Nos pires voisins tapage nocturne

Tapage Nocturne : Dois-Je Imprimer Cette Lettre Pour Mes Voisins ?

Chers lecteurs, j’ai besoin de votre avis. Pour des raisons de business, je vis à Paris, parce que la scène médiatique est ici, parce que les agences de communication sont ici : en gros, je suis bloqué dans la ville Lumière.

Outre la pollution, les mauvaises odeurs, les taxis et les arnaques quotidiennes perpétrées sur les touristes, j’ai un autre problème : j’ai l’ouïe fine, et souvent envie de jeter mes voisins par la fenêtre pour tapage nocturne. Je suis en train de préparer un modèle de lettre que j’ai envie d’imprimer et de glisser sous chaque porte. J’ai besoin de votre avis : trop violent ? Suis-je un vieux con intolérant ?

Voici la lettre que j’ai envie d’adresser à mes voisins au sujet du « vivre ensemble » qu’ils assassinent un peu plus chaque jour que Dieu fait.

Les photos pour illustrer cet article sont tirés du très débile « Nos Pires Voisins » avec Zak Efron et Seth Rogen. Jeune père avec un enfant, Seth Rogen voit sa tranquillité menacée par les frat boys emmenés par un Zak Efron au sommet de sa forme. Une comédie idiote, mais assez réaliste sur l’horreur du tapage nocturne.

tapage-nocturne-Zak-Efron

Récemment, un voisin nous a quittés, et s’est senti en droit d’organiser une fête géante pour fêter son départ au Brésil. Dommage, je travaillais le lendemain matin… Les policiers qui sont repartis avec un de ses invités ont été très courtois avec moi, mais moins avec lui, menottes aux poignets. Mal parler à un policier qui vient juste te dire de couper le son, c’est bête…

Voici cette lettre anti tapage nocturne. Un brouillon pour le moment !

« Chers voisins,

Pour cette saison 2015-2016 ensemble, un rappel des règles de savoir-vivre, puisque nous sommes amenés à vivre ensemble, que nous le voulions ou non. Notre précarité financière à tous fait que nous résidons dans ces bâtiments horribles, dans cette rue hideuse, sale et bruyante. Voici quelques sujets qui me chagrinent.

Au sujet des cigarettes : la cour n’est pas un fumoir, ni pour la drogue légale, ni illégale. Les escaliers non plus. Et en plus, ils sont en bois, encore plus susceptibles de prendre feu. Je vous aime (un peu, pas trop quand même), mais je préfère encore ma vie, et les bonnes odeurs.

Au sujet des disputes de couple : ça ne nous intéresse pas. N’hésitez pas à demander un temps mort à votre partenaire pour fermer les fenêtres avant de reprendre les hostilités. Je connais de bons thérapeutes de couple si vous voulez, passez me voir.

Au sujet du bruit, l’équivalent de ma Kryptonite.

Vous aurez remarqué que les murs de nos bâtiments sont faits en chips et qu’on entend tout : les vibrations de la musique du 6ème étage les vendredis et samedis soirs comme celles qui montent du premier étage (Bienvenus les nouveaux !) Je vous prierais de bien vouloir fermer vos fenêtres après 22 heures, personne n’a envie d’entendre ni vos téléviseurs, ni vos conversations, ni vos éclats de rires. S’il fait trop chaud chez vous, achetez un ventilateur (je peux vous recommander de très bons modèles chez Darty, à Ternes, 15 minutes à pied, ou Conforama Etoile aussi).

Si vous voulez voir vos amis après 22 heures, il existe des endroits prévus à cet effet : des restaurants, des bars, des clubs (et par le plus grand des hasards, nous habitons dans un arrondissement fort pourvu en lieux de vie nocturne.) « Chez vous », malheureusement, ne sera jamais le club le plus couru de Paris…

Un bref rappel : le tapage nocturne commence à 22 heures. J’ai pour ma part une grande tolérance (ENORME) jusqu’à minuit, au-delà j’appellerais la police pour faire cesser le bruit (Surtout dans le bâtiment A. Dans le bâtiment B, c’est toujours un plaisir de rendre visite à mes voisins préférés.)

