Affiche Un Sac de Billes

Cette Semaine au Cinéma : Live by Night, Dalida, Un Sac de Billes

Grand spectacle et grandes émotions cette semaine au cinéma, même si je n’attends qu’une chose à l’écran en ce moment : le retour de Ryan et Emma dans La La Land !

Mais j’ai eu la chance de voir quelques-unes des sorties de la semaine, notamment Live by Night et Un sac de Billes (et Dalida la semaine dernière).

On commence par l’Américain de la bande, présent pour l’avant-première dans la superbe salle de l’UGC Normandie (I miss you so much UGC Illimité) : Live by Night de Ben Affleck.

Live by night, Ben Affleck

Dormir le jour et vivre la nuit ? Un vrai programme de gangster pour ce troisième film en tant que réalisateur pour Ben Affleck, qui nous a dit apprécier les livres de l’auteur Dennis Lehane qu’il a adapté.

Parce que oui, Batman lui-même était avec nous pour une session de questions réponses de 5 minutes, hier soir, pour la promo de son nouveau film « Live by night » (et les copains de FromParis ont filmé son arrivée)

Après l’énergique The Town (Jon Hamm et Blake Lively étaient impressionnants), et le maîtrisé ARGO (oscar du Meilleur film en 2013), Ben Affleck repasse derrière la caméra pour cette fresque sur la vie d’un gangster malgré lui.

Boston, comme toujours, avec ses Irlandais. De retour de celle qu’on n’appelait pas encore la « Première » Guerre Mondiale, le personnage principal se laisse embarquer dans une vie dangereuse faites de casses, d’alambics, de distilleries, ballotté entre les femmes qu’il aimera ou craindra, les figures paternelles auxquelles il obéira ou qu’il défiera sciemment, et les ennemis qui veulent sa peau.

Ce périple le conduira sous le soleil de Floride, à Tampa (les plans sur les marécages et le front de mer sont sublimes), cousine rivale de Miami, suave et chaleureuse, où les Italiens et les Irlandais s’allient avec les Cubains et les Dominicains au gré des opportunités business qui leur sont offertes.

Moins de rythme que pour The Town, quelques légères scènes d’action, mais toujours le comique cynique au bon moment, et une morale du personnage central toujours sur le point de basculer…

La dernière fois que j’ai été désarçonné comme ça, par un rythme si calme, et une fin qui se traîne un peu, c’était devant « A most violent year », qui avait remporté tous les suffrages.

Si vous êtes fan d’Amérique des années folles, si la Prohibition et les histoires de mafieux vous branchent : cette semaine, c’est Live by Night qu’il vous faut aller voir ! Et puis Zoé Saldana…

Zoe-Saldana-3

Dalida de Lisa Azuelos

Je me suis volontairement coupé de la promotion du film, afin de ne même pas voir la bande-annonce et d’être surpris.

Les biopics, c’est toujours un risque pour les vrais fans : interpréter une idole ou la singer, la ligne est fine entre les deux, et on peut très vite ne pas rentrer dans le film.

« Dalida le film » est long, je l’ai trouvé long parce que j’étais crevé je pense, et que le sujet m’intéressait assez peu au final. (J’étais rentré dans Gainsbourg, mais pas réussi à accrocher avec les biopics sur Saint Laurent…)

(Sauf Alain Delon et Dalida pour « Paroles, paroles », je connais peu l’œuvre de Dalida qu’un de mes anciens patrons de bar s’entêtait à jouer à toute heure du jour, et surtout de la nuit…)

Si vous ne devez voir qu’un film cette semaine, allez plutôt voir le troisième, Un sac de Billes.

Un sac de Billes de Christian Duguay

Grosse machine française, grosse production de Gaumont : sans aucun doute, au vu du casting trois étoiles du film Un Sac de Billes.

Un Christian Clavier impeccable de justesse et loin des jacquouilleries, une maman Elsa Zylberstein terriblement touchante et ce père fort et rassurant incarné par Patrick Bruel (en toute franchise, oubliez le fait que je travaille pour lui deux secondes : c’est un de ses meilleurs rôles au cinéma).

Les deux jeunes acteurs nous embarquent sans qu’on se pose la moindre question, et j’ai presque envie de vous dire que MÊME Kev Adams est impressionnant.

J’ai vu le film le 16 octobre 2016 et je ressens toujours un frisson en regardant la bande-annonce.

Pour ceux qui n’auraient pas lu le best-seller de Joffo : deux gamins français sont forcés de quitter Paris en 1942.

Pourquoi ? Parce qu’ils sont juifs, et que leur père Roman Joffo sent qu’il est temps pour eux de rejoindre la « France libre » pour éviter un sort funeste avec l’occupant allemand.

On suit l’aventure des deux frères avec émotion et on plonge immédiatement dans le film (surtout si vous avez des frères et des sœurs, ou des parents… OK : le film devrait toucher tout le monde).

Si vous avez des enfants, c’est la leçon d’histoire et d’humanité de la semaine à aller voir.

Je ne vous en dis pas plus pour cette semaine, et je vais aller m’enfermer pour voir « Nocturnal Animals » qui était aussi sur ma liste !

Bonne semaine dans les salles obscures !

Sélim

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