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Narcos sur Netflix : 5 Raisons De Devenir Accro à Pablo !

Binge watcher une série, la regarder trop vite, s’enfiler les épisodes les uns après les autres comme un camé en manque d’amour, c’est NORMAL, c’est une des nouvelles manières de consommer les séries TV.

Mais quand la série en question livre les secrets de l’ascension au pouvoir de Pablo Escobar et dévoile les coulisses du trafic de stupéfiants dans les 80’s : on en redemande. J’ai sniffé d’un trait la saison 1 de Narcos sur Netflix : verdict.

Breaking bad, j’étais fan. 2014 a été une année forte en stup’ pour moi, surtout vers la fin de l’année. Avec EXTRA PURE « Voyage dans l’économie de la cocaïne » de Roberto Saviano (gros coup de coeur) et Paradise Lost au cinéma, il y avait de quoi se remplir le crâne et les narines.

Merci frère pour ce cadeau d’anniversaire ! #Books #Drugs #Italia #Pure #Narco

Une photo publiée par Sélim NIEDERHOFFER (@selimniederhoffer) le

Les Emmy Awards arrivent fin septembre, c’est la rentrée des séries, ma to-watch list déborde de toutes parts (pas facile d’être chroniqueur série/cinéma pour Médiamétrie…) : je devais trouver un produit de substitution. J’ai jeté mon dévolu sur Narcos après avoir vu un pré-roll sur Youtube. (Oui, il m’en faut peu, je suis un sérievore facile à convaincre…)

Je suis fasciné par les narcos, c’est mal, ils sont le mal, n’ont aucune pitié, mais ça fait toujours de superbes personnages pour les films et les séries…

Narcos, ça hablar espanol

Et deux jours avant mon week-end à Ibiza, ça m’a fait du bien d’entendre un peu d’espagnol. Production internationale de Gaumont pour Netflix, Narcos parle espagnol (les trafiquants, les policiers colombiens, les para-militaires de la M-19, les ministres de la Justice et les présidents colombiens), mais aussi anglais (les flics de la DEA, l’agence anti-drogue US, la CIA présente sur place, et Mme l’ambassadeur).

Ça donne à la série un vrai réalisme, une vraie identité. Rien de pire pour moi dans les films « historiques » que de voir des nazis parler anglais. Ici, pas de risque. L’emploi de l’espagnol et de l’anglais renforce la crédibilité des personnages et de l’histoire.

Didier Bourdon est magistral

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Ok, ce n’est pas flagrant, mais je vous promets sur mes yeux, les deux, que Wagner Moura, l’interprète de Pablo Escobar dans Narcos ressemble à Didier Bourdon dans ses attitudes, dans ses expressions du visage.

Et je dois avouer que la ressemblance ne m’a pas aidé à trouver ce Pablo Escobar terrifiant quand on le voit apparaître à l’écran. C’est un salaud, c’est un bandit, mais il lui manque la méchanceté physique que Benicio del Toro pouvait apporter dans Paradise Lost.

Dans la vraie vie, on sentait quand même l’étincelle du Mal dans les yeux d’Escobar (merci Google Images).

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Wagner Moura en Pablo Escobar, ça reste tout de même très crédible !

Une série pour illustrer les articles, les livres, et compléter les films

Les articles sont trop courts, les livres parfois trop fouillés, on se fait sa propre image de la jungle colombienne, on imagine Bogota, Medellin, Cali et les FARC…

Mais là, Narcos développe comme il faut les histoires des uns et des autres. On entre de plein fouet dans l’action. Pas le temps de se demander ce qu’on fait là, le narrateur et « héros », c’est le flic de la DEA, c’est l’Américain qui vient donner son point de vue sur les concepts de bien et de mal…

Le format est parfait, et on a l’impression de vivre un vrai voyage dans le temps, dans une époque pourtant pas si éloignée, mais qui a posé les bases de ce que vous vous mettez dans le nez quand vous prenez de la coke en soirée.

Une CIA et une DEA qui travaillent avec les moyens du bord, pas forcément mieux équipées que les narcos eux-mêmes,riches à en crever. Comme dans Paradise Lost, on les voit enterrer leur argent : il y en a trop, ils n’arrivent plus à le blanchir. Dans Extra Pure, on apprenait déjà que l’argent, pour eux, ça ne se compte pas en dollars, mais en kilos…

Bien avant The Wire, mais toujours les mêmes méthodes de flic sur le terrain. Spoilers : un employé corrompu envoie un fax à un moment. Voilà. C’est vous dire la vieillesse de l’histoire…

Le générique est pur !

L’anti-générique par excellence ! Repassez-vous à nouveau celui de True Detective saison 1. Encore plus celui de la saison 2. Remettez-vous un coup de The Sopranos. Refaites un tour de voiture avec les stars d’Entourage. On est directement dans l’ambiance au niveau sonore.

Là, les images parfois violentes viennent contredire la musique planante, reposante du générique de Narcos. Des images d’archives du vrai Pablo Escobar sont utilisées dans l’intro de Narcos. Encore un générique que j’ai regardé en entier… sans en comprendre un mot. Un jour, je parlerai espagnol. Mais l’italien d’abord.

Pedro Pascal est vivant, bitches !

Pedro Pascal-Narcos

Je désespérais de le revoir rapidement dans un grand rôle après son apparition express dans Game Of Thrones, saison 4. Il a la tête dure, l’interprète du Prince Oberyn Martell, même si son combat contre la Montagne pourrait nous laisser penser le contraire.

Dans Narcos, il est le partenaire un peu bourru mais suave de l’agent Boyd Holbrook, une sorte de sosie de Goose dans Top Gun (la moustache des années 80 qui donne cette impression).

Sa méthode de travail : bien plus détendue que celle de la DEA, encore plus proche de ses CI (ses indics) que McNulty dans The Wire, c’est le Don Juan de la série… Il a une tête de méchant et de gentil à la fois, personnage intrigant…

Hâte de voir la suite, la saison 2 de Narcos. Changement de décors, on passe au Mexique ? Ou on regarde la Colombie s’effondrer, et la série avec ? Connaissant la suite de l’histoire de Pablo Escobar, je suis curieux de voir comment les scénaristes vont traiter la fin de sa vie…

10 épisodes à regarder si vous n’avez pas peur de la violence et des coups de feu ! Mais comme le dit si bien Nancy Reagan (assistée de Clint Eastwood dans la vidéo qui suit), « Say No To Drugs ! »

Sélim, Ambassadeur Touch Médiamétrie Séries et Cinéma

3 comments on “Narcos sur Netflix : 5 Raisons De Devenir Accro à Pablo !”

  1. Très vrai pour Didier Bourdon, ça m’a frappé !! Surtout dans le sketch des flics, avec la moustache.

  2. Moi qui suis un gros fan de Didier Bourdon, j’avoue que la ressemblance m’a parfois gâche le suspens… 🙂
    A part ça j’aurai souhaité qu’on intégre pas un coté « documentaire » à la série car ça donne un coté « arte » subitement dans l’intrigue…
    Je conseil quand même son visionnage 🙂

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