Le match des enfants morts au ciné : T.S. Spivet contre Prisoners

Un titre bien glauque pour une semaine ciné vraiment chouette ! Un vrai grand écart entre les deux films que je suis allé voir. Au programme, la critique de l’incroyable destin de TS Spivet et le casse-tête chinois Prisoners.

 

Quel que soit votre état d’esprit cette semaine, vous trouverez de quoi voyager, et le trip vous transpostera aux Etats-Unis. On commence par la bonne ou la mauvaise nouvelle ? Allez, on commence par le film optimiste de Jean-Pierre Jeunet !

L’extravagant voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet

Son nom ? Une sorte d’énigme à laquelle la fin du film apporte la réponse. Tout menu, tout fluet, mais un cerveau surdéveloppé : le petit T.S. Spivet n’a pas la vie facile dans le Montana.

Une maman chercheuse incarnée par Helena Bonham Carter, un papa cow-boy mutique, fan de flingues et de whisky (le Lou Ashby de Californication, l’acteur Callum Keith Rennie), une sœur qui se rêve reine de beauté et un frère jumeau qui a tout hérité de son père, le jeune écolier est un être à part.

A la suite d’une invention révolutionnaire et d’un accident, le jeune T.S Spivet va s’embarquer pour un périple à travers les Etats-Unis pour rejoindre New-York et chercher son prix. Un voyage fabuleux à travers le monde des adultes et leurs mensonges, leur hypocrisie, mais aussi de belles rencontres…

Le film est beau et pour une fois, la 3D a toute sa place et son importance dans un film. Jean-Pierre Jeunet l’explique ici :

La bande-annonce du film T.S. Spivet :

L’avis du cinéphile : un chouette film à voir avec son petit frère ou son fils, plein de bons sentiments mais pas gnangnan. On en ressort léger, et le thème de la perte d’un être cher est très bien abordé.

Le deuxième film de la semaine : Prisoners de Denis Villeneuve

Hugh Jackman avec un bouc dans la banlieue de Boston, ça sent l’Amérique profonde qui aime The Boss, Bruce Springsteen. J’y suis allé sans voir la bande-annonce, évidemment, convaincu par les bribes de critiques présentes sur les affiches dans le métro.

Un film qui réunit Jackman et Jake Gyllenhaal, j’en attendais beaucoup, et c’est ce que j’ai trouvé, dès la scène d’intro. Une ambiance mystique, très religieuse… Un enlèvement en plein jour, et c’est la vie de deux familles qui bascule.

Les codes du genre sont respectés, la pluie, le froid, la nuit, le policier mutique : on suit avec un réel intérêt l’enquête qui va tourner au carnage, on le sent venir. Je ne vous en dis pas plus non plus, pour ne pas vous gâcher le film. Les couleurs sont sombres, la musique angoissante, pesante à souhait.

C’est typiquement le genre de films que j’adore, dont je ressors pour débattre avec joie du sujet. Peut-on se faire justice soi-même ? Un sujet bien chaud grâce à l’affaire du « bijoutier de Nice ».

Mention spéciale à cette tête à claque de Paul Dano. Un grand acteur. J’ai envie de le gifler à chaque fois que je le vois. Le type a la tête de l’emploi. Avec ses lunettes fumées, il a vraiment LA tête du pédophile…

Je vous laisse regarder la bande-annonce, le film vous renverra à vos cours de philo les plus intéressants. Sans spoiler, vous penserez un peu à Dans ses yeux, l’Oscar du meilleur film en langue étrangère 2009 ou encore Le Droit de tuer avec Samuel L. Jackson (1996).

Bonne semaine dans le noir !
PS : préférez le ciné à Hamlet à la Comédie Française. L’article arrive bientôt, une vraie tragédie !

Sélim

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