histoire d'un zèbre

C’est l’histoire d’un zèbre : Comment être heureux quand on est surdoué ?

C’est l’histoire d’un zèbre, de William Réjault, est un témoignage à lire, pour tous.

Que vous soyez parent, que vous soyez manager, que votre partenaire soit un zèbre ou que vous suspectiez vous-même d’en être un : le sujet est passionnant !

Un zèbre, c’est quoi exactement ? Il existe des tas de synonymes pour parler de ces personnalités qui dérangent : haut potentiel, surdoué, hypersensible, le zèbre n’est pas comme tout le monde.

On a du mal à le ranger dans une case, on a du mal à le cerner, on a du mal à le gérer, aussi, car il est partout et nulle part à la fois.

Laissez-moi vous présenter William Réjault, ce drôle de zèbre…

Est-ce que vous vous êtes déjà demandé pourquoi les autres ne vous comprenaient pas ? Pourquoi votre fonctionnement avait l’air différent des autres ?

Est-ce qu’on vous a déjà dit d’arrêter d’être aussi sensible, et de vous comporter « comme un homme », ou « comme un adulte » ?

Le témoignage poignant de William Réjault peut vous ouvrir les yeux, et vous propulser dans un nouveau monde, si vous vous sentez parfois à l’étroit dans votre case…

J’ai eu la chance de rencontrer William Réjault. Et vous le présenter serait une mission bien compliquée.

Il est scénariste, il est auteur, il a été community manager, il a été communicant. Dans sa biographie officielle, on peut lire « Après avoir été infirmier, il travaille désormais dans la communication ».

C’est vaste, la communication, et ça sied parfaitement à la personnalité de cet atypique, qui comprend vite les choses, plus vite que nous les « gens normaux ». (Non maman, je ne suis pas un génie, même si tu le crois).

Aussi, je n’ai pas été choqué de découvrir qu’après avoir écrit des romans, signé des scénarios, été communicant chez Danone, qu’après avoir travaillé chez Canal+, qu’après avoir enquêté sur la success-story du site Melty, William me dise qu’il était déjà occupé à l’écriture d’un nouveau livre.

Pour les besoins de notre article du jour, nous présenterons donc William Réjault comme étant “simplement” un zèbre.

Mais qu’est-ce qu’un zèbre, à la fin ?

Dès le début du livre, l’auteur en donne une explication simple. Il utilise le terme de zèbre pour évoquer la « douance ».

Moins stigmatisant que « surdoué », et d’après lui plus chaleureux que « haut potentiel ».

Le livre s’ouvre sur une confrontation : William, en plein entretien de recrutement, tombe sur un candidat qui l’agace, qui l’intrigue.

Mais qui ne veut pas faire le diagnostic, le dépistage : ce candidat refuse de savoir s’il est haut potentiel, car ses capacités lui gâchent la vie.

Étonnant, non ? Et William a vécu un peu la même histoire, avec ce zèbre en lui qui ne demandait qu’à s’exprimer, mais qu’il a négligé, ignoré pendant des années.

Quand j’imagine un haut potentiel, j’imagine un James Bond, quelqu’un doué pour tout, partout.

Mais ce n’est pas toujours le cas, comme l’explique William Réjault dans C’est l’histoire d’un zèbre.

Il livre son témoignage. Son vécu. Ses soucis avec sa zébritude, dont il n’a pris conscience qu’après 40 ans.

Mais une fois que le diagnostic est clair, soudain pour lui, tout s’éclaire.

  • Pourquoi il ne se sentait pas à sa place à l’école.
  • Pourquoi il a besoin d’organiser son temps par bloc.
  • Pourquoi les petits bruits le rendent fou.
  • Pourquoi il déteste les week-ends à la campagne ou les pique-niques où il faut s’asseoir par terre.

Lorsqu’il commence à identifier le « problème », il lit très rapidement les deux livres de référence sur le sujet, Je pense trop, et Trop intelligent pour être heureux ?…

et acquiert la certitude de faire partie du club des surdoués, des zèbres, lui aussi.

En interview, il me confie que c’est par besoin de reconnaissance, poussé par son syndrome de l’imposteur, qu’il a voulu faire le diagnostic et savoir une bonne fois pour toutes s’il était surdoué.

Histoire d’arrêter de tourner autour du pot, et de comprendre “ce qui ne va pas” chez lui.

Comprendre pourquoi il peut être aussi empathique un instant, et se lâcher complètement sur son compte twitter l’instant d’après.

Un parcours atypique qui s’éclaire enfin grâce à cette lumière nouvelle

Une fois le diagnostic de douance établi, c’est comme si William revoyait sa vie défiler devant ses yeux, avec un nouveau filtre pour lire, pour déchiffrer toutes les épreuves qu’il a vécues.

Les jalousies des collègues, des patrons.
Le besoin d’évoluer en binôme.
Le fait d’être déconcentré parfois, et de devoir redemander à sa boss ce qu’ils sont en train de faire, vraiment, alors qu’il peut aussi être hyper-productif…

Un des moments les plus amusants :
Sa capacité à expliquer au PDG de France Télévisions que le pixel d’une des caméras du JT de Delahousse est cassé, et que ça le gêne le soir sur sa télé.

Son obsession pour la perfection, et parfois aussi, les phases d’auto-destruction qu’il traverse.

Ce livre est truffé de petits éléments pour savoir si autour de vous se cachent des zèbres, dans votre équipe, dans votre famille, ou peut-être même dans votre cœur.

Si cette problématique m’a tant intéressée, c’est parce que parfois, je regarde les similitudes entre le parcours et les attitudes de William et les miennes, et ces ressemblances me donnent envie d’en savoir plus sur le sujet.

A quoi ça sert, de savoir si vous êtes zèbre ou non ?

En face à face, l’auteur m’explique que ce tampon « Zèbre », n’est pas nécessaire mais peut vous aider :

Dans votre vie amoureuse et amicale, à mieux comprendre pourquoi vous fonctionnez comme ça, à mieux gérer vos crises.
– Dans votre vie professionnelle, vous connaître davantage vous aidera à appuyer encore plus sur vos talents.
– Enfin, savoir que vous êtes « zèbre » vous permettra de mieux vous intégrer dans les groupes, car le sens de la vie, c’est d’être entouré, et pas de rester seul.

Sur ce sujet lourd-léger, William Réjault a conclu notre entretien sur une note positive et pleine d’optimisme pour tous les zèbres qui se découvriront dans les mois et les années à venir :

« Si le monde n’est pas prêt pour les zèbres, les zèbres sont prêts pour le monde. »

C’est un très beau témoignage, que je recommande à tous !

A titre personnel, ça m’a calmé un peu dans mes jugements parfois hâtifs quand je croise des hypersensibles.

C’est l’histoire d’un zèbre, de William Réjault, est disponible aux Editions Leduc Pratique.

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