Femmes des années 1938, femmes jusqu’au bout de la…

Nuit. Les démons de minuit. Non mais qu’est-ce que vous croivez (le fameux verbe croiver, aussi épelé XV). Ça avait l’air assez compliqué d’être un homme en 1938. Mais grâce à votre dévoué coach en séduction, devenir un homme séduisant, un vrai Piège à Filles n’a jamais été aussi facile qu’aujourd’hui.

On se réveille mercredi matin avec de brefs conseils de dating destinés à l’origine aux femmes. En vertu de Karl Marx et de son fameux “qui ne connaît pas son histoire est condamnée à la revivre”, et de l’adage “mieux vaut prévenir que guérir”, j’ai décidé de partager aujourd’hui ces vignettes présentées aux demoiselles de l’époque (en espérant que ce ne soit pas un fake). En 1938, on ne plaisante pas avec l’étiquette. Je vais essayer de l’adapter aux hommes d’aujourd’hui. L’étiquette du gentleman célibataire, c’est ici.

Toute votre attention. Voilà ce que je dois vous conseiller. Un lièvre à la fois. Vous avez besoin de vous concentrer pour pouvoir assimiler les informations qu’elle vous donne, puis pour pouvoir rebondir dessus. Ne pas être concentré reviendrait à vous tirer une balle dans le pied.Elle doit être au centre de vos préoccupations et le point focal de vos yeux et de vos oreilles lorsqu’elle vous parle.

Application : même si vous la sentez accrochée et pleine de désir pour votre merveilleuse personne, n’acceptez pas un premier rendez-vous si vous êtes complètement crevé. Ce ne serait pas vous rendre service.

On conseillait à la jeune fille de se faire belle à l’écart, seule, et d’être prête quand son rencard arrivait.

Etiquette du gentleman célibataire 2010 : si elle vient vous chercher, soyez prêt mais pas trop, afin qu’elle puisse voir votre intérieur. Elle sera d’autant plus à l’aise quand elle y reviendra quelques heures temps plus tard. Ne lui dévoilez pas vos tips beauté homme (déodorant obligatoire, parfum, gommage, crème hydratante, auto-bronzant, fond de teint, Labello pour les lèvres). La règle générale : ne jamais vous toucher le visage avec vos doigts en public. Avec les siens si vous voulez, mais pour quoi faire ? Si vous avez tendance à briller, allez absorber l’excès de sébum hors de sa vue, partez vous repoudrer ailleurs (mon Dieu mais qu’est-ce que j’écris il est tard).

Et surtout n’allez pas lui emprunter son maquillage, merci.

“Quand je danse, je danse”. Beaucoup trop facile : les Américains n’ont rien inventé. C’est du Montaigne dans le texte.

L’étiquette du gentleman 2010 : quand elle danse, parfois elle envoie des signaux qui vous sont destinés. Parfois pas du tout, vous êtes juste affamé mais vous ne le voyez pas. A moins d’être doué pour la danse, je déconseille à un mec normal d’approcher une fille par derrière pour danser avec elle. Ici, c’est la France, pas les Etats-Unis… Débrouillez-vous pour la sortir de la piste pour aller l’endormir discuter au calme. Ou mettez-vous à la danse. Rien de tel qu’un homme qui mène la danse, qui sait où il va. Salsa, tango et ce bon vieux rock’n’roll des mecs à mèches et affiliés.

Si vous avez besoin d’un slip, portez-en un.

Pour la survie de tous, ne vous maquillez pas au volant. Vous êtes censé conduire de toute façon. De la même manière, ne nourrissez pas votre Tamagotchi au volant. C’est mortel.

On se tient en public ! La règle vaut encore aujourd’hui, sauf chez les amoureux qui se bécotent sur les bancs publics.

L’étiquette du gentleman célibataire 2010 : ne soyez pas familier avec votre escort. C’est un être humain. Ce n’est pas parce qu’elle coûte cher que vous pouvez tout faire avec. Sinon après elle ira tout raconter aux journaux.

Ah, la fameuse scène des larmes en public. Courage, fuyez. Elle est folle. Ou vous veut du mal. En tant qu’homme, on trouve ça dur de voir une femme pleurer en public. Alors imaginez un homme qui pleure en public. Cf la scène où Gilles Lelouche pleure sous la fenêtre de sa dulcinée dans “Les Petits Mouchoirs”. Loin d’être ridicule, il est émouvant. Mais tu imagines vraiment Don Draper chialer comme ça ?

PS : désolé pour le spoiler, ça fait quinze jours, si vous ne l’avez pas encore vu vous ne pouvez vous en prendre qu’à vous-même.

Vrai et faux. Deux écoles s’affrontent sur la conversation à avoir : les grandes oreilles contre les grandes bouches.

D’un côté on a les “grandes oreilles”, qui écoutent les filles, les mettent à l’aise, et laissent filer la conversation et souvent les opportunités.

De l’autre on a les “grandes bouches”, des types capables de ne parler que d’eux et de leurs exploits, capables de ne prêter aucune attention à la fille en face.

L’idéal étant bien évidemment de trouver des sujets de conversation en commun, qui vous intéressent tous les deux.

Add-on d’un ami subtil : “dégage ton paragraphe grandes oreilles vs grandes bouches, l’essentiel c’est d’avoir une grosse bite”. Merci.

Alcool et séduction. Un article à venir très prochainement. Le résumé : le slogan “avec modération” n’a pas été créé par un abruti.

S’asseoir, se tenir droit. Plutôt facile. Rester éveillé même si elle vous bassine : c’est important. Vous lui déclarerez en fin de dîner que ça ne va pas coller entre vous, mais que vous seriez ravi de la revoir elle et ses amies lors d’une soirée prochaine. Si vous avez été un gentleman irréprochable, elle ne saurait que trop vous recommander à ses amies dont elle veut le bonheur.

warning : ceci est un scénario idéaliste dans un monde idéal où les filles ne poseraient pas d’option ad vitam Birdy Nam Nam sur le moindre mec gentil avec elle…

Bien à vous,

Le coach qui remercie particulièrement Charles pour ce cours d’étiquette brillamment pioché chez The Chive.

Published by Sélim Niederhoffer

J'aime bien écrire des livres, des films, des campagnes de pub aussi. Mais je préfère lire devant la cheminée avec des bretzels. J'écris beaucoup en ligne (forbes.fr, glassdoor.fr, artdeseduire.com, www.les-mots-magiques.com), mais j'ai aussi été publié en papier chez Technikart et Playboy. Hobbies : faire du paddle, courir, et mettre des beaux habits quand je suis tout seul chez moi.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *