Everybody writes Ann Handley

« Everybody Writes » : 5 Rappels Indispensables Pour Les Créateurs De Contenus

Everybody writes de Ann Handley est un livre qui compte au rayon « Création de contenu ».

Même si vous avez déjà lu des livres sur le fait d’être écrivain, sur l’édition en général, certaines leçons sur l’art d’agencer les mots valent le coup d’être redécouvertes.

J’ai retenu 5 points fondamentaux au fil de la lecture de ces 270 pages en anglais sur la création de contenus.

Tout le monde écrit, c’est le postulat de départ d’Ann Handley, une vétéran du marketing aux Etats-Unis qui a créé MarketingProfs, une société de professionnels du marketing.

Pour elle, à partir du moment où vous possédez un compte facebook ou twitter, vous faites partie de la tribu des auteurs.

A partir du moment où vous avez une entreprise, vous devenez auteur ou êtes forcé de faire appel à des auteurs professionnels.

Vous postez du contenu, vous avez des lecteurs : vous êtes un auteur.

Sa mission avec Everybody writes, c’est de faire de vous un meilleur auteur, avec un angle, avec un style, avec un programme.

Je vous présente 5 conseils pour les auteurs débutants, qui s’appliquent bien évidemment aux auteurs confirmés.

Près de 10 ans après avoir troqué Excel pour Word, ces conseils de copywriting sont essentiels, tant pour moi que pour les auteurs que j’aide à progresser sur Artdeseduire.com.

Chacun d’entre eux a son style, et chacun a ses fautes préférées !

Aurélien aime bien compliquer les choses et utiliser des mots intelligents : Ann Handley lui dirait KISS ! Keep it simple, stupid !

Sylvain brise de nombreuses règles grammaticales, surtout quand il commence ses phrases par « Mais, » ou « Donc, ».

Quant à moi, j’écris trop et ne sors pas assez « la hache » : je devrais éditer plus, supprimer des phrases entières, retravailler davantage mes textes avant de poster.

Pour les textes importants, ceux qu’on me commande en tant que copywriter, je prends le temps de la relecture et de la réécriture.

Mais je dois vous avouer que pour le blog, il m’arrive bien trop souvent de me contenter du « TUFD », The Ugly First Draft, l’horrible première version.

Voici les 5 points essentiels issus de Everybody writes que j’ai sélectionnés pour les créateurs de contenus.

Everybody writes de Ann Handley : Les 5 Conseils Essentiels

everybody writes Ann Handley

1. Pourquoi vous écrivez ?

A quoi bon écrire si c’est pour dire n’importe quoi ? L’auteure américaine souligne l’importance de bien réfléchir à ce qu’on veut dire avant de l’écrire.

Sa formule en anglais est sublime : « The more the think, the easier the ink » (plus vous réfléchissez en amont, plus la plume glissera facilement).

Pour écrire cet article, je me suis fixé une règle : écrire un article utile, qui aidera mes auteurs, qui pourra servir aux content managers juniors, et dans lequel je pourrai me replonger pour rafraîchir mes connaissances sur le copywriting.

2. Espacez votre texte pour faciliter la lisibilité

Non aux gros blocs de texte ! Non aux phrases trop longues !

En français, nous sommes clairement désavantagés en marketing : nos mots sont en moyenne plus longs que les mots anglais.

Chaque voyage aux Etats-Unis, chaque promenade sur les sites des copywriters US me rappellent à quel point l’anglais est la langue du marketing et des formules qui claquent… (même si nous possédons aussi « l’art des phrases choc » depuis 1994)

3. Vous, vous, vous et vous

Ecrire n’est pas un exercice de journal intime : votre vie n’intéresse que très peu le lecteur.

Si votre lecteur vous accorde du temps de cerveau disponible, c’est parce qu’il croit en vous pour l’aider à soulager ses douleurs, c’est qu’il vous accorde du crédit pour l’aider à prendre des décisions, et non pas parce qu’il veut lire les péripéties de votre quotidien.

Ainsi, quand vous écrivez, pensez à écrire pour votre lecteur, en vous adressant directement à lui.

C’est pour cela que j’ai banni le « on » chez Artdeseduire, j’interdis l’usage de tournures impersonnelles « il faut faire ci », « on peut envisager ça ».

Non ! Adressez-vous directement à votre lecteur : c’est en le vouvoyant que vous réussirez à créer une connexion entre vous et lui.

Et qui sait, cette connexion se transformera peut-être un jour en une bonne décision, et votre lecteur vous remerciera !

4. Mettez les mots importants au début !

Ce conseil d’écriture d’Ann Handley est très clair, mais c’est probablement le plus compliqué à mettre en oeuvre !

En effet, en France, on aime bien contextualiser les choses, et livrer l’info importante à la fin de la phrase.

Exemple: « Dans le cadre du concours des Huiles d’olive de PACA, l’Huile H obtient pour la deuxième année une médaille d’or ».

Vous voyez bien l’image de l’entonnoir : on part du contexte, général, et on va vers le particulier.

Or, Ann Handley suggère de faire l’inverse, d’attaquer directement par l’info principale. Elle a probablement raison.

« L’Huile H obtient la médaille d’or pour la deuxième année consécutive, dans le cadre du concours des Huiles d’olive de PACA », c’est plus direct, plus punchy non ? L’info importante au début !

C’est probablement le conseil que je vais avoir le plus de mal à appliquer ! Maintenant vous savez, et vous pourrez me le faire remarquer !

5. L’importance de l’édition !

Le travail d’édition est ce qui différencie l’amateur de l’auteur professionnel.

Vous devez vous relire. Vous avez pour obligation de ne pas livrer votre premier jet quand vous écrivez un texte.

Qu’il s’agisse d’un chapitre de votre livre, d’un communiqué de presse, d’un article qu’on vous a demandé pour un site de contenu, il y a fort à parier que votre première version ne soit pas la meilleure… et ce n’est pas grave !

Les meilleurs auteurs aussi trouvent leurs premières versions médiocres.

Ce qui les distingue du commun des mortels, c’est qu’ils prennent le temps de se relire et de retravailler leur texte, d’améliorer la musicalité des phrases.

Les auteurs professionnels utilisent un deuxième cerveau quand ils réécrivent : pas de pitié pour l’auteur qu’ils sont par ailleurs, mais ils se concentrent pour éliminer le surplus, les répétitions, les adverbes inutiles !

Pour les plus chanceux, un éditeur les aide et apporte un oeil extérieur (quelle souffrance, toutes les réécritures sur mon livre sur la barbe… mais elles étaient nécessaires !)

Ils trouvent de nouvelles tournures de phrases, proposent de nouvelles comparaisons, meilleures que leurs exemples précédents.

Le conseil des pros de l’écriture : une fois votre premier jet posé sur papier, laissez reposer une journée, passez à autre chose, et revenez à votre texte le lendemain, la hache à la main, prêt à faire le ménage !

J’espère que ces conseils d’écriture d’Ann Handley vous seront aussi utiles qu’à moi ! Une lecture agréable, truffée de références aux grands auteurs, un style clair et amusant, même si j’ai sauté la partie du livre consacrée aux mauvais mots et aux fautes d’orthographe.

Dans son livre Everybody Writes, vous retrouverez aussi ses conseils pour écrire de bons titres, pour créer de bonnes images d’illustration, et social media oblige, des chapitres entiers sont consacrés à la création de contenu pour facebook et twitter !

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278 pages, 19,30€

Sélim, auteur professionnel depuis 2008, fan de conseils pour s’améliorer

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