Et parce que je ne suis qu’amour et partage, je vous laisse prendre connaissance de la loi sur le tapage nocturne ici sur internet: http://vosdroits.service-public.fr/particuliers/F612.xhtml. N’hésitez pas à vous y rendre, c’est très instructif, vraiment !

PS : les filles avec les talons, on vous aime. Surtout ne changez rien. #TrueStory

PS2 : les amis de nos voisins qui partent en soirée vers minuit ou une heure en beuglant dans les escaliers, je pense préparer des seaux d’eau pour saluer votre arrivée au rez-de-chaussée. Merci de quitter le bâtiment sans bruit, question de respect pour les voisins qui essaient de dormir.

PS3 : vos amis sont probablement très sympas et vous êtes sûrement un brillant orateur, mais quand j’essaie de dormir, mon sommeil devient ma priorité et je me transforme en vieux con intolérant au bruit. J’ai bien essayé les boules Quiès, mais elles ne suffisent pas à contenir certains débordements.

PS4 : bientôt, j’organise à nouveau une soirée NoMo. Vous serez bien évidemment conviés.

D’ici-là, chuuuuut à partir de minuit, certains se lèvent tôt pour travailler. Tous les jours de la semaine. Pas de passe-droit pour les vendredi et les samedi soirs, c’est la loi.

Bien à vous, votre voisin coach en séduction et fondateur du Nomo Club, bâtiment B,
Sélim Niederhoffer »

Chers lecteurs, j’attends votre avis. Me proposer de mettre du double vitrage n’est pas une option. Me crever les tympans non plus. Hâte de vous lire.

Voisins-Tapage-nocturne-lettre

J’aime bien cette photo aussi dans le film « Nos Pires Voisins ». Tu sens le couple un peu gêné de demander aux enfants demeurés de réduire le volume sonore. Mais que faire face au tapage nocturne, à des idiots qui ont décidé de ne pas changer et de n’en faire qu’à leur tête ?

Sélim, blogueur vieux.

9 comments on “Tapage Nocturne : Dois-Je Imprimer Cette Lettre Pour Mes Voisins ?”

  1. Si c’est une fois de temps en temps, j’pense pas que la lettre soit nécessaire. Par contre si c’est toutes les semaine la lettre est parfaite !

    Sinon, autorise leurs un passe-droit le Samedi soir… a condition qu’ils te convient à la fête ! 😉

  2. Salut Sélim,

    Je comprends ton exaspération. Pour ma part, ce n’est pas dans mon bâtiment mais dans ma rue, j’habite en face d’un foyer sans vigile malheureusement.

    La police ne se déplaçant pas malgré les appels car c’est habituel, j’utilise une technique plus radicale que le seau d’eau : j’ai acheté un tuyau avec un pistolet (genre le truc pour arroser le jardin) que je branche sur l’évier à l’aide d’un raccord, et j’arrose.

    J’aime bien ta lettre, bien tournée et plutôt soft. Par contre en plus de la glisser sous chaque porte, je l’afficherais.

  3. De manière générale, j’approuve puissance X… mais je suis vraiment vieille 😉 Dans le détail :
    1. « au-delà j’appellerais la police » : l’utilisation du conditionnel laisse espérer que tu ne le feras pas >>> J’apellerai me semble plus approprié au sens général de cette belle prose.

    2. Les envoyer chez Castorama au vu de certains récents tweets, c’est vache non ?:D

  4. Waouw ! « Blogueur vieux » ? Désolé de dire ça mais on est pas loin de « blogueur vieux con » quand même. On va reprendre ta lettre et essayer de revenir sur quelques points.

