Fête de la musique, alcool, jeunes et pompiers

Hier soir, un pote est venu me réveiller à 23 heures pour sortir. En ce 21 juin, arrivée de l’été et fête de la musique, comme chaque année, je refuse de sortir. Je déteste la foule, imprévisible, incontrôlable, surtout quand il y a autant de viande saoule dans les rues.

Après une sieste de deux heures, me voici sur le scooter de mon pote. Dans les rues, ça oscille entre Rihanna, David Guetta et Gilbert Montagné. Il est environ minuit et tout le monde traverse déjà les rues sans regarder. L’alcool déforme la perception des sons et des formes, et ce jeune homme va l’apprendre à ses dépens. Il est peut-être mort. Défiguré, c’est certain. Et c’est de sa faute.

Nous venions de nous garer à côté du café des Initiés pour nous rendre à un anniversaire rue Jean-Jacques Rousseau. Très bon set électro, mais nous ne pouvions pas nous attarder.

Un premier vélo passe à toute allure à côté de nous en criant “Woohooo”, à la Léo, “Je suis le roi du monde”. Son copain juste derrière arrive tout aussi rapidement. Mais doit être beaucoup plus alcoolisé. Le dos d’âne, il ne l’a pas vu venir.

Nous avons vécu la scène au ralenti : il prend de la hauteur à cause du dos d’âne, perd le contrôle du vélo à cause de la mollesse de ses bras, la roue avant vient se placer à la perpendiculaire du cadre du vélo.

Soleil : il passe par-dessus son vélo et vient embrasser le sol. Du bon goudron bien dur. Pas de casque. La tête la première. Nez éclaté, on voit la cassure entre les deux yeux. Le sang coule vite. Des passants l’ont rapidement traîné de la chaussée vers le trottoir.

Les pompiers m’ont répondu rapidement. Je ne suis pas resté, parce que j’étais énervé contre ce mec mourant. Incapable de la moindre empathie envers lui.

C’est le genre de connard qui prendra un jour son scoot bourré. Ou sa voiture. Là, il s’est dégommé tout seul, j’aimerais bien que ça lui serve de leçon. Je ne lui veux aucun mal, je pense qu’il a déjà assez souffert sur cette chute.

Mais je ne comprends pas cette culture de l’alcool. Vraiment pas. Oui, après avoir trop bu arrivent des accidents. Graves. Dramatiques pour eux, et leurs familles. Mon père est gendarme, je l’ai vu plus d’une fois sortir au milieu de la nuit pour des accidents liés à l’alcool.

Récemment, un jeune que j’aime beaucoup a mangé une bite et a fini à l’hosto. Lancé à vélo dans une descente, alcoolisé, il s’est cassé le nez et quelques dents sur ce petit poteau marron qui borde les trottoirs. Est-ce qu’il a arrêté de boire pour autant ? Non… Céline Dion le disait “On ne change pas…”

Je préfère la leçon de mon père : “Quand on ne sait pas boire, on ne boit pas.”

Sélim, control freak moralisateur.

PS : il y a des vices vachement plus sympas que l’alcool, je vous le jure.

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