Kingsman, Services Secrets

J’ai eu la chance d’assister à une avant-première de Kingsman, Services Secrets au Grand Rex.

Si le commandeur Bond est lui au service de sa Majesté, les agents Kingsman sont au-dessus des allégeances à un pays en particulier. Ils sont libres car détenteurs d’un gros héritage, et n’ont donc de compte à rendre à aucun gouvernement.

Une comédie avec des agents secrets, c’est possible ? Entre Tarantino et un « vrai » film d’espions, j’ai trouvé 5 bonnes raisons d’aller voir Kingsman.

 

Un film pour les cinéphiles

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Pour les hommes. Les jeunes hommes. Mais qui plaira aussi aux femmes : la violence en mode jeux vidéo POV nous plonge au plus près de trois ou quatre scènes rocambolesques et très graphiques.

Le vrai héros est le jeune Eggsy qui doit survivre à sa formation de Kingsman, des agents secrets très spéciaux et venger la mort de son mentor. Et sauver le monde, au passage, parce que la récompense est vraiment motivante (une princesse, en mode « Peach is a bitch »).

Des plans volés à X-Men : la scène où l’avion quitte le centre Kingsman ressemble énormément à ce qu’on a pu voir dans X-Men, le commencement. Même réalisateur…

Les clins d’œil appuyés à James Bond, Jason Bourne et Jack Bauer : un pur bonheur, la petite attention en mode « Cher spectateur, je vous ai compris ! »

 

Un casting impressionnant

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Michael Caine en big boss des services secrets, Colin Firth en mentor d’Eggsy, le jeune Kingsman, Samuel L jackson en mégalo qui zozote. Toujours humaniser les méchants : ici, Valentine, businessman oeuvrant au renouveau de l’humanité ne supporte pas la vue du sang et a des problèmes d’élocution. Comment le prendre au sérieux ?

Petit rôle pour un revenant, Mark Hamill. Oui, Luke Skywalker fait son come-back sur les écrans, pour mieux nous préparer pour le retour de la Force…

Les femmes dans le film : à part le bras droit du méchant et Roxy, la comparse du héros, les femmes sont peu présentes et reléguées au rôle de victime. Mais pas d’équivalent de Bond Girls ici…

 

La réalité à la Watchmen

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On arrête les discours à la con. Le méchant ne va pas dévoiler tout son plan. Le héros ne s’enfuira pas miraculeusement. La réalité est dure à affronter, et le méchant sans pitié.

Un peu comme quand le bad guy dans Watchmen dévoile son plan, mais qu’il est déjà trop tard parce qu’il a déjà fait pété la moitié des grandes villes du monde…

 

Suit up ! La classe de Savile Row

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Colin Firth en impose dans son rôle de mentor. On a envie d’être lui, on a envie qu’il nous apprenne les bonnes manières. « Maneers maketh man ». La grande classe quand il s’exprime, quand il se bat.

On n’est pas non plus dans A Single Man de Tom Ford, mais on visiterait bien le vestiaire de l’homme parfait, du Kingsman. « Bespoke » évidemment, le costume est taillé sur mesure pour devenir agent.

Si l’agent Eggsy, jeune lascar un peu paumé s’habille comme un « chav » anglais au début du film, il sort de ces 2H02 lui aussi transformé. On rencontre un gamin, on quitte la salle en ayant conscience qu’on a désormais un homme en face de nous. La grande classe !

La sous-culture de la séduction a le droit à sa scène !

Mini-spoiler : un défi pour le moins intéressant oppose trois protagonistes dans une épreuve de force de persuasion. Leur mission : séduire une fille dans un bar.

Les scénaristes ont décidé de mettre l’accent sur le neg, cette technique qui consiste à saper la valeur sociale de la personne en face de soi, en lui faisant une critique plus ou moins gentille…

Au final, cette scène trouve bien sa place dans ce film qui mêle plus ou moins habilement le jeu vidéo, la pop culture et le placement de marque le PLUS FOU au monde pour McDonalds. La subtilité : un truc du passé !

Le rêve américain et la méritocratie

Heath Ledger dans Chevalier, ou Aladdin. C’est à eux que j’ai pensé en sortant de la salle. L’histoire est toujours la même : le type de basse extraction qui séduit la princesse. Il n’a fait ni Oxford ni Cambridge, et pourtant, il fera mieux que l’élite.

Comme son mentor lui répète : être un gentleman n’est pas une question d’argent mais de manières et de générosité. A force de travail acharné, tout le monde peut y arriver. Quand on veut on peut, c’est toujours un discours motivant à entendre !

Un parcours initiatique qui parlera à tous les fans de storytelling et de « quête du héros » !

Note 9/10 pour Kingsman, probablement le début d’une chouette franchise ? Un seul truc à reprocher au film : exploiter une idée sur laquelle je travaille depuis longtemps. Mes rêves de scénariste se sont un peu envolés, là…

Sélim, l’espion qui…

One comment on “Kingsman, Services Secrets”

  1. Il est sympa, ce film, oui, mais, du même réalisateur, j’ai préféré Kick Ass. J’ai eu l’impression d’assister à une variation de ce film avec Kingsman, mis à part que le propos de Kick Ass est plus riche et puis… il y a Hit Girl /Chloë Moretz !

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