Comment accepter ce qu’il se passe… quand ça se passe mal

L’autre jour, j’ai vu un jeune de 25-27 ans s’indigner en ligne parce qu’il ne pourrait pas célébrer le passage à 2021 dignement, entre amis, avec cotillons, champagne et poudre de perlimpinpin.

En ligne, beaucoup se plaignent de ne pouvoir faire ce qu’ils veulent, d’être une génération sacrifiée, de subir.

C’est une manière de voir les choses : se positionner en victime, en Caliméro, et souffrir de la situation.
L’autre manière de voir les choses, c’est d’accepter ce qui se passe. Je vous explique comment faire, très simplement.

2020, c’est une nouvelle énergie, un nouveau cycle, des décisions très dures à prendre.

Que vous soyez d’accord ou non avec les décisions du gouvernement, nous y sommes tous soumis.

Les masques, la distanciation physique, les tests, la règle du 6 à table.

Face à ces contraintes qui n’amusent pas grand monde, je vois 3 attitudes distinctes se dessiner :

  1. La rébellion, ceux qui n’acceptent pas ce qui leur arrivent, ceux qui radotent, qui luttent contre le changement : tout le temps dans le négatif.
  2. Ceux qui serrent les dents et apprennent à prendre coup sur coup, en se disant qu’en septembre ou décembre 2021, ça ira mieux : ils alternent le négatif et le positif, en dents de scie.
  3. Ceux qui maîtrisent leurs émotions, et voient en cette crise une opportunité de réfléchir. Ils se situent plutôt dans les émotions positives ou neutres, et ne descendent jamais très bas dans le négatif.

J’appartiens plutôt à la 3ème catégorie.
J’apprends à danser sous la pluie plutôt que de chercher un parapluie.
Je ne cherche pas à contrôler ce que ressentent les autres,
ni leur manière d’agir.
Je prends les choses comme elles viennent, et j’essaie de m’adapter à la tempête,
comme le roseau dans la fable du chêne et du roseau.

Accepter ce qu’on ne peut pas changer

2020 a été une année de merde, et on ne sait pas de quoi 2021 sera faite.

L’attitude la plus importante pour survivre à cette avalanche de mauvaise nouvelle, c’est d’apprendre à faire le dos rond.

Hiberner. Prendre des forces pour la suite. Nager dans le sens du courant, et pas contre.

A quoi bon s’épuiser ?

C’est une des leçons les plus importantes du développement personnel :

Vous devez accepter que vous ne contrôlez pas grand-chose.

Qu’un pangolin mange une chauve-souris mutante, vous ne pouvez pas le contrôler.

Que la planète entière soit victime du Covid-19, idem.

En revanche, vous pouvez contrôler votre attitude face à cette nouvelle.

C’est ce que j’ai essayé d’expliquer à ma soeur,
très déçue de ne pas pouvoir faire son semestre à l’étranger au Canada.

A la place, elle a été relocalisée à Birmingham (GB)…
Où elle n’est restée qu’un mois et demi au lieu de trois,
et où les bars, pubs, musées, restaurants étaient fermés.

C’est l’inverse d’une expérience étudiante réussie, mais ça ne se contrôle pas.

Ce que vous pouvez contrôler en revanche, c’est votre réaction face aux événements.

Votre réaction, c’est ce qui vous permettra d’obtenir un résultat final positif.

Pendant cette période, certains ont décidé de :

  • Se former pour demain.
  • Apprendre à jouer aux échecs.
  • Apprendre l’anglais.
  • S’intéresser aux jobs de demain, de se pencher sur le job de data scientist, et sur les jobs liés à l’intelligence artificielle.
  • Apprendre à coder.
  • Renouer avec des amis ou des membres de leur famille.

Accepter ce qui ne peut être changé, c’est la première loi de la résilience.

La vie est longue, parfois, alors gardez vos forces pour des choses qui en valent la peine.

J’ai eu envie 100000 fois de rentrer dans des discussions twitter avec des complotistes de tout bord cette année pour leur dire de la fermer.

A quoi bon ?

Je me dis qu’il vaut mieux garder mon énergie pour des projets positifs, et faire du sport, écouter de la musique, jouer avec ma fille, lire le dernier Goncourt.

Du positif, rien que du positif. Sans pour autant m’aveugler.

Je sais que dehors, c’est dur.
Je sais que je ne suis pas à l’abri.
Mais je préfère penser positif et préparer un futur positif plutôt que de perdre mes forces à me lamenter ou à lutter contre des décisions que je ne peux pas changer.

Personne ne vous force à vous endormir devant Netflix

Ou Canal+ ou OCS ou TF1.

Supprimez 3 soirs de télé par semaine, et vous atteindrez votre objectif de lire un livre par semaine.

Si les prisonniers réussissent à s’évader (mentalement) et à garder l’espoir dans 9m²,
Si certains ressortent de prison avec des diplômes,
C’est parce qu’ils refusent le statu quo,
Parce qu’ils refusent ce qui leur arrive,
Parce qu’ils refusent le statut de victime.

Vous comme moi, nous sommes acteurs de ce confinement imposé.

Il me tarde de vous retrouver, physiquement, et de pouvoir boire des cafés en terrasse comme avant (j’y crois encore).

J’y crois encore parce que malgré l’absence de soirées,
j’ai rencontré de nouvelles têtes, des gens très inspirants cette année.

Le pouvoir de connexion est au bout de vos mains.

Si vous voulez avancer, vous préparer, c’est à vous de le vouloir : personne ne va venir vous chercher.

Rejetez toute forme de passivité.
Ne rejetez plus la faute sur les autres.

Demain, que voulez-vous faire ? Qui voulez-vous être dans 10 ans ?

Ça ne dépend que de vous.

Sélim, qui a hâte de rencontrer 2021 et ses nouveaux défis
(notamment ma petite fille qui devrait se mettre à marcher en 2021, on va se marrer… 😊 )

Published by Sélim Niederhoffer

J'écris des livres, des mails de vente, des films, des campagnes de pub aussi. Si vous me cherchez, je suis probablement en train de lire devant la cheminée avec des bretzels. J'écris beaucoup en ligne (forbes.fr, glassdoor.fr, artdeseduire.com, les-mots-magiques.com), mais j'ai aussi été publié en papier chez Technikart et Playboy. Hobbies : faire du paddle, courir, et mettre du parfum même quand je suis tout seul chez moi.

2 comments on “Comment accepter ce qu’il se passe… quand ça se passe mal”

  1. Bravo Sélim !!! Quel plaisir de vous lire et se sentir connecté ! Je ne suis ni coutumier ni friand de « messages de fans sur Internet », mais là je fais exception, j’avais juste envie que vous écrire ça. Non pas que la crise sanitaire soit ma préoccupation première… Je suis ici car j’écoutais Ludovic Louis et, de fil en lien, de lien en aiguille, j’ai lu votre interview à son sujet. Outre le sujet lui-même [Ludovic Louis] qui reste le plus important bien sûr, j’ai trouvé votre approche du musicien pertinente, empreinte d’admiration et de respect, sur un ton décalé moderne et rafraîchissant. Bref je me suis régalé, autant (presque) que d’écouter la trompette ! Du coup j’ai lu et recherché votre nom… ;).
    Accepterez-vous mes humbles félicitations
    Marc

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