    « Notre précarité financière à tous fait que nous résidons dans ces bâtiments horribles, dans cette rue hideuse, sale et bruyante »

    Mec, t’habite entre Ternes et Etoile manifestement, tu dois vraiment pas avoir de chance, on ira faire un tour ensemble dans le 20è ou à Saint Ouen voir ce que moi je qualifie de « horrible, hideux, sale et bruyant ». Mais vu ta situation géographique et ce que tu dois payer en loyer je pense que tu pourras trouver un appart équivalent dans l’arrondissement dortoir qu’est le 15è, ou dans un coin reculé du 16.

    « Pour des raisons de business, je vis à Paris »

    Précarité financière et Paris font rarement bon ménage, en fait les gens en réelle précarité financière ils n’habitent pas à Paris tu vois, mais, aussi étonnant que cela puisse paraitre, ils bossent eux aussi à Paris, et il se gauffrent 1h30 de transport matin et soir (au bas mot). Et oui, la précarité financière ça pousse à faire des choses que ta situation n’a pas l’air de nécessiter. Vu ta tirade je pense qu’il est temps pour toi d’aller te trouver un appart en banlieue, tu verras, la vie y est généralement beaucoup plus calme, et moins chère.

    « Au sujet des cigarettes »

    Pour ce qui est des espaces intérieurs je ne peux qu’être d’accord avec toi, pour ce qui est de la cour… Tu n’habite pas dedans, si ? À partir du moment où c’est fait en toute civilité (= ramasser/jeter ses mégots) est-ce vraiment un problème ? On ne peut pas dire que la fumée va franchement déranger, à moins de passer au moment où quelqu’un fume, peut être 1mn après ? Quand tes voisins du RDC et du 1er fume la fenêtre ouverte la gène est la même, non ? Tu peux peut être penser au gens qui vivent avec des non-fumeurs et qui, par respect pour eux, sortent pour fumer ? Je vois venir le « qu’ils sortent dans la rue », mais, honnêtement, qu’ils fument dans ta cour ou devant l’entrée de ton immeuble, ça change vraiment quelque chose pour toi ? Pour eux oui.

    « Au sujet des disputes de couple »

    C’est connu, quand on est en pleine dispute, la première chose qui nous vient à l’esprit c’est d’aller fermer cette maudite fenêtre. Je n’ai pas dit que c’était impossible, mais ce n’est sûrement ce qu’on a en tête à ce moment. À ce sujet j’aurais un conseil a te donner à la fin de mon commentaire, il s’applique à beaucoup des situations que tu décris.

    « Si vous voulez voir vos amis après 22 heures, il existe des endroits prévus à cet effet »

    Souviens toi, ta (et celle de tes voisins, et de leurs amis) précarité financière ne te permets pas de sortir, surtout avec les tarifs dissuasifs du 17e. La pinte à 8€ aura toujours du mal à rivaliser avec un pack de 12 au même prix, je ne te parle pas d’un dîner entre amis à 40€ par personne qui en coûte 10 si pratiqué à la maison. Et, enfin, peut être a-t-on tout simplement le droit de préférer rester chez soi ?

    « Un bref rappel : le tapage nocturne commence à 22 heures. J’ai pour ma part une grande tolérance (ENORME) jusqu’à minuit, au-delà j’appellerais la police »

    Grand prince. Pour info le tapage diurne existe également, comme ça tu pourras appeler la police même à 14h, génial non ?! Bon je l’avoue, la loi est un peu plus flexible de jour, il y a donc moins de chance de leur coller une amende de plusieurs centaine d’euros, c’est donc moins drôle. Là aussi je t’invite à aller lire mon conseil en bas de page.

    « les filles avec les talons, on vous aime. Surtout ne changez rien »

    Bis repetita, conseil en bas de page

    « Me proposer de mettre du double vitrage n’est pas une option. Me crever les tympans non plus. »

    Donc des conseils censés ne sont pas des options ? Dommage, avec le double vitrage tu aurais pu faire des économies de chauffage aussi ! C’est vite amorti, et puis comme ça tu sortira sûrement de cette horrible précarité financière qui est la tienne. Je n’aurais pas pensé à te crever les tympans moi même, mais je suis étonné que vu ce que tu subis tous les jours tu n’en sois pas arrivé là toi même. Avant que tu fasses une bêtise, voilà quand même un échappatoire : http://www.amazon.fr/dp/B004RANCEA/ref=asc_df_B004RANCEA28532564/?tag=googshopfr-21&creative=22686&creativeASIN=B004RANCEA&linkCode=df0

    Mais bon, chose promise, chose due, voilà mon conseil qui pourra te sortir de quelques unes de ces situations au moins : la com-mu-ni-ca-tion

    Crois moi, passer dire bonjour à ta voisine du dessus à propos de ses talons sera plus efficace que lui lâcher un mot même pas drôle sur la porte de l’immeuble, surtout qu’elle ne pourra pas savoir que ça lui est destiné ! Pareil pour tes voisins (même ceux du bâtiment A), ils seront sûrement plus réceptifs à une visite de ta part qu’à une arrivée impromptue de la police, et en plus c’est (beaucoup) plus rapide ! Idem pour le couple qui se dispute, une visite courtoise à ce sujet, et lors de la prochaine dispute il leur viendra sûrement plus vite l’idée de fermer la fenêtre.

    2ème conseil bonus : Je me répète, mais déménage ! Je ne dis pas ça méchamment mais sérieusement, vu le calvaire quotidien que tu vis tu trouveras mieux ailleurs, et sûrement moins cher ! Et puis, si tu ne le fais pas pour toi, fais le pour tes voisins… Parce que manifestement dans cette histoire, tu semble être le seul à être horripilé par cette situation, si c’est le cas il est peut être temps de se remettre soi même en question, non ? Parfois mes voisins font du bruit, mais parfois j’en fais aussi, parfois ils descendent me dire de baisser, parfois je monte leur dire de retirer leur talons, et franchement, je pense qu’on vit ça mieux que toi.

    Allez, à plus, en espérant qu’on ne soit jamais voisins.

    T.

  5. La lettre est top , rien à redire, et tu n’est pas un vieux con je suis pareille ! Et j’ai 30 ans alors….
    Quand j’etais en appart, c ‘etait le calvaire tout les semaines, du coup j’ai achetée une maison! Et depuis c’est l e bonheur 😉
    Au pire je te loue une de mes chambres, j en ai 3 pour moi tt seule.
    Je tiens à preciser que je suis non fumeuse et non ideuse (mdr) c ‘est une replique dans Friends…. lol
    Allez bon courage l’ami

  6. Génial le coup du tuyau d’arrosage !
    (un pote réfléchit au paintball pour tirer directement dans les appartements de ses voisins bruyants, j’ai bien aimé)

  7. Hello T. !
    Les talons, ce n’est vraiment pas une blague, elles peuvent les garder. (Complètement sexiste ce blog, c’est le mien, donc ça va, on tolère.)
    Il y a beaucoup de blagues, d’ironie dans ma lettre.
    Tu n’es pas le seul à m’avoir proposé de déménager, ou d’investir, c’est à dire de dépenser de l’argent et du temps à cause d’avortons.
    Pour moi, reculer, c’est Munich en 1938, tu vois. Je ne cède pas. Rien. Jamais. Je pars en guerre s’il le faut. Mais jamais on ne me fera reculer, surtout pas chez moi, surtout pas quand je suis dans mon droit.

    Quant à la situation que tu décris « les gens qui préfèrent rester chez [soi] », oui, bien sûr. C’est autorisé. Jusqu’à 22 heures, s’ils veulent. Même le tapage diurne, je m’en fous. J’ai ma ligne de tolérance à minuit, pour une raison de productivité. J’ai besoin de dormir pour bosser efficacement le lendemain. Ils peuvent organiser des fêtes, dealer de l’héro, louer sur Airbnb, tourner des films X chez eux : jusqu’à minuit.
    Au-delà, j’ai tendance à m’emporter, comme un enfant en manque de sommeil.

    Et j’ai bien ri sur le « se remettre en question ». J’y ai songé, j’ai mis des boules quiès, puis j’ai pété un câble. Quand on m’empêche de dormir, on s’expose à des représailles.

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