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Le col moderne de la chemise blanche The Nines : mon test !

On n’oublie pas la règle d’élégance numéro 1 : ce n’est pas parce qu’on travaille depuis chez soi qu’on arrête de s’habiller !

Je sais bien qu’il est tentant de s’habiller tous les jours en jogging et en tshirt, c’est plus simple pour la machine à laver, moins d’efforts pour aller au pressing, mais je lisais récemment un article sur les habitudes de travail, les routines, et le fait de s’habiller pour le travail met dans certaines conditions mentales.

En clair : je me sens évidemment beaucoup plus d’attaque et prêt à dévorer le monde quand j’enfile ma chemise que quand je suis en tshirt et short. (Pour le bas, un simple jean fait l’affaire, ça passe très bien avec la chemise blanche The Nines que je vous présente dans cet article).

La chemise blanche, ce basique intemporel

Partout, tout le temps, je pense que je pourrais me promener et m’habiller en chemise blanche.

Pourtant, ce vêtement n’a pas toujours été utilisé ainsi.

La chemise blanche est le fruit d’une longue évolution qui nous vient d’abord du Moyen-Âge. A l’époque, les hommes portaient une large tunique blanche qu’ils appelaient “Camisia, qui donnera ensuite le mot chemise en français.

Cette Camisia est bien différente de nos chemises actuelles. Elle n’avait pas de boutons, elle s’enfilait par le col et surtout, elle n’était quasiment jamais visible.

En effet, à l’époque, la chemise est considérée comme un sous-vêtement. Elle est portée la nuit, pour dormir, et en journée sous les vêtements pour se protéger du contact parfois désagréable des vêtements chauds mais rugueux.

Chez les familles les plus riches, elle est souvent de meilleure qualité et plus longue.

Sa couleur, à l’époque, est toujours la même : blanche. Comme la chemise était en contact direct avec la peau, elle se devait d’être propre. Les chemises étaient donc régulièrement bouillies, ce qui leur donnait leur couleur.

Progressivement, la chemise gagne en prestige. La chemise devient un habit de luxe, et plus uniquement pour sa longueur. Elle est portée par les hommes et les femmes.

C’est à cette époque que l’on prend l’habitude de placer les boutons des femmes à gauche, pour que les domestiques les habillent plus facilement.

A la Renaissance, les plus fortunés lient la chemise avec un nouvel accessoire, le col. Ces cols sont le plus souvent des collerettes et des fraises ornées de dentelles.

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Ici, le duc de Guise. Aujourd’hui, ça prendrait trop de place dans le métro !

Au XVIIIème ce sont les jabots qui apparaissent, les froufrous placés sur les chemises au niveau du torse ou directement sur le col.

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Le tissu blanc qui dépasse, c’est un jabot.

Heureusement, au XIXème siècle, la tendance évolue car les hommes recherchent désormais une forme de simplicité. Nous avons échappé aux jabots.

C’est au XIXème siècle qu’apparaît le col moderne, qui est d’abord détachable, et notamment des modèles de cols que nous connaissons aujourd’hui comme le col cassé – que vous avez sûrement vu porté avec un nœud papillon – et le col montant.

La simplicité devient la norme, notamment sous l’influence du célèbre dandy anglais Beau Brummel. En 1871, une chemise nouvelle est brevetée en Angleterre : une chemise qui se boutonne jusqu’à la taille. C’est de ce modèle que nous avons hérité aujourd’hui.

La chemise et le col moderne : une belle évolution

Au cours du XXème siècle, la chemise gagnera une dimension plus professionnelle qu’élégante.

Les hommes portent de moins en moins souvent leur chemise avec un gilet. Les progrès de la mécanisation permettent de créer de nombreuses chemises de manière industrielle.

Le col interchangeable devient donc le col que nous connaissons aujourd’hui, rattaché aux chemises, qui finissent par se ressembler toutes.

Mais dans le même temps, en se démocratisant pendant la seconde moitié XXème siècle, la chemise devient un habit à part entière.

De nouveaux modèles plus originaux apparaissent, avec des textures, des couleurs et des motifs différents. Les créateurs s’inspirent des vêtements de toutes les régions du monde.

Vous pouvez désormais trouver une chemise avec un col ou une forme originale dans des matières de qualité !

La chemise col moderne The Nines

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La belle chemise portée par le mannequin, ci-dessus !

Avec sa chemise à col Mao en popeline, The Nines parvient à lier l’élégance et la polyvalence en un vêtement de qualité.

Le col Mao est d’origine chinoise. Au départ, il était porté par les courtisanes du souverain de l’Empire de Chine. Ce style se répand en Chine, et c’est le fondateur de la République Populaire de Chine, Mao Zedong, qui le popularise en le portant dans la deuxième moitié du XXème siècle.

La différence entre le col Mao et les autres cols de chemise, c’est l’absence de rabats. Votre col est donc plus bas, plus fin et il donne à votre chemise une allure moins formelle.

Souvent, ces chemises sont appréciées pour leur côté très casual.

Mais avec la chemise de The Nines, vous associez la simplicité du col mao avec une matière de qualité, la popeline de coton, ce qui vous permet de tenter des tenues plus originales.

C’est donc le choix idéal pour donner à votre tenue élégance et polyvalence. Bien que la chemise à col Mao soit un vêtement intemporel, vous pouvez la porter pour donner une allure moderne et contemporaine à vos tenues.

Si vous le portez avec un chino et des mocassins ou des baskets, vous obtenez un look casual chic.

Avec un short et des chaussures bateau, la chemise à col Mao apporte de l’élégance à votre tenue estivale.

Vous pouvez aussi porter la chemise à col Mao avec un costume et des derbies. Vous resterez formel et professionnel, mais vous apporterez une touche originale à votre tenue.

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Le col mao, une chemise qui sort du lot !

Présentation de la marque de chemises The Nines

The Nines, c’est l’histoire d’une start-up originale qui a grandi sans perdre son esprit d’origine.

En 2006, Erwan Desvignes et Renaud Martel se rencontrent à Stockholm.

Deux ans plus tard, ils lancent à deux La Maison du Bouton de Manchette après avoir remarqué que les boutons de manchette coûtent très cher et que leur choix est trop limité en boutique.

Grâce à internet, ils lancent une boutique en ligne ce qui leur permet de proposer un large choix de boutons de manchettes à un prix raisonnable.

Forts de ce succès, Erwan et Renaud utilisent la même formule pour proposer d’autres accessoires. Ils contrôlent la qualité de leurs produits en étant les seuls intermédiaires, et ils vendent sur internet pour réduire les coûts pour leurs clients. 

Ils lancent alors La Maison de la Cravate, puis l’Atelier de la Ceinture, le Chaussetier et la Maison de la Chemise.

En 2012, ils créent un premier point de vente physique. A ce moment-là, la question se pose : comment vendre tous leurs produits dans une même boutique, alors qu’ils sont liés à des marques différentes ?

Par soucis de cohérence, Erwan et Renaud créent leur marque, The Nines, pour rassembler leurs produits de qualité à coût raisonnable. Ils la nomment The Nines en écho à l’expression anglaise “to be dressed up to the nines”, qui signifie “être tiré à quatre épingles”.

Mon avis sur cette chemise blanche The Nines ?

Je suis bien dedans. Elle se lave bien, se repasse facilement, et ma petite fille aime bien jouer avec le col ! Bras remontés quand le soleil tape dans le jardin, ou sous un pull bleu quand je suis devant l’écran en train d’écrire ce texte, j’en suis très heureux.

Un rasage impeccable pour ce col blanc

Sélim, auteur en chemise blanche

Published by Sélim Niederhoffer

J'écris des livres, des mails de vente, des films, des campagnes de pub aussi. Si vous me cherchez, je suis probablement en train de lire devant la cheminée avec des bretzels. J'écris beaucoup en ligne (forbes.fr, glassdoor.fr, artdeseduire.com, les-mots-magiques.com), mais j'ai aussi été publié en papier chez Technikart et Playboy. Hobbies : faire du paddle, courir, et mettre du parfum même quand je suis tout seul chez moi.

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