaine. Pourquoi se poser avec une fille, alors qu’on peut en avoir une mieux en cherchant correctement, en faisant plus d’efforts ? Le perfectionniste souffre car il ne sait pas profiter du présent, et pense que le futur sera toujours meilleur. Mon travail, avec mes clients, consiste souvent à les aider à s’accepter tels qu’ils sont, en profitant de l’instant présent.

Pourtant de mon côté j’ai du mal à accepter cette place de second. J’ai toujours été un compétiteur. Je viens de retrouver l’origine des paroles que j’avais en tête : “Coz there’s no points for second best”. Une chanson de la bande originale de Top Gun, encore une fois.

Et dans le film même, Viper l’instructeur explique les règles du combat en vol :

“This school is about combat. There are no points for second place”.

 

Le piège à filles et ses escort-girls
Le love coach, chaussettes oranges et escort-girls (Photo Victor Lamant)

Technique de séduction : Même si ça me coûte de le dire, la vie, ce n’est pas Top Gun. Il y a de la place pour les seconds, qui peuvent être très valeureux. Même si c’est dur à accepter. Demandez à Federer, à Novak Djokovic aujourd’hui. Même si vous n’êtes pas le meilleur dragueur, même si vous n’êtes pas le plus séduisant, une fille bien vous attend quelque part. Il va falloir aller la chercher. Vous n’êtes pas obligé de courir avec un plateau pour la trouver, vous pouvez y aller en marchant. Entouré par six filles, ça marche plutôt pas mal ! Bisous !

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