Cinéma : Rush / Le Majordome / Players

Plutôt que de me préparer correctement pour le 10KM de Paris qui aura lieu dimanche, je me cache dans les salles obscures.
Je suis allé voir deux films chouettes et une grosse daube, vous avez deviné qui est qui ?

La bouse de la semaine : Players.

Runner runner en VO. Le titre me criait déjà de m’enfuir, mais je me suis laissé avoir par le trio Justin « Acteur / chanteur » Timberlake, Ben « Batman » Affleck et Gemma « Yeux de biche » Arterton.

Du poker ? On n’en voit pas vraiment. Des filles en string lors des pool parties ? Non plus. Les décors naturels du Costa Rica ? Pas plus que ça.

Une absence d’intrigue, une tentative de rythme qui ne font pas oublier les 100 minutes qu’on m’a dérobées. Le seul intérêt : les 10 secondes d’apparition de DeadMau5 lors d’une soirée.

A oublier très rapidement.
Note : 3/10

Le film de bonhomme de la semaine : Rush.

Le brun contre le blond. La rigueur autrichienne contre le flegme anglais. La face de rat contre celle du Dieu Thor. Le combat de la glace contre le feu.

Dans la F1 en 1976, ça va vite entre Niki Lauda et James Hunt, lancés sur des « bombs on wheels ».

Réalisé par Ron Howard (Apollo 13, Un homme d’exception, Da Vinci Code et le superbe Nixon / Frost), le spectacle est au rendez-vous, l’émotion aussi.

Si vous cherchez une histoire où deux rivaux se respectent et feraient tout pour se dépasser, allez voir Rush.
Une scène résume bien tout le film en termes d’influence et de dynamiques sociales : la scène du Nürburgring.

Niki Lauda veut faire annuler le GP pour cause de pluie, de danger, de risques inacceptables pour les pilotes, mais il n’est pas suffisamment soutenu par les autres pilotes, qui privilégient l’approche casse-cou de Hunt. La course la plus importante de sa vie aurait pu être évitée s’il n’avait pas fait cavalier seul…

J’en suis ressorti motivé, avec cette question que j’aime tant : « A-t-on besoin d’un rival pour progresser ? » Vous avez quatre heures… Un très bon moment, je vous le recommande !

Note : 7/10

Le Forrest Gump de la semaine : Le Majordome

Né dans les années 1930 de parents qui travaillaient dans un champ de coton, le jeune Cecil Gaines deviendra vite un nègre de maison, un domestique après avoir vu son père abattu sous ses yeux. Repéré pour son bon travail par un sénateur, il sera majordome à la Maison Blanche toute sa vie, servant sous six présidents différents.

L’affection de Eisenhower le peintre, la bienveillance de Kennedy, l’arrogance de Nixon lors du Watergate, la duplicité de Reagan : le majordome noir sert sa patrie dans l’ombre des puissants pendant que son fils est de tous les combats du mouvement des Civil Rights, de l’Alabama à Washington, de Martin Luther à Mandela en passant par Malcolm X et ses Black Panthers.

Quand la petite histoire rejoint la grande, ce Forrest Gump noir mérite son 8/10 (voire plus…)

Un casting de malade mental, le film va aux Oscars ! Je miserais bien une piécette dessus…

Sélim

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