“Community manage” ta séduction.

Lorsqu’un nouveau mot émerge, à plus forte raison lorsqu’il s’agit d’un métier, j’aime lire des livres sur le sujet pour me faire une idée du “phénomène”. A chaque fois que je dois vérifier si un concept est bien compris, j’utilise l’astuce suivante : “Imagine que tu doives l’expliquer à une fille dans un ascenseur, ou dans une boîte de nuit” : pas le temps de prendre le temps, peu de mots.

Quoi qu’il en soit, c’est du KISS (Keep it simple, stupid). Dans ces ouvrages sur le community management, j’ai appris qu’en majorité, c’était un métier d’hommes, à plus de 60%. Qu’il s’agissait de “gérer une communauté”, de s’engager avec ses followers. Ça reste flou ?

Le community manager est l’un des garants de l’image de la société pour laquelle il travaille. Qu’il soit “interne” à l’entreprise ou “prestataire” / “externe”, en agence, le community manager utilise ses outils Facebook, Twitter, Viadeo, LinkedIn pour améliorer la visibilité et la notoriété de son entreprise. Un métier qui peine à être reconnu dans la mesure où l’on aime bien mesurer un ROI (retour sur investissement) dans le business.

J’ai analysé la situation du Piège à Filles en termes de CM, et je me suis rendu compte que j’avais plus ou moins les mêmes problématiques que tous les autres community managers :

  1. Mon chiffre d’affaire principal ne vient pas de Twitter ou Facebook. Mes clients me trouvent grâce au bouche à oreille, grâce aux recommandations d’amis, de collègues, etc. Ce que je fais sur Twitter et Facebook est donc soit du vent, soit du pur plaisir, néanmoins constitutif de l’identité de l’entreprise.
  2. Il est très dur de fixer des objectifs SMART, comme ceux qu’on apprenait en école. Il est très complexe de définir des KPI et de me réunir avec moi-même pour faire un point sur les avancées réelles concernant le nombre de followers ou le nombre de pages vues sur le blog (et est-ce seulement pertinent ?)
  3. Il est très dur de déterminer combien de temps je passe sur ces missions. Si je devais faire une fiche de poste pour un stagiaire “community manager”, je serais bien embêté pour lui préciser des objectifs chiffrés (30% veille, 20% discussion, 50% création de contenu ?)

La lecture du “Community manager en France” de Locita (simple et pratique), du “Community Management” des éditions Diateino et d’un Super Picsou Géant m’ont convaincu d’un truc : engager la conversation avec sa/ses communautés, c’est essentiel, mais il ne faut pas perdre de vue l’élément principal, à savoir mon core business, le coaching en séduction.

J’ai aussi appris que la vitalité d’un blog ne se mesurait pas forcément comme en 2006 à son nombre de commentaires. Sauvé ^^

Conseil séduction du jour : même si c’est rude à admettre, vous êtes une marque. Savoir vous vendre directement vous servira indéniablement, mais ne sera jamais aussi puissant qu’une recommandation d’un ou d’une amie, ou mieux encore, d’une ancienne cliente (qu’on appelle communément “ex”). Si une ex vous vend à ses copines, jackpot.

Community managez votre séduction :

1 / Engagez la discussion avec vos utilisateurs ! Vous ne pouvez que devenir meilleurs grâce à leurs conseils avisés.

2 / N’attendez pas un retour de toutes vos actions. Le théorème des 80/20 va vous enseigner la patience…

Published by Sélim Niederhoffer

J'écris des livres, des mails de vente, des films, des campagnes de pub aussi. Si vous me cherchez, je suis probablement en train de lire devant la cheminée avec des bretzels. J'écris beaucoup en ligne (forbes.fr, glassdoor.fr, artdeseduire.com, les-mots-magiques.com), mais j'ai aussi été publié en papier chez Technikart et Playboy. Hobbies : faire du paddle, courir, et mettre du parfum même quand je suis tout seul chez moi.

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