Cartes de visite

Une Question de Business Cards…

Fin d’année, gros coup de ménage, je n’attends pas le printemps. J’ai besoin de libérer de l’espace pour préparer les projets 2018, et une cinquantaine de business cards m’attendent, posées sur mon étagère, devant les livres.

Les cartes de visite, ces cartes professionnelles qu’on remet aux personnes qu’on croise, qu’on se devrait toujours d’avoir sur soi quand on a quelque chose à vendre… Mais servent-elles vraiment encore à quelque chose ? Avis rapide sur la question, pour avoir le vôtre.

Epoque : 2017.
Mois de décembre.
Comme chaque année, je me mets à faire le bilan des douze derniers mois.
Qui remercier, qui récompenser, qui éloigner, qui recontacter.

Et comme chaque année, je fais le tour des cartes de visite qu’on m’a remises au cours de l’année.

Premier constat : c’est moitié moins que les autres années. Suis-je moins sorti ? Ai-je mieux ciblé mes rencontres ? L’époque des business cards est-elle révolue et tout le monde s’ajoute-t-il directement sur Linkedin ?

Si j’étais organisé mieux que ça (j’espère que vous l’êtes plus que moi), la bonne manière de faire serait de recontacter deux ou trois jours, ou une semaine après les personnes qui vous ont donné leur business card.

S’ils vous l’ont donnée, c’est probablement pour faire des affaires.

Seulement voilà, mon constat après près de 10 ans à échanger, donner et recevoir des cartes de visite est assez mitigé : seule la moitié des cartes de visite servent vraiment à quelque chose.

L’autre moitié, je la jette. Et ça me fait mal au coeur, tous ces arbres tués pour rien. Un peu comme Idéfix, oui…

En reprenant le tas de celles qui vont passer à la poubelle, deux catégories se démarquent :

La pile numéro 1 :
« Mais qui est cette personne et qu’est-ce qu’on a bien pu se dire ? Dans quel contexte nous-sommes nous rencontrés ? »

D’habitude, pour éviter ce trou de mémoire, j’ai toujours un stylo sur moi pour noter au dos de la carte le lieu de notre rencontre. En termes de networking, il m’est plus facile de retenir un visage + un job + un lieu de rencontre.

La pile numéro 2 : « Mais on est déjà connecté partout sur Facebook, sur LinkedIn, sur twitter, pourquoi est-ce qu’il m’a filé sa carte de visite ? »

Je me suis aussi rendu coupable de cette action. Par fierté, j’étais heureux de donner ma nouvelle carte de visite à mes amis. « Regardez, regardez, j’ai une nouvelle business card avec un slip dessus ! »

Je ne peux donc pas en vouloir à mes amis et mes connaissances qui me tendent leur carte de visite… mais c’est poubelle quand même. Qui dit ménage dit allègement à tous les étages.

Scène de la business card
LA fameuse scène de la business card dans American Psycho

Me voici maintenant en train de dépiauter le tas de cartes « intéressantes », celles de ceux que j’ai oublié de relancer alors qu’il y a pourtant des choses à faire ensemble.

  • Manque de temps.
  • Pas ma priorité.
  • Pas assez drôle.
  • Pas assez stimulant intellectuellement.
  • Pas assez rentable.

Je me trouve toujours toute sorte d’excuses pour ne pas recontacter des personnes avec qui nous pourrions pourtant faire de belles choses, pour remettre à plus tard cet acte important dans les affaires : le suivi d’une relation.

La différence entre la pile 1 et la pile 2, entre ce paquet de cartes « positives » et le paquet de cartes « négatives » ?

Pour la pile 2, un sourire me vient immédiatement au visage.

Je me souviens du lieu et du contexte de la rencontre. La discussion partagée revient instantanément. Je conserve le souvenir de la personne, qui m’a marqué d’une manière ou d’une autre.

Plus souvent par son charisme, son sourire, son sérieux, son envie de faire bien les choses, sa manière bienveillante de parler des autres et même des concurrents.

Ces personnes-là recevront prochainement un mail de « reconnexion », un peu tardif certes, mais dans lequel je les remercierai pour cette rencontre, dans lequel je leur souhaiterai une bonne et heureuse année, et dans lequel j’aborderai des pistes pour une collaboration future.

En espérant qu’ils n’aient pas rangé MA carte dans leur pile numéro 1 !

Sélim, homme de ménage constructif

One comment on “Une Question de Business Cards…”

  1. Je suis pro-cartes de visites. Pour les filles, ça en jette tout de suite plus qu’un « file-moi ton 06 ».

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