Ce vendredi, c’est Mag la fille

Hello you all everybody ! Je suis ravi d’avoir la longue histoire de Mag aujourd’hui. Mag c’est qui ? C’est la première fille à prendre la parole depuis notre accord avec LR. Ladiesroom pour les pas intimes.

C’est une sorte de pacte de non-agression avec le camp féministe, qui permettra à mes lecteurs d’avoir encore plus régulièrement des avis de filles. Pratique, non ?

Dans le genre blog de filles où s’arracher les cheveux, elles ne sont pas mal. Elles ont plein d’occupations diverses et variées, et fait étrange, savent super bien en parler. Un peu féministe (on leur pardonne, personne n’est parfait), mais consciente de leur drôlerie, ce sont des filles sympa avec qui boire un verre est toujours le début d’une aventure. En place !

Je vous promets que dès que j’ouvre les guillements, ce n’est plus moi qui écris, mais bien une fille.

“Ohh coach, dieu de la séduction, empereur de l’emballage. Cette semaine j’aimerais te parler d’un fléau frappant de plein fouet la gente masculine : le gonzesse powoa… en effet, je ne sais pas quel est l’abruti qui a demandé aux mecs de laisser parler la femelle qui dort en eux (pour autre chose que s’épiler les épaules). En tout cas quand je me fais draguer par un keum j’ai de plus en plus l’impression de devenir lesbienne… et il ne faut pas croire, ça finit vraiment par lasser…

Concrètement, regardez Jérôme, il m’a draguée sur le net en me parlant mode, un peu de mode, encore de la mode, et surtout en ne dégainant pas une photo de sa bite au 3ème échange de mail. Plutôt cool donc car perso je n’ai rien contre un mec modasse : je me suis dit direct que cela m’éviterait la phase relooking (dites phase d’appropriation de son nouveau jouet). Mais, quand je l’ai vu débarquer sapé comme un mannequin de GQ (les pecs en moins), j’ai eu 10 bonnes minutes de flippe en me demandant s’il ne voulait pas juste faire de moi sa nouvelle amie de shopping tandis que Maurice l’attendait pour lui faire sa fête à la maison.

Pfff c’était mal parti pour la drague, le petit gars venait de perdre 10 point direct sur mon échelle de Richter, parce que c’est clair, moi aussi je suis PD messieurs ! J’aime les HOMMES. Alors le total look lover minot ok, mais le look « moi madame je passe plus de temps à me mater dans ma salle de bain que toi» naaaaa. Nous les filles on aime le roots, on aime le poil (quoique) on aime que ça suinte la testostérone (au sens virtuel de suinter of course).

Heureusement qu’il était beau gosse, malgré son coté over-übersexuel le petit gars. Et puis, il était surtout hyper rigolo, et romantique comme pas deux. Bon honnêtement il ne le faisait pas exprès de me faire rire mais c’était le genre de mec à me balancer direct pendant que je sirotais mon premier mojito :

– qu’il voulait construire une relation durable (mais bien sur moi aussi chéri, dès que je t’aurai épuisé sexuellement),

– qu’il me trouvait vraiment, mais alors vraiment jolie (en même temps c’est vrai que je suis bêle, comme Marie-Paul)

– mais que ce sont les mots qui l’ont séduit avant tout (et la marmotte ? elle aurait cliqué sur un boudin taille mammouth?).

Ca avait beau sentir le discours hyper rodé, j’aurais presque fini par y croire si cela n’avait pas fait à peine 72 heures qu’on se causait sur le net. Oh oui Blaise Flattez moi ! Ca ne mange pas de pain et ça dure jamais longtemps. Mais attention gamin, trop ça finirait par sentir le mensonge grossier… Ecoute donc ton aînée quand elle te dit d’arrêter.

Au final j’ai trouvé ça marrant cet étalage de clichés. Mon petit lover cochait toutes les cases de son manuel et moi je faisais semblant de gober. Pour jouer il faut être deux et moi j’avais envie de jouer.  Ceci dit on a quand même frôlé la sortie de route quand le naturel revenant au galop, il s’est lancé sur le terrain miné de ses expériences passées. Ambiance, « moi tu sais je me suis tapé des mannequins dans ma vie, maintenant je préfère draguer des meufs normales ». Les mots étaient plus feutrés bien sur mais la traduction simultanée dans mon oreillette restait éloquente : « moi ma grande j’en ai connu des salopes, et pis c’était de la cochonne de compet’… t’as intérêt à sculpter tes abdos et revoir ton manuel de la fellation pour les nulles ».

Bon ma mine peu réjouie et mes sarcasme brûlants (ben oui la femelle sort toujours avec un gloss, une capote et des griffes) l’ont rebranché sur le mode lover attentionné. On a bien papoté. Il a commencé à parler vrai, à dire des choses sur lui, moins flatteuses mais plus excitantes. Il a baissé sa garde, s’est décoincé. L’alcool aidant il est devenu franchement marrant. Alors comme je ne voulais pas faillir à la règle du « femme qui rit finit dans ton lit »,  je lui ai demandé de me raccompagner.

Mais là encore j’ai eu un doute sur sa sexualité/virilité, le gamin gardait (trop) ses distances, à croire que je l’intimidais. Et zou cela vous fera encore 10 points de moins Darling, car si vous voulez mon avis faire le mec effarouché ça peut être sexy une demi minute, jouer le mec qui garde ses distances ambiance homme mystère intouchable ça peut faire marrer aussi. Ou pas. Pas quand les joueurs sont rôdés, pas quand ses yeux vous dévorent. Pas avec moi mon petit gars.

En clair il m’a séduite en dépit de son plein gré, maladroit, un peu scolaire, un peu menteur… En même temps soyons clair quand un joli minot passe tout offert sous notre nez de chasseresse, mon bon monsieur on tend le bras, on prend les devant et on le plaque sauvagement contre le mur de la kitchenette. On râlera demain en remerciant notre nouvel ami, parce que franchement c’est pénible, que les mecs mon bon monsieur, ça eut dragué mais ça drague plus. Des vraies gonzesses…”

L’analyse du coach :

Tout flatteur vit au dépens de celui qui l’écoute”. A tout hasard, essayez ce générateur de flatteries. Comme le dit Mag, un peu, c’est bien, mais trop c’est trop. Et même pas Tropico. Donc mollo…

Parler de ses ex à un premier RDV : meilleure idée du monde entier. Vous pouvez aussi parler de vos rapports compliqués avec vos parents, parler de vos soucis d’argent et de votre tendance à l’hypocondrie. N’oubliez surtout pas de mentionner votre passion pour la scatophilie, les bébés dans le congel et votre admiration pour les serial killers. Avec tout ça normalement, c’est dans la poche. Mon tuyau pour esquiver cette question qui vient toujours des filles “et comment ça se fait que tu n’aies pas de copine” ? : leur répondre que vous êtes puceau et que vous attendez la bonne. Ton hyper sérieux et poker face de rigueur.

“Parler vrai, se livrer” : oui, évidemment, si vous entrez dans un processus de séduction durable. Il est nécessaire de pouvoir faire confiance à votre dulcinée. A moins d’être agent secret ou d’avoir des problèmes très spécifiques pour lesquels elle ne pourrait rien faire auxquels cas vous vous tairez, essayez de vous livrer (un peu). Sans pleurer non plus, ne tombez pas dans l’excès inverse. Qui a dit funambulisme ? Si vous voyez que vous n’arrivez ou ne voulez pas vous ouvrir, reste la case plan cul.

Assumez. Vous êtes en train de la séduire : assumez. Vous voulez coucher avec elle ? Assumez. Vous allez coucher avec elle le premier soir parce qu’elle en a envie (et vous aussi) : assumez. J’avais failli vomir en lisant un article dans le GQ du mois de jadis où l’horrible chroniqueuse explique que les mecs font les allumeurs. Ils allument, font des oeillades mais ne couchent pas. Que vous soyez supporter du PSG ou anti-OM, il y a une attitude à prendre aux Olympiens : droit au but. Arrêtez de tourner autour du pot. Be a man, merde à la fin. On ne vous reprochera que très rarement de sauter sur une fille si vous croyez lire des avances dans son attitude. Cependant on vous reprochera TOUJOURS de ne pas avoir tenté. Allez, bon week-end !

2 comments on “Ce vendredi, c’est Mag la fille”

  1. Non sérieux les petits gars, faites donc comme il dit le monsieur… siouplé
    faites pas vos dindes, oubliez que vous n’avez aucune chance allez y : FONCEZ !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *