Harcèlement de rue : ça pue !

Celui de la Funky Family, des mecs drôles qui célébraient les arts urbains : “DJ, breakers, B-Boy, graffeur, beat box…”. Là, j’arrive chez moi après une journée privé d’infos du web 2.0, et je vois que #harcèlement de rue était en TT (les trending topics sur Twitter).

Dans ma messagerie Facebook, quatre messages me tinrent à peu près ce langage : “ça c’est à cause de tes conseils en séduction! Tu leur apprends n’importe quoi à tes lecteurs !”. Alors comment vous expliquer proprement ce que je pense de la drague de rue…

Toute cette histoire a débuté avec un film d’une jeune femme belge qui devait monter un film de fin d’études (c’est le job qu’elle apprend, journaliste avec une caméra). Elle réside dans un quartier populaire, ça veut dire qu’elle vit avec des pauvres en fait.

Et les pauvres, ça vit à dix dans des maisons, comme dans The Wire, série inégalée. Alors ils passent beaucoup de temps dans la rue, à cause du manque d’espace dans la maison. “La rue, salon de l’homme pauvre” disait l’autre.

Plutôt bien faite de sa personne, la jeune Sofie se fait harceler 5 à 10 fois par jour minimum. De “salope” à “pute” en passant par des propositions de café dans des hôtels “mortels”, mes congénères masculins savent séduire en finesse, je suis fier d’eux…

Elle décide d’embarquer une caméra cachée pour filmer toutes ces agressions, parce qu’il n’y a pas d’autres mots. Un peu comme Levis pour sa campagne Rearview, caméra cachée sur les fesses pour enregistrer les réactions des mecs, mais devant pour elle.

Le film montre la violence dont elle est victime, et elle le dit bien, elle n’est pas seule. Toutes les femmes sont victimes de ce machisme ambiant. Pour vivre dans un quartier un peu craignos mais pas trop, je comprends ce que vivent ces filles. Du métro à chez moi, il y a probablement 300 mètres pendant lesquels elles se font insulter deux trois fois. Oui, je pourrais aller les chercher, mais non, j’écris, là, je ne peux pas tout faire…

La question de la pauvreté et de l’immigration

On m’a interrogé sur le sujet. La littérature existe. Côté macho assumé, Zemmour s’en tirait bien dans son ouvrage “Le premier sexe”. Je trouve que son point de vue était intéressant, ça doit dater de 2005 ou 2006 et ça n’a pas trop changé depuis.

L’autre ouvrage, c’est Soral qui n’y va pas par quatre chemins : les pauvres et les immigrés ne rentrent pas en boîte, n’ont pas l’opportunité de draguer en boîte chic, ne sont pas invités à des garden parties. Que leur restent-ils ? La rue, et la fin au ventre. Sociologie du dragueur, superbe ouvrage sur le sujet, (peu importe ce que l’on pense de Soral par ailleurs, le sujet n’est pas là).

Je me suis exprimé sur le sujet : je pense que la drague de rue n’est pas un bon objectif. Je ne fais que rarement du coaching séduction dans la rue, à part pour les télés qui attendent que le gars se vautre, c’est bon pour l’audience.

Si je drague dans la rue ? Non. Ça m’est arrivé quand j’étais plus jeune, uniquement pour le fun. Drague, blagues, compliments, mais jamais d’insultes envers la femme de la rue. Les insultes, c’est uniquement sur demande et rendez-vous.

Je vous laisse avec les deux vidéos qui étaient liées au sujet #harcèlementderue :

Le sujet de la TV belge qui présente le travail de la jeune fille “Femme de la rue”

Le sketch de Bérengère Krief (Marla dans Bref) sur la drague à deux balles (tourné dans le théâtre du pote Greg Granier visiblement !)

Si jamais l’idée de harceler une fille dans la rue vous passait par la tête, je ne sais pas, moi… Dites-vous que ça pourrait être votre soeur, ça devrait vous calmer…

Sélim, féministe pour un jour.

Published by Sélim Niederhoffer

J'écris des livres, des mails de vente, des films, des campagnes de pub aussi. Si vous me cherchez, je suis probablement en train de lire devant la cheminée avec des bretzels. J'écris beaucoup en ligne (forbes.fr, glassdoor.fr, artdeseduire.com, les-mots-magiques.com), mais j'ai aussi été publié en papier chez Technikart et Playboy. Hobbies : faire du paddle, courir, et mettre du parfum même quand je suis tout seul chez moi.

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