L’ajout sauvage sur Facebook

Aujourd’hui leçon de séduction purement éthique. A moins que ce ne soit de la technique. Vous en jugerez à la fin de l’article. Combien de fois êtes vous tombé fou amoureux d’une inconnue dans la rue ?

Pas facile de la faire entrer dans votre vie, n’est-ce pas ? Il faut l’aborder, trouver le courage pour lui parler, le tout sans paraître fou à lier ni dangereux. Alors certains d’entre vous ont opté pour la manière la plus courageuse au monde (rires du public) : demander des inconnues comme amies sur Facebook…

Mes amis anglo-saxons me soufflent à l’oreille des « lame » ou des « fail ». Tout pourri, pour résumer. Le procédé, cavalier au possible, est toujours synonyme de recherche d’aventure sexuelle uniquement. En effet, en y réfléchissant bien, pour rencontrer une partenaire pour une relation sérieuse, on a plusieurs « lieux » possibles : la vraie vie et son lot de « hasard », ou internet et ses sites de rencontres, ses forums, etc.

Voici les raisons pour lesquelles je déconseille vivement l’ajout sauvage d’inconnues sur Facebook :

1. Vous serez repérés à un moment donné, avec le risque d’être expulsé de Facebook. Cette situation est déjà arrivée à certaines personnes de mon entourage, qui tiennent ensuite toujours le même discours « Mais je te jure que je ne sais pas pourquoi ils m’ont viré » ! Mais bien sûr… Indice : Facebook vous repère en fonction de la vitesse d’envoi de nombreux messages, et de la similitude du message envoyé (en gros le copier/coller industriel est repéré en une demie-heure).

2. Tout le monde se connaît. Nous connaissons la planète entière à six degrés de séparation. Un exemple : fan de Suédoises, vous prévoyez un week-end à Stockholm et il faut le préparer à l’avance, en trouvant notamment des filles avec qui sortir ? C’est un petit pays, et elles se connaissent toutes, et si vous vous « grillez » avec une dizaine d’entre elles, la mission sera compliquée à mener à bien. Certains de mes amis prévoient ainsi toutes leurs vacances via les filtres Facebook en ciblant les filles qu’ils veulent rencontrer sur place. Ca peut fonctionner avec un peu de légèreté et d’humour, pour peu qu’elles se sentent une âme de guide touristique.

3. Un jour viendra où vous vous ferez repérer dans la vraie vie, au cours d’une discussion. « Ah tiens, comment tu connais Géraldine ? », demandai-je à un ami. Son absence de réponse ne fit que confirmer mes doutes : mon profil Facebook sert de terrain de jeu pour certaines de mes connaissances indélicates… A bannir, définitivement. Non que je sois réticent à mettre les gens en relation, bien au contraire, mais il y a des façons de faire.

4. Pire encore : requester tout ce qui a deux seins sous un faux profil. Le fait d’utiliser un profil de fille attirera probablement plus les inconnues que vous convoitez, mais comment ne pas penser qu’un pervers sadique maléfique se cache derrière ce faux profil ? Pourquoi dissimule-t-il des choses ? Quel crime prévoit-il de commettre ? Quelle grande laideur camoufle-t-il ? En résumé, si vous optez pour cette approche de chacal, veillez à avoir un GROS atout dans votre poche pour la surprendre (esprit, argent, force, humour, château, réseau, collection de Louboutin, etc…)

Pour les anglophones, je vous recommande la lecture du récit de ce vieux taré qui écume les sites de rencontre et qui aurait couché avec 1500 femmes en les chassant online. A ce niveau-là, je ne peux vraisemblablement plus parler de séduction.

Les rencontres, un nouveau sport où Facebook sifflerait les hors-jeu ?

Vous pouvez m’ajouter sur Facebook, mais uniquement avec l’objectif de me proposer des idées d’articles !

3 comments on “L’ajout sauvage sur Facebook”

  1. Hum.
    Je comprends bien que le « PAF! » se doive de condamner des hommes tels que ce Clive Worth, mais il me semble qu’on oublie dans l’histoire le fait que toutes ces femmes étaient – arrêtez-moi si je me trompe – consentantes.
    Il est vrai que la drague sauvage sur Facebook n’est pas une pratique des plus élégantes, mais arrêtons donc trente secondes de prendre la gente féminine pour un troupeau de brebis bêtifiantes vivant dans la terreur de voir passer le loup (c’est le cas de le dire).
    Il faut être deux pour danser, non?

    (après, cet article est assez intéressant, et la mise au point est peut-être nécessaire pour une partie des hommes qui fréquentent ce site, mais tout de même, la naïveté a ses limites, et les quelques 1500 maîtresses de M. Worth savaient certainement très bien ce qu’elles faisaient…)

  2. Two to tango !
    Efficace mais pas classe, pas classe mais efficace : la fin justifie-t-elle les moyens ?
    Vous avez quatre heures 🙂

  3. Mais les moyens sont la fin! (petite leçon pratique d’anarchisme libertaire)
    À jouer les play boys de supermarché, on récolte au mieux une bonne b***** – ce qui suffit amplement à certains, n’est-ce pas! -.
    En y mettant un peu plus de c…oeur – dans tous les sens du terme, parlez-en à Corneille -, on peut obtenir infiniment plus, à condition de faire des efforts sur le long terme.
    Les filles ne « vaudront » pas mieux dans un cas ou dans l’autre: ce seront les mêmes.